Mouvement pour le changement et la renaissance : Tahirou Barry prend les rênes

Tahirou Barry, nouveau président du MCR a réaffirmé sa volonté de lutter contre toutes les formes de corruption.

Le Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR) a tenu un congrès extraordinaire, les 9 et 10 avril 2021, à Ouagadougou. A l’occasion, Tahirou Barry a été porté à la tête du parti.

Tahirou Barry est désormais le président du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR). Il a été élu à ce poste au cours d’un congrès extraordinaire, tenu les 9 et 10 avril 2021, à Ouagadougou et qui a consacré le renouvellement du bureau exécutif national du parti. M. Barry remplace à ce poste Carlos Toé, désormais vice-président du parti. Aussitôt élu, l’ancien député a dit placer son mandat sous le signe de deux grands défis. Le premier qu’il a cité est le déverrouillage du champ politique comme l’avait recommandé le rapport du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) depuis une décennie.

Le but étant, à ses dires, d’éteindre toutes les formes « révoltantes » et « inacceptables » de corruptions et de fraudes électorales au Burkina Faso. Le second défi que compte relever le nouveau patron du MCR est le combat pour la vérité dans la gouvernance et les mœurs politiques. « Sans vérité, il n’y a ni grandeur ni honneur », s’est-il convaincu. Tout en affirmant compter sur l’engagement « indéfectible » de ses militants pour relever ces défis, il a traduit sa reconnaissance à l’équipe dirigeante sortante qui s’est « abondamment saignée » pour piloter le parti depuis sa création.

« Votre dévouement sans faille a permis au MCR, après à peine un an de sa création de se positionner au cinquième rang de la présidentielle et de se classer parmi les 20 premiers partis politiques sur plus d’une centaine au Burkina Faso », a-t-il apprécié. Le congrès a servi de cadre aux militants du parti pour faire une « analyse sans complaisance » du déroulement des élections couplées de novembre 2020. De façon unanime, les congressistes ont noté que ces élections ont été une « véritable compétition de stratégies de corruption électorale » qui a consacré la victoire par ordre proportionnellement à la force corruptive de chacun des vainqueurs.

« Cela n’est pas digne d’un pays qui s’est abondamment saigné pendant la période de l’insurrection populaire pour réaffirmer sa volonté de changement dans tous les ordres de la société », s’est insurgé Tahirou Barry. Pour le MCR, l’assainissement du jeu électoral est un impératif pour éviter les déchirures et autres perturbations politiques inhérentes à toutes formes de démocratie de façade. C’est pourquoi, le congrès a, au cours de cette rencontre, adopté une motion sur le plafonnement du budget politique de campagne. La réconciliation nationale tenant également à cœur les membres du MCR, ils ont, à travers une motion, réaffirmé leur attachement indéfectible à la tryptique vérité, justice et réconciliation.

« Nous suivons les démarches de la réconciliation nationale avec une grande attention en espérant qu’il ne sera point un laboratoire de duperie et de diversion », a indiqué Tahirou Barry. Il faut noter que le congrès extraordinaire du MCR a connu la participation de leaders politiques tels que Ablassé Ouédraogo de Le Faso autrement et Abdoul Karim Sango du Parti pour la renaissance nationale (PAREN), venus témoigner leur amitié au nouveau président du MCR.

Nadège YAMEOGO

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