Crise au Mouvement Agir ensemble: le président Boubacar Diallo impute la responsabilité aux militants « indisciplinés »

Le Mouvement Agir ensemble pour le Burkina Faso (Agir ensemble) a animé une conférence de presse, dans la matinée du mercredi 31 mars 2021, à Ouagadougou, au cours de laquelle il s’est prononcé sur les sanctions à l’encontre de certains militants.

Les sanctions prises contre le 1er vice-président du Mouvement Agir ensemble pour le Burkina Faso (Agir ensemble) et quatre autres militants continuent d’alimenter les débats au sein du parti. Le président du parti, Boubacar Diallo, a, au cours d’une conférence de presse, animée, le mercredi 31 mars 2021, à Ouagadougou, martelé que les mesures disciplinaires à l’encontre des militants se justifient « pleinement ». Pour lui, Agir ensemble est un parti qui fonctionne selon des statuts règlementaires et ne saurait admettre des agissements qui tendent à nuire à la cohésion des militants.
« Quand des militants tiennent des propos qui discréditent le président du parti, il faut recadrer les choses. Les débats sont ouverts à l’interne, mais ne doivent pas être extériorisés. Il est inadmissible que des responsables du parti veuillent ternir son image », s’est indigné Boubacar Diallo. Il a précisé que les sanctions contre les cinq membres ont été décidées lors du conseil exécutif national du parti auquel une grande majorité des représentants provinciaux ont participé, le 27 février dernier. Pour un bon fonctionnement du mouvement, le président a rappelé que le conseil exécutif national a pris deux résolutions relatives à la restructuration du parti et au respect « strict » des textes fondamentaux. « Il nous est apparu que les aléas de la campagne électorale et les vicissitudes des positionnements politiques ont érodé, par endroit, nos structures nécessitant un audit profond pour des remises à niveau par une restructuration »,
a-t-il argué.

« Agir ensemble se porte bien »

Peut-on dire que votre parti se porte bien ? « Agir ensemble se porte bien. Un parti qui grandit se nourrit aussi des difficultés qu’il rencontre. Je reconnais que des tendances s’expriment à cause de certains indisciplinés », a répondu Boubacar Diallo. Votre candidat à la présidentielle du 22 novembre 2020, Kadré Désiré Ouédraogo, est-il au courant des tensions ? Le conférencier a soutenu qu’il est bien informé et qu’il en discute avec lui régulièrement. On vous accuse de ne pas investir dans le parti, que répondez-vous ? « Ce sont des indisciplinés qui ne savent pas ce qui se passe dans les instances suprêmes du parti. J’assume simplement mes responsabilités de président avec humilité »,
a-t-il répondu. Quelle est
la nature des sanctions prises contre vos militants.
M. Diallo a dit qu’elles vont de neuf à douze mois
de suspension et s’ins- crivent dans une dimension
« pédagogique ». Le conférencier s’est également prononcé sur l’affiliation de Agir ensemble au Chef de file de l’opposition politique (CFOP). A l’entendre, ce choix se justifie par leur volonté de « participer à doter le pays d’une gouvernance plus vertueuse ». « Le déroulement de la campagne électorale et des scrutins du 22 novembre 2020 avec tous leurs aléas et les contre-valeurs qui ont conduit aux résultats que nous avons connus, renforce notre conviction qu’il faut à notre pays une alternance responsable, une rupture pour envisager un avenir plus serein », a déclaré Boubacar Diallo. Il a précisé que le parti sera solidaire des activités du CFOP. « De manière spécifique, il ne ménagera aucun effort pour la réalisation de la réconciliation nationale à laquelle il est particulièrement attaché »,
a confié M. Diallo.

Karim BADOLO

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