Droits humains et accès à la justice : deux groupes de travail opérationnels

La Commission nationale des droits humains (CNDH), en partenariat avec l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a installé les membres de groupes de travail relatifs aux services aux victimes et à la prévention des conflits et abus/atrocités, le jeudi 29 avril 2021, à Ouagadougou. Une action qui s’inscrit dans le cadre du programme : « Droits humains et accès à la justice ».

Pour une meilleure protection des droits humains, le programme :
« Droits humains et accès à la justice » lancé en novembre 2020 a envisagé la mise en place de deux groupes de travail avec des thématiques respectives. Après une étape de concertations entre acteurs publics et de la société civile, lesdits cadres de travail ont été formés. La Commission nationale des droits humains (CNDH), en collaboration avec l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a installé officiellement les membres, le jeudi 29 avril 2021, à Ouagadougou. Le premier, dénommé Cadre de concertation sur les services aux victimes, y compris l’assistance juridique et judiciaire et la prévention des conflits, abus/atrocités, a, entre autres, pour objectif d’identifier et recenser les victimes, les ayants droit des victimes de violations ou d’abus de droits humains, d’examiner toute situation de victime nécessitant une intervention urgente et d’assurer le suivi du traitement des dossiers des victimes.

Il doit également proposer et mettre en œuvre toute initiative facilitant l’accès à la justice et apporter l’appui nécessaire aux victimes de violations des droits humains. Le second, appelé Cadre de concertation sur la prévention des conflits et des abus/atrocités, est chargé de collecter et partager les données sur les violations et abus graves des droits humains, d’alerter sur les situations de crises et les violations des droits humains. Il a aussi la responsabilité de contribuer au renforcement des capacités des acteurs et de soutenir les politiques de prévention et de gestion des conflits. Le président de la CNDH, Rodrigue Kalifa Namoano, a soutenu qu’il s’agit pour chaque groupe d’œuvrer à l’identification des causes des conflits et crises qui peuvent aboutir à des violations des droits humains.

« Prévenir les abus et atrocités »

« Cela, a-t-il dit, dans le souci d’élaborer ensemble des stratégies de prévention. Certes, il faut protéger les droits humains, enquêter sur leurs violations et les réprimer, mais il est encore mieux de les prévenir des abus et atrocités ». Les membres des groupes de travail, a confié le président de la CNDH, vont collecter des informations sur les situations de crises, suivre la situation des droits humains dans les régions du Nord, du Centre-Nord, du Sahel et de l’Est et interpeller chaque fois que de besoin.

M. Namoano a indiqué que la composition des membres des deux cadres de concertation a été le fruit d’un processus de sélection qui a abouti à l’identification d’acteurs dans les régions concernées et au niveau central. « Nous avons associé des structures de l’administration publique d’autant plus que c’est l’Etat qui est responsable en matière de protection et même de gestion des crises. Les acteurs publics et ceux de la société civile sont associés pour mener une réflexion globale afin de pouvoir dresser les meilleures stratégies pour ces deux thématiques », a-t-il détaillé. Il a salué l’engagement de l’USAID et l’Association du Barreau américain Initiative pour l’Etat de droit (ABA-ROLI) aux côtés de la CNDH pour la promotion des droits humains au Burkina Faso. Le conseiller senior en droits humains pour le compte de ABA-ROLI, Augustin Somé, s’est réjoui de la mise en place de ces cadres de concertations qui vont, à travers leurs différentes activités, renforcer les actions déjà entreprises dans le domaine des droits humains. Pour lui, il est important d’asseoir une plus grande coordination entre les principaux acteurs afin de construire un climat durable de protection des droits humains. M. Somé a laissé entendre que les groupes de travail doivent être des espaces de dialogue et de concertation permanents.

Karim BADOLO

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