Lutte contre l’insécurité: des réformes pour mieux relever les défis

Le ministère de la Sécurité a organisé son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année, le vendredi 26 mars 2021, à Ouagadougou. Le bilan de l’année écoulée et les défis sécuritaires ont été au centre des échanges.

Sur la question sécuritaire au Burkina Faso, le constat du ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, est sans appel. Les défis y relatifs demeurent « immenses ». Dans la dynamique de poursuivre les efforts déployés dans la lutte contre le terrorisme, le ministère a tenu son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année, le vendredi 26 mars 2021, à Ouagadougou, sur le thème : « Quelles réformes pour une meilleure réponse du ministère de la Sécurité aux défis sécuritaires du Burkina Faso ». Face à la situation, le ministre a reconnu la nécessité de réformes pour une meilleure adaptation des « stratégies et modes d’actions ». « La mise en œuvre de ces réformes, qui s’inscrivent en droite ligne de la Politique de sécurité nationale en cours de finalisation, devrait permettre de mieux outiller nos forces de sécurité pour plus d’efficacité dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme », a indiqué Ousséni Compaoré. Sans dévoiler lesdites réformes, il a laissé entendre qu’elles seront « profondes et structurelles » pour des résultats probants. Déjà, il s’est réjoui des avancées enregistrées dans l’élaboration d’un plan stratégique de la Brigade spéciale des investigations anti-terroristes (BSIAT). Pour le ministre de la Sécurité, c’est un impératif « absolu » pour le gouvernement de gagner le pari de la paix et de la sécurité. « Je voudrais vous rassurer que les efforts en faveur d’un retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire national vont se poursuivre. Je vous invite à plus d’engagement et de détermination, car c’est main dans la main que nous pourrions triompher », a-t-il souligné.

Un taux d’exécution de 89, 57% en 2020

Au titre du bilan des activités de l’année 2020, M. Compaoré a relevé qu’en dépit de l’épreuve du coronavirus, elles ont été exécutées à un niveau physique de 89,57% avec un taux d’exécution financier de 81,24%. Des résultats obtenus grâce à la détermination de tous les acteurs et Partenaires du département, a-t-il précisé.
A l’entame des travaux du CASEM, le premier responsable du département de la sécurité a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers (PTF) qui ont toujours pensé que la question sécuritaire est une préoccupation commune. Il les a remerciés pour les appuis budgétaires, les dons multiples et de diverses natures lors de la mise en place de la Police secours. « C’est un devoir impératif de vous témoigner toute notre reconnaissance. Nous sommes conscients que seuls, il nous aurait été difficile d’atteindre les résultats que nous présentons aujourd’hui. Le fruit qui se dessine n’est que la résultante de tous les efforts conjugués », a-t-il rappelé.

Karim BADOLO

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