Projet commerce pour la paix : les pays concernés se concertent

En prélude au lancement du projet commerce pour la paix dans les zones transfrontalières du Sahel, le Programme des nations unies pour le développement a organisé un atelier réunissant les parties prenantes du Mali, Niger et Burkina Faso, du 27 au 30 avril 2021 à Ouagadougou.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) souhaite faciliter la reprise socioéconomique au sein des communautés frontalières dans la région du Liptako-Gourma, triplement marquées par la pandémie de la COVID-19 , l’insécurité et l’impact du changement climatique, à travers le projet sous régional commerce pour la paix dans les zones frontalières du Sahel regroupant le Burkina, le Mali et le Niger. Avant le lancement officiel du projet, prévu le 28 avril, les parties prenantes du projet, à savoir les représentants des gouvernements, les équipes du PNUD des trois pays et l’équipe de gestion du projet, Africa Borderlands Centre, basée à Naïrobi au Kenya participent, du 27 au 30 avril 2021 à Ouagadougou, à un atelier afin de s’accorder sur les modalités de mise en œuvre du projet, notamment la répartition des tâches et des responsabilités, le choix des jeunes et des femmes bénéficiaires etc.

Pour Martin, Mbanda, représentant du PNUD au Burkina Faso, la particularité de ce projet est qu’il s’intéresse au commerce transfrontalier. Il vise à appuyer les communautés, les acteurs économiques surtout les jeunes et les femmes qui évoluent dans les zones transfrontalières, afin de revitaliser leurs activités et partant
l’économie locale dans ces zones.

Pour le chef d’équipe d’Africa Borderlands Centre, Zeynu Ummer, les communautés vivant dans les zones transfrontalières ont été, pendant longtemps, marginalisées. Alors qu’elles subissent également les impacts du changement climatique et ceux de la COVID-19. Le centre, a poursuivi M.Ummer, a été créé en 2019, pour soutenir ces communautés, à travers la formation et le plaidoyer, et attirer également l’attention des décideurs politiques et des partenaires au développement sur les problématiques de ces communautés.

«Le projet commerce pour la paix dans les zones transfrontalières vise à promouvoir les activités et le bien-être socioéconomique à travers la mise à leur disposition des ressources, des unités de formation. Le projet est vraiment focalisé sur les femmes et les jeunes dans le secteur agro-sylvo-pastoral afin de promouvoir le commerce de produits locaux. », a-t-il précisé. Prévu pour se dérouler sur un an, le projet est financé à hauteur de 2 millions de dollars par la Coopération japonaise, a indiqué son coordonnateur, Ishmael Dodoo.

Nadège YE

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