Réconciliation nationale : Le Mouvement des peuples citoyens appelle à la démission de Zéphirin Diabré

Pour le coordonnateur national du MPC, Idrissa Nogo, la personne de Zéphirin Diabré est pleine de contradictions.

Le Mouvement des peuples citoyens (MPC) a animé une conférence de presse à Ouagadougou, le jeudi 25 mars 2021, pour demander la démission du ministre d’Etat auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré.

Zéphirin Diabré n’est pas la personne idéale pour conduire le processus de réconciliation nationale au Burkina Faso. C’est du moins l’avis du Mouvement des peuples citoyens (MPC) qui a animé une conférence de presse à Ouagadougou, le jeudi 25 mars 2021, pour demander sa démission. Pour le coordonnateur national du MPC, Idrissa Nogo et ses collaborateurs, trois raisons expliquent leurs
« revendications ». Premièrement, le Mouvement le considère comme étant juge et partie dans l’histoire politique récente du Burkina Faso.

« Il est considéré comme juge parce qu’il s’est laissé nommer ministre chargé de la Réconciliation par l’équipe de Roch Marc Christian Kaboré et partie, parce qu’il s’est présenté par deux fois à l’élection présidentielle contre le président Kaboré dont le pouvoir a toujours été traité de nouveau-ancien régime ayant fait leur école sous l’ère Blaise Compaoré », a signifié Idrissa Nogo. Deuxièmement, ont expliqué les conférenciers, les attributions du ministre en charge de la Réconciliation nationale sont « un plat de tô couché réchauffé » et que Zéphirin Diabré devrait laisser la place à l’ancien ministre de la Réconciliation, Ram Ouédraogo (1999 et 2002).

La dernière raison du MPC est qu’il faut faire sortir le rapport du Collège de sages des tiroirs présidentiels et le réactualiser. « Il suffit de réactualiser courageusement le rapport de sages et de supprimer les institutions doublons budgétivores comme le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), le Haut conseil pour le dialogue social (HCDS) et le Médiateur du Faso, etc.», a laissé entendre M. Nogo. Interrogé sur sa perception de la réconciliation nationale, il a précisé qu’elle doit permettre de connaître la vérité sur les assassinats dont celui de Norbert Zongo. « La réconciliation actuelle n’est rien d’autre qu’une cantine scolaire, or le pays est encore sur des braises douloureuses », a regretté le coordonnateur national du mouvement.

Irène Laure YAMEOGO
(Stagiaire)

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