Projet adaptation basée sur les écosystèmes : Les résultats présentés aux acteurs

Le ministre de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, a indiqué que EBA-FEM est l’un des projets phare qui doit être étendu sur l’ensemble du territoire, au regard de son apport dans la résilience face aux changements climatiques.

Le ministère de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement climatique a organisé, le mardi 30 mars 2021 à Ouagadougou, un atelier de restitution des résultats du projet adaptation basée sur les écosystèmes (EBA-FEM).

Après 5 ans de mise en œuvre, le Projet adaptation basée sur les écosystèmes (EBA-FEM) s’achève sur des notes de satisfaction. C’est ce qui est ressorti du bilan de son exécution, au cours de l’atelier national de restitution des résultats. La rencontre qui s’est tenue, mardi 30 mars 2021 à Ouagadougou, a été présidée par le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo. Elle a réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet parmi lesquels les représentants de l’administration, des collectivités territoriales, des bénéficiaires et les Partenaires techniques et financiers (PTF). Siméon Sawadogo, à l’ouverture des travaux, a rappelé qu’officiellement lancé en août 2015, le projet EBA-FEM s’était fixé pour objectif de réduire la vulnérabilité des communautés locales aux risques additionnels posés par les changements climatiques.

Il s’est aussi agi, a-t-il ajouté, de renforcer la résilience des populations en mettant l’accent sur les secteurs de la gestion des ressources naturelles dans le corridor forestier de la Boucle du Mouhoun et dans les zones humides du bassin de la Mare d’Oursi. « L’objectif de cet atelier est donc de restituer les résultats du projet aux parties prenantes pour une meilleure appropriation. Une occasion, pour elles, de passer en revue les réalisations majeures et de discuter des perspectives de sa mise à l’échelle, au regard des résultats constatés sur le terrain », a déclaré Siméon Sawadogo.

D’importants résultats obtenus

Pour le Représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le partenaire financier, Mathieu Ciowela, le projet a été une occasion de développer des actions diverses face aux menaces qui pèsent sur les moyens de subsistance des populations en adoptant des approches novatrices de développement en matière de changement climatique.

Les participants se sont approprié les résultats du projet et ont discuté des perspectives
de sa mise à l’échelle.

« Au bilan, nous pouvons noter avec satisfaction les importants résultats obtenus en termes de renforcement des capacités des acteurs et d’approches d’adaptation basée sur les écosystèmes », a signifié Mathieu Ciowela. Entre autres acquis, il a cité la mise en place d’un écosystème d’information géoclimatique, agro-écologique et hydraulique avec trois relais régionaux ; la réduction de la vulnérabilité de 522 bénéficiaires avec l’amélioration de leur moyen d’existence ; la mise en place de 8 plateformes agro-écologiques intégrant des systèmes solaires d’adduction d’eau potable et la réhabilitation de 890 ha d’écosystème dégradé dans la région du Sahel.

Pour la consolidation des acquis en vue de renforcer de futures interventions, il a été recommandé, a fait savoir Mathieu Ciowela, l’accompagnement des bénéficiaires, l’appropriation des techniques avérées de production maraîchère, l’intégration d’investissement dans les plans de développement des collectivités bénéficiaires.

Pérenniser les acquis de EBA-FEM

Au-delà de ces résultats encourageants, M. Ciowela a relevé quelques difficultés ayant émaillé la mise en œuvre du projet. Il a énuméré, à cet effet, l’insécurité qui a conduit à la délocalisation de l’antenne de Gorom-Gorom à Dori, l’insuffisance de l’offre en eau sur différents sites et l’alignement de la mobilisation des ressources de contrepartie avec la planification du projet. Qu’à cela ne tienne, le ministre en charge de l’environnement, Siméon Sawadogo, a estimé que le projet EBA-FEM a été d’un grand apport pour le Burkina Faso, car, a-t-il soutenu, cela a renforcé la résilience des régions bénéficiaires face aux changements climatiques.

C’est pourquoi, il a souhaité son renouvellement et, mieux, en l’étendant à d’autres régions. « Nous ne souhaitons pas que ce projet s’arrête en si bon chemin », a-t-il lancé.
Dans ce sens, le Représentant résident du PNUD, Mathieu Ciowela, a traduit la volonté de l’institution à toujours accompagner le pays des Hommes intègres dans ses efforts pour une gestion durable du patrimoine des écosystèmes. En conséquence, il a réitéré sa disponibilité à poursuivre les réflexions avec les acteurs pour la recherche de moyens pour la pérennisation des acquis du projet.

Soumaïla BONKOUNGOU

 

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