Industrie du ciment au Burkina : les acteurs exposent leurs préoccupations au président du Faso

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le jeudi 11 mars 2021, l’Association des cimentiers du Burkina (ACB). Conduite par son président, Hyppolyte Guinguéré, la structure a fait le point de la situation de l’industrie du ciment au chef de l’Etat.

De six cimenteries depuis 2014, le Burkina Faso connaîtra sa septième usine de production de ciment, d’ici à 2022. L’information a été donnée par le président de l’Association des cimentiers du Burkina (ACB), Hyppolyte Guinguéré, à l’issue d’une audience avec le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le jeudi 11 mars 2021 à
Ouagadougou. « Nous avons eu cette audience pour faire le point de l’industrie du Burkina au président du Faso. Depuis 2014, nous avions six cimenteries au Burkina dont quatre à Ouaga et deux à Bobo-Dioulasso. Et, nous avons une septième en construction qui sera opérationnelle en 2022 », a indiqué Hyppolyte Guinguéré. Il a ensuite fait savoir que les difficultés auxquelles font face les cimentiers a aussi été un des points d’échanges avec le chef de l’Etat. En effet, selon lui, les cimentiers du Burkina sont le plus confrontés à la surproduction et surtout aux difficultés liées à l’importation de la matière première, le calcaire notamment. M. Guinguéré a souligné que les cimenteries produisent 6 700 000 tonnes par an pour une demande au Burkina estimée à 3 000 000 de tonnes. « Nos usines fonctionnent à 50% de leur capacité de production.

Nous sommes l’industrie lourde qui crée de l’emploi avec plus de 15000 personnes qui y travaillent », a-t-il relevé, ajoutant que depuis 2014, le prix du ciment à connu une baisse de 30%. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, qui était de la délégation des cimentiers les a remerciés pour les investissements colossaux faits dans le pays. Il a indiqué que la filière carrière et matériaux est porteuse au Burkina et a fait savoir qu’un travail est en cours à travers le plan d’industrialisation accélérée en vue d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur. « Nous ne pouvons que les encourager et les accompagner. Le président nous a donné des instructions de poursuivre toutes discussions qui vont permettre d’améliorer le secteur et de continuer de soutenir les industriels en associant tous les acteurs pour que là où il y a des goulots d’étranglement, des solutions soient trouvées », a déclaré Harouna Kaboré.

Soumaïla BONKOUNGOU

 

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