CAN 2022 : les Etalons qualifiés dans la douleur

Le Burkina Faso s’est qualifié, hier 24 mars à Kampala, pour les phases finales de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Cameroun, à l’issue de son match nul vierge face à l’Ouganda. Les poulains du sélectionneur Kamou Malo décrochent leur ticket, avant la dernière journée des éliminatoires, grâce à la défaite du Soudan du Sud contre le Malawi.

« Faites-moi rêver en qualifiant le Burkina Faso à la prochaine CAN » ; tel a été le message du sélectionneur des Etalons, Kamou Malo, à l’endroit de ses joueurs, avant le match qui devait opposer son équipe à celle de l’Ouganda, hier 24 mars au St Mary’s Stadium Kitendé de Kampala. C’est chose faite à l’issue de la rencontre, le Burkina Faso participera en janvier prochain au Cameroun, à la 12e CAN de son histoire. Le capitaine Charles Kaboré et ses coéquipiers ont arraché dans la douleur un match nul et vierge face aux Cranes de l’Ouganda. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les poulains de Kamou Malo n’ont pas été convainquants à Kampala. Ils ont certes affiché une grande envie de retrouver la CAN, mais ils doivent dire merci à leu portier, Hervé Koffi, l’homme du match qui a évité la défaite des siens. Avec un onze entrant comme nous l’avons indiqué après la dernière séance d’entraînement, l’équipe burkinabè a terminé la rencontre avec zéro tir cadré et seulement une frappe de Charles Kaboré (37emn) qui est passé au-dessus de la barre transversale du portier Ougandais. A voir la configuration d’ensemble du match, Kamou Malo et ses garçons étaient venus chercher le match nul. D’ailleurs, le sélectionneur national n’avait-il pas affirmé à Ouagadougou qu’il venait chercher le résultat minimum ? L’ancien coach du RCK savait apparemment qu’il allait avoir fort à faire à Kampala, surtout que cette même équipe ougandaise, physiquement au top, était venue arracher un match nul à Ouagadougou lors de la 1re journée des éliminatoires.

Hervé Koffi, impérial

A l’inverse, le capitaine Charles Kaboré et ses coéquipiers ont manqué de jus hier. Le jeu a été stéréotypé et l’animation offensive inexistante. Abdou Razack Traoré d’habitude si juste dans ses transmissions était visiblement perdu sur le terrain. L’animation dans les couloirs a été également pauvre, si fait que les Etalons n’ont pas pu se créer la moindre occasion de but. Pour justifier cette prestation, Kamou Malo a évoqué la succession de matches, ces derniers temps, dans les divers championnats où évoluent ses joueurs. En tous les cas, il n’y avait qu’une seule hier sur la pelouse du St Mary’s stadium Kitendé de Kampala: les Cranes de l’Ouganda.

Dominateurs dans tous les compartiments, ils auraient pu empocher les points de la victoire qu’ils recherchaient pour se qualifier, s’ils avaient eu un peu de baraka. Le portier burkinabè, Hervé Koffi et ses défenseurs Edmond Tapsoba et Issoufou Dayo, ont brisé leur rêve en annihilant à plusieurs reprises leurs occasions de buts. Coup sur coup, le dernier rempart des Etalons a écœuré Bayo Fahad Aziz (70emn) et Arnold Okwi Patrick Henry Kaddu (70). Et pour toutes réponses, les Etalons n’ont fait que se recroquevillés dans leur moitié de terrain presque toute la seconde période. Qu’à cela ne tienne, l’essentiel reste la qualification et elle est acquise dans la douleur. Le Burkina Faso est toujours premier du groupe B et affrontera le Soudan du Sud à Ouagadougou, le 29 mars prochain lors de la dernière journée des éliminatoires. Au vu de la prestation de l’équipe, le staff technique a du boulot avant les phases finales prévues en janvier prochain au Cameroun.

Ollo Aimé Césaire HIEN
(Depuis Kampala)

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