Onze ans de prison pour un fratricide

G.A., jeune célibataire a comparu, le jeudi 15 avril 2021 devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso en session à Dédougou, pour répondre des faits de meurtre de son frère aîné, G.K. En effet, l’affaire remonte au 10 juin 2019. Ce jour-là, les deux frères ont été envoyés par leur géniteur pour enlever de la terre devant servir à construire une maison. Une altercation est survenue sur les lieux et G.A. aurait utilisé un couteau pour poignarder son frère en pleine poitrine. Ce dernier succombera à cette blessure sur le champ. A la barre, G.A. se défend en laissant entendre qu’il n’a pas intentionnellement porté le coup de poignard sur son frère, mais que cela s’est produit accidentellement. Et son conseil de l’appuyer en affirmant qu’il n’y a pas, dans l’affaire, des éléments constitutifs de meurtre. Arguments qui n’ont pas convaincu la Cour, qui a reconnu G.A. coupable des faits de meurtre. Pour la chambre, l’accusé ne bénéficie pas de circonstances atténuantes car ayant volontairement commis son forfait. Il a été condamné à onze ans de prison dont six ans fermes.


Après avoir tué son frère, il soutient qu’il s’agissait d’un seul coup

D.G. a comparu le mardi 13 avril 2021 en matière criminelle devant la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, en session à Dédougou, pour répondre des faits d’assassinat. Il lui est reproché d’avoir porté, le 11 novembre 2013, des coups de pioche sur la tête de son frère aîné ayant entraîné sa mort. A la barre, l’accusé reconnaît les faits mais soutient qu’il s’agit d’un seul coup. Selon son récit, depuis le décès de leur père, son grand frère aurait accaparé les terres à eux léguées. Et de poursuivre que le peu de terres qui lui servaient de champ faisaient également l’objet de convoitise par la victime. Il soutient que cette dernière lui aurait proféré des menaces de mort et utilisait des moyens occultes afin de l’éliminer. Le jour du drame, ajoute-t-il, il est allé retrouver dans son champ, un produit mystique déposé par son grand frère défunt. Toute chose qui l’aurait conduit à le rejoindre pour lui administrer des coups à la tête sous le regard impuissant de leur mère. Son conseil a soutenu qu’il s’agit d’un problème qui a été mal géré en famille. Car, pour l’avocat, son client a même porté plusieurs fois l’affaire devant un sage du village à la recherche de solutions. Il a alors demandé à la Cour de requalifier les faits en meurtre car il n’y a pas eu de préméditation. La cour l’a suivi en qualifiant les faits de meurtre et a condamné D.G. à une peine de dix ans de prison ferme.

Rassemblés par
Adama SEDGO

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