Promotion de la destination Burkina : Une nouvelle étude sur le climat des investissements réalisée

Le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré : « cette initiative apporte des actions complémentaires à celles d’autres partenaires en matière d’amélioration du climat des affaires ».

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a organisé, le lundi 22 mars 2021 à Ouagadougou, un atelier pour valider l’étude sur le climat des investissements au Burkina Faso qu’elle a commanditée avec le soutien financier de l’Union européenne.

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat souhaite améliorer l’environnement des affaires au Burkina Faso et promouvoir l’investissement du secteur privé national. Ce département a commandité, avec l’appui de la délégation de l’Union européenne (UE) au Burkina, une étude sur le climat des investissements dans le pays.

Cette étude réalisée par deux consultants dont Ollo Alain Kam, consultant principal, note une accentuation des réformes liées au climat des investissements durant les cinq dernières années, avec notamment la politique d’ouverture aux investissements directs étrangers, la poursuite de la quête de la facilitation et de promotion des investissements et de nouvelles mesures incitatives et de sécurisation des investissements.

Dans le cadre du classement des pays en fonction de la facilité à faire des affaires, l’étude constate une baisse de régime dans la mise en œuvre des réformes, après les bons points obtenus entre 2005 et 2010 dans le rapport Doing business. L’élargissement des cadres de dialogue entre l’Etat et le secteur privé et l’impact positif des réformes sur les investissements privés sont également relevés.

L’étude présente en outre les contraintes auxquelles, les investisseurs burkinabè ou européens sont confrontés. En plus de celles conjoncturelles comme les crises sécuritaire et sanitaire, d’autres contraintes plus structurelles ont été identifiées. Il s’agit du manque de main-d’œuvre qualifiée, le déficit énergétique, des difficultés d’accès aux financements, de la persistance des phénomènes de fraude, contrefaçon, la corruption et de la concurrence déloyale.

« Les investisseurs européens et nationaux ou de la diaspora soulignent en plus les limites de l’environnement institutionnel et administratif national, la difficulté d’accès à l’information économique et aux opportunités d’affaires, l’environnement social, la faiblesse des services d’appui aux investisseurs en dépit du nombre élevé des structures d’appui et la complaisance des services notamment dans le contrôle », a ajouté M. Kam.

De nombreuses opportunités

Pour l’ambassadeur chef de la délégation de l’UE, Wolfram Vetter, l’étude
a dégagé des points de dialogue pour alimenter les échanges futurs.

En dépit de ce contexte, les consultants soutiennent que le Burkina Faso offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs. D’ailleurs ces opportunités sont répertoriées par l’Agence burkinabè des investissements. Il s’agit entre autres de l’élevage, l’agriculture, l’industrie de transformation, les mines et carrières, les bâtiments de travaux publics.

L’une des missions de l’étude était également de proposer des actions pour préparer la prochaine programmation de l’intervention de l’Union européenne au Burkina. A ce sujet, elle préconise un appui à Euro-Cham/Burkina qui apparaît comme le nouvel instrument de la diplomatie européenne. Des soutiens aux centres de gestion accélérée et aux PME sont aussi recommandés par l’étude. Enfin, un guide d’information et d’orientation des investisseurs, structuré en onze parties est proposé par l’étude.

Pour le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, cette étude est complémentaire de celle relative au diagnostic du climat des affaires assorti d’un plan stratégique financée par la Banque mondiale. Il a invité les consultants à recentrer les actions autour des structures déjà actives sur le terrain en fonction de leurs domaines de compétences. Il a nuancé, aussi le constat de la stagnation du Burkina dans le classement Doing Business par le manque d’informations des bénéficiaires des réformes.
L’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne, Wolfram Vetter, a soutenu que le Burkina Faso est un partenaire de premier plan pour l’UE. Pour lui, cette étude permet d’orienter les activités à court et moyen terme et d’alimenter la programmation de l’UE et de ses Etats membres dans le cadre des « Team Europe Initiatives ».

Nadège YE

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