Traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè : les experts planchent sur les engagements

La 4e réunion du Comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, se tient du mercredi 28 au vendredi 30 avril 2021, à Abidjan. Au cours des travaux, les experts des deux pays passeront au crible le niveau d’exécution des engagements pris lors de la dernière rencontre au sommet des Chefs d’Etat, tenue en 2019 à Ouagadougou.

Reportée l’année dernière en raison des mesures de restriction sanitaires liées à la pandémie de la COVID-19, la 4e réunion du Comité conjoint de suivi et d’évaluation (CCSE) des décisions et recommandations du Traité d’amitié et de Coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso s’est ouverte, le mercredi 28 avril 2021, à Abidjan. Pendant 72h d’échanges en quatre commissions, en rapport avec les domaines de Coopération, les experts des deux Etats vont examiner « sans complaisance» le niveau de mise en œuvre des recommandations du dernier TAC qui a eu lieu en 2019 au Burkina Faso. La rencontre est co-présidée par la Directrice générale (DG) de la coopération bilatérale du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Olivia Rouamba et celui de la Coopération bilatérale du ministère ivoirien en charge des affaires étrangères, Maes Ennio.

En raison des défis liés à la COVID-19 et au terrorisme, ils ont tous salué la tenue effective de ce cadre de rencontre qui, selon eux, traduit la volonté des deux gouvernements d’atteindre leurs objectifs communs de développement à travers une synergie d’actions. « C’est la preuve d’un engagement à persévérer pour l’atteinte de nos objectifs communs », a déclaré Mme Rouamba. Le TAC, a-t-elle rappelé, embrasse tous les domaines de Coopération avec en perspective de dynamiser et d’édifier l’axe Yamoussoukro-Ouagadougou. Ce, a-t-elle souligné, à travers des projets intégrateurs, le renforcement des liens d’amitié, économiques et commerciaux, la fluidification du trafic entre les deux pays, la stimulation du processus d’intégration régionale et la promotion de la cohésion sociale entre les deux peuples.

Une volonté commune

Quant à M. Ennio, il a fait savoir que la tenue de cette réunion s’inscrit dans la dynamique de concertation pour favoriser le développement des deux Etats, telle que voulu par les plus hautes autorités. « Dans cette évaluation d’étape, il s’agira pour nous, conformément aux orientations de faire le point de l’état d’exécution des décisions et engagement pris », a-t-il expliqué. Au nombre des chantiers prioritaires, ayant fait l’objet de recommandation, à passer au peigne fin par les équipes des experts, M. Ennio a cité la lutte contre le terrorisme, la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Kaya et son prolongement à Tambao.

L’approvisionnement régulier du Burkina Faso en électricité, la poursuite et l’amélioration du programme de facilitation du commerce du tronçon Abidjan-Ouaga, la lutte contre la traite transfrontalière des enfants, la matérialisation des frontières, la gestion des ex-occupants du Mont Péko et des autres forêts classées, a-t-il ajouté, seront aussi des questions qui devront faire l’objet d’évaluation par les deux parties. « Au regard de nos communes volontés de réussir le pari, nos échanges seront des plus fructueux », a rassuré M. Ennio. Au-delà de ces aspects, a-t-on indiqué, la liste des projets d’accords prêts pour signature et l’avant-projet de l’ordre du jour de la 9e conférence au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement seront aussi au menu des échanges entre experts ivoiriens et burkinabè. Les ambassadeurs en poste dans les deux pays, membres du comité conjoint de suivi et d’évaluation, ont exprimé leurs vœux de voir les décisions et recommandations être mises effectivement en œuvre, afin de consolider et de raffermir les liens de fraternité et d’amitié au bénéfice des peuples ivoirien et burkinabè. « Il y a une volonté constante et commune à résoudre les problèmes auxquelles les pays sont confrontés », a laissé entendre Mamoudou Zongo, ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire.

Soumaïla BONKOUNGOU
(Depuis Abidjan)

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