22e Journée nationale du Paysan : une rue marchande pour valoriser les produits agrosylvopastoraux

La 22e Journée nationale du paysan (JNP), tenue, le samedi 24 avril 2021 à Manga, dans la région du Centre-Sud, a été marquée par diverses activités de promotion des produits du monde paysan dont la rue marchande.

Des produits alimentaires et cosmétiques faits à base de Produits forestiers non ligneux (PFNL), de la volaille, des intrants et matériel agricole, des aliments pour bétail, des légumes, des alvéoles pour les pépinières, des pagnes traditionnels en cotonnade « Faso Danfani »…, ce sont autant de produits agrosylvopastoraux et dérivés ainsi qu’une kyrielle d’outils de travail du monde paysan au Burkina Faso que les expositions à la rue marchande de la 22e Journée nationale du paysan (JNP), à Manga, dans la région du Centre-Sud, ont donné à voir, les 23 et 24 avril 2021.

Marguerite Nikièma, exposante originaire du Bazèga, plaide pour plus de soutiens aux femmes pour le développement de leurs activités génératrices de revenus.

Venu de la ville de Bobo Dioulasso, Yacouba Ouattara, technico-commercial au sein de Prophyma SA, était l’un des exposants. Son entreprise, spécialisée dans les solutions agricoles et chimiques, a présenté comme produits des semences sélectionnées, des produits phytosanitaires et vétérinaires et des équipements de protection. L’étal de dame Fati Weta était aussi l’une des attractions du public. Essentiellement composés de jus, de sirop, de vin, d’huile alimentaire, de savon, de miel et de produits cosmétiques et de soins, ses produits sont le fruit du savoir et du savoir-faire de l’Union des Femmes transformatrices des produits forestiers non ligneux du Nahouri. Forte de 87 membres, l’association compte, de nos jours, ses clients à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. « Nos produits sont naturels et bons pour la santé, et c’est pourquoi nous voulons profiter de la rue marchande de la Journée nationale du pays pour les faire découvrir au public et faire aussi de bonnes affaires », a confié Mme Weta, à propos des motifs de leur présence à la rue marchande de la JNP 2021.

Son compatriote de Tiébélé, Alphonse Tanga, logé sur une autre aile des tentes d’exposition, travaille plutôt dans l’élevage de volaille en l’occurrence une espèce particulière de pintades. Très économiques et faciles à entretenir, selon lui, les femelles pintades qu’il présente aux visiteurs pondent chacune, en une saison, une centaine d’œufs. Le poids du mâle adulte, a-t-il poursuivi, peut excéder quelquefois trois kilogrammes et la chair sans graisse. Pour Alphonse Tanga, l’élevage des pintades, quand il est bien pratiqué, est une réelle source de revenus. En 16 ans d’activités, il a dit avoir pu faire profiter à de nombreux Burkinabè son offre, aussi bien pour la consommation familiale que pour l’élevage. A côté de son lieu, le groupement Djamnaati de Béré, de Bahadjo Aliou, a fait aussi sensation avec ses produits laitiers et dérivés. Depuis 2006, le yaourt et le « gapal » du groupement sont des produits prisés, a fait remarquer M. Aliou. Pour Yacouba Ouattara de Prophyma SA et les autres exposants de la rue marchande, la JNP est une aubaine, une tribune qui permet aux producteurs et acteurs du monde rural de faire connaître au grand public les potentialités du secteur.

Une aubaine

La rue marchande particulièrement, a soutenu Mme Weta, est un canal de visibilité par excellence pour leurs activités e,t de ce fait, mérite d’être maintenue et promue au fil de la biennale des paysans. Au nombre des activités au programme de la JNP, elle salue aussi l’initiative du tête-à-tête avec le président du Faso qui permet aux acteurs du développement de lui porter directement leurs préoccupations majeures. Concernant spécifiquement les attentes de son association, Fati Weta a souhaité que le gouvernement lui vienne en aide financièrement en vue de lui permettre de grandir davantage. Marguerite Nikièma, membre de l’association Bi-Songo de Saponé dans le Bazèga qui excelle dans la production, la transformation et la commercialisation du beurre de karité et produits dérivés, a plaidé pour leur accompagnement en infrastructures, matériel de travail et numéraire.

Le chapeau de Saponé, labélisé, a fait aussi sensation à la rue marchande.

« Les femmes souffrent énormément et des fois, elles ont la volonté de mener des activités génératrices de revenus mais sont limitées par le manque de moyens. Ce serait une bonne chose si l’Etat peut augmenter l’enveloppe de soutien aux femmes surtout celles regroupées en associations comme la nôtre », a insisté Mme Nikiema. A l’instar des autres exposants, elle a, au demeurant, félicité les organisateurs de la rue marchande de la JNP 2021 et appelé de ses vœux qu’elle soit une tribune fructueuse pour leurs affaires et pour une connaissance plus soutenue des réalités et des offres du monde paysan.

Mamady ZANGO

 

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