Education inclusive: la Banque mondiale finance la scolarisation de 7 000 enfants

Un accord de don d’un montant de 1,5milliard FCFA a été signé par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, et la Représentante résidente de la Banque mondiale, Maimouna Mbow Fam, le jeudi 18 mars 2021 à Ouagadougou. Cette enveloppe va servir à inscrire et maintenir à l’école 7000 enfants vulnérables, dont 5000 en situation de handicap.

5000 enfants handicapés et 2000 autres enfants vulnérables dans les régions de l’Est, du Centre-Est, du Sud-Ouest, du Plateau central et du Kadiogo vont pouvoir aller à l’école avec leurs camarades bien portant d’ici 2024. Cette amélioration de l’offre éducative en faveur des enfants handicapés est possible grâce à un don de la Banque mondiale pour financer le Projet d’amélioration de l’éducation des enfants en situation de handicap (PAEESIH) mis en œuvre par le ministère de l’Education nationale et de la Promotion des langues nationales. Les documents matérialisant le don ont été signés par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré et la Représentante résidente de la Banque mondiale, Maimouna Mbow, hier jeudi 18 mars 2021 à Ouagadougou. Elle a eu lieu en présence du ministre en charge de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro, et de la première conseillère de l’ambassade du Japon, représentant l’ambassadeur Masaaki Kato. En effet, l’enveloppe de 1,5 milliard F CFA est issue d’’un fonds fiduciaire obtenu par la Banque auprès du Fonds de développement social du Japon. Le ministre en charge de l’économie a remercié la représentation diplomatique nipponne pour la sollicitude. Il s’est également réjoui de la synergie entre le Japon et l’institution pour aboutir à cet appui. Pour le ministre en charge de l’éducation, M. Ouaro, dont le département assure la tutelle technique du projet, la signature de l’accord de financement est importante car elle permet d’améliorer l’offre et la qualité de l’éducation inclusive au Burkina. « Je salue à sa juste valeur cet engagement du gouvernement et du peuple japonais à soutenir le Burkina dans la mise en œuvre de sa stratégie nationale de développement de l’éducation inclusive axée sur les enfants handicapés et vulnérables », a-t-il déclaré. Le ministre a également salué l’effort constant de la Banque mondiale pour le développement du système éducatif burkinabè.

De nombreux acquis attendus

Il a rappelé que la Banque mondiale a alloué une enveloppe de 100 millions de dollars, pour le financement additionnel du Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation ( PAAQE), le 28 septembre 2020. Avant cela, l’institution avait financé les deux Projets enseignement post-primaire (PEPP1 et PEPPII) entre 1997 et 2012, ainsi que la 1ère phase du projet d’amélioration du PAAQE entre 2015 et janvier 2021. Selon le ministre Ouaro, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’amélioration de l’éducation des enfants en situation de handicap, les enfants bénéficiaires vont recevoir des subventions sous forme d’aide afin de leur donner les moyens, dans un premier temps, d’accéder à ‘école et d’y rester jusqu’à la fin de leur cursus scolaires et ensuite bénéficier de visites médicales. Il est également prévu des aménagements et ajustements physiques de 140 établissements préscolaires et primaires pour les adapter aux besoins des enfants handicapés. En plus, le projet prévoit l’acquisition de matériel spécifique pour améliorer l’environnement d’apprentissage et la formation des éducateurs et des enseignants aux approches éducatives et pédagogiques adaptées à l’éducation des éducation des enfants handicapés. M. Ouaro a dénombré en plus des 5 000 enfants handicapés, 15 412 bénéficiaires directs dont 980 membres des comités de gestion d’écoles, 280 enseignants 152 directeurs d’école et 12 encadreurs pédagogiques. Par ailleurs, 76 300 personnes vont être sensibilisées aux questions de handicap dans les zones d’interventions du projet. Pour Maimouna Mbow Fam, la Banque mondiale entend contribuer au renforcement du capital humain au Burkina Faso. Citant des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle a relevé que 10% de la population burkinabè serait porteur d’un handicap, d’où l’importance de prendre en compte les enfants handicapés dans le système éducatif. « L’éducation inclusive, parce qu’elle permet aux enfants en situation de handicap d’apprendre au milieu de leurs camarades et aux enseignants de disposer et mettre en œuvre des approches et méthodes pédagogiques différenciées qui peut mieux faciliter leur inclusion dans le monde de l’apprentissage et plus tard dans une société toujours plus inclusive », a-t-elle insisté.

Nadège YE

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