Ecole nationale de santé publique: les premiers diplômes LMD seront bientôt délivrés

Le Conseil d’administration de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) a tenu, les 26 et 27 mars 2021 à Koudougou, sa première session ordinaire de l’année.

Pour toucher du doigt la réalité des Ecoles nationales de santé publique (ENSP) régionales, le conseil d’administration de l’institution a décidé, depuis 2020, de l’organisation délocalisée de ses sessions ordinaires dans les régions qui abritent une ENSP. Après Ziniaré, l’année dernière, le conseil s’est retrouvé, les 26 et 27 mars 2021, à Koudougou pour sa première session ordinaire de l’année en cours. A l’ouverture des travaux, le Directeur général (DG) de l’ENSP, Dr Pargui Emile Paré a salué le choix de Koudougou. « Ziniaré était une nouvelle école de santé, mais Koudougou est une ancienne école. Vous aurez l’occasion de la visiter et de prendre connaissance de ses préoccupations », a-t-il dit aux administrateurs. Dr Emile Paré s’est donc réjoui de ce processus de délocalisation des conseils d’administration de l’ENSP qui constitue, à son avis, un soutien aux activités de sa structure dans l’atteinte de ses objectifs d’offrir une formation de qualité aux futurs agents de santé. Pour sa part, la Présidente du conseil d’administration (PCA), Pr Blandine Bonané, a notifié aux administrateurs que cette première session sera, entre autres, consacrée à l’examen et l’adoption du rapport d’activités 2019-2020, des comptes administratif et de gestion, du rapport de gestion, du budget 2021, du plan de passation des marchés publics et des frais de retrait des diplômes d’attachés de santé à l’ENSP. « Comme toute école, il y a des difficultés de budget et de fonctionnement liées à la décentralisation des écoles dans toutes les régions avec un manque d’infrastructures d’accueil des élèves. On va donc faire le plaidoyer pour que l’ENSP soit autonome dans les régions. Nous devons également améliorer l’existant parce que, aussi bien au niveau des élèves que des enseignants, il y a de nombreuses doléances », a-t-elle d’ores et déjà soutenu. A entendre Mme Bonané, 2021 est une année charnière pour l’ENSP qui s’est engagée dans un processus « d’universitarisation » avec la sortie de sa première promotion du système Licence-Master-Doctorat (LMD) en sciences infirmières et sciences obstétricales, cette année. Et Emile Paré de poursuivre que le diplôme de licence (LMD) doit être accepté par l’Université Pr Joseph-Ki-Zerbo qui est le partenaire de l’ENSP avec qui elle va signer une convention pour que l’université délivre aux premiers impétrants, la licence en octobre prochain.

Des ENSP aux normes de l’OOAS

A la suite de l’ouverture des travaux, la PCA a eu un bref entretien avec les représentants des élèves. Ces derniers ont posé des problèmes liés au dysfonctionnement des ordinateurs et des ventilateurs, à l’insuffisance de vidéoprojecteurs, au manque de salles de cours, de groupe électrogène, de connexion internet wifi pour les recherches et le fait que l’école devient « une mare » en période de pluies. En réponse, Pr Bonané a relevé qu’elle a fait les mêmes constats dans les ENSP de Kaya et de Ziniaré. « Je m’engage à faire au conseil des plaidoyers pour qu’on améliore les conditions d’enseignement et d’étude », a-t-elle promis. Déjà, le DG de l’ENSP a appelé le ministre de la Santé et le gouvernement à prendre leurs responsabilités parce qu’il s’agit d’écoles publiques. « L’Etat donne les bourses aux boursiers et le salaire des fonctionnaires permanents. Il ne fait plus rien d’autres, alors que l’investissement est lourd pendant que l’école ne rapporte pas de ressources financières », a-t-il insisté. Pour Emile Paré, il s’agit de construire des écoles qui répondent aux normes de l’Organisation ouest- africaine de santé (OOAS). Il s’agit d’avoir un effectif de 50 élèves par classe au maximum, de profils bien déterminés des enseignants, d’un restaurant, d’un internat, d’un laboratoire bien équipé de stimulation… « Nous faisons le plaidoyer pour que l’Etat travaille à harmoniser les anciennes écoles de santé et à construire de nouvelles répondant aux normes de l’OOAS », a-t-il conclu.

Jean-Marie TOE

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