Traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè : Les experts finalisent trois projets d’accord

Les chefs de la diplomatie des deux pays ont réitéré leurs engagements à faire du TAC, un exemple de coopération sous régionale.

La IVe réunion du Comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, s’est achevée le vendredi 30 avril 2021, à Abidjan sur des notes de satisfaction, en dépit de quelques défis à relever.

Les rideaux sont tombés, dans l’après-midi du vendredi 30 avril 2021 à Abidjan, sur les travaux de la IVe réunion du Comité conjoint de suivi et d’évaluation (CCSE) du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Au terme des travaux, six projets d’accords ont été examinés, dont trois finalisés et retenus pour être soumis à signature dans le cadre du TAC 9, prévu en juillet prochain. Les projets d’accord finalisés concernent les coopérations dans les domaines de l’urbanisme et de l’habitat, la gestion des sachets plastiques et le projet de programme d’échanges culturel.

Ainsi, pendant 72 heures d’intenses travaux en commission et en plénière, les experts ont passé au crible les engagements pris à la dernière rencontre au sommet des chefs d’Etat, dans tous les axes de coopération. A l’issue des échanges, ils ont noté des avancées dans la mise en œuvre de certains engagements. Toutefois, a-t-on indiqué, des difficultés demeurent à être relevées dans bien de secteurs.

La cérémonie de clôture des débats a été coprésidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des burkinabè de l’extérieur du Burkina, Alpha Barry et celle en charge des Affaires étrangères et de la Coopération de Côte d’Ivoire, Kandia Kamissoko Camara. Selon le communiqué final en 43 points, lu par le Directeur général de la coopération bilatérale du département en charge des affaires étrangères ivoirienne, Maes Ennio, les questions politiques, diplomatiques, d’intégration, de défense, de sécurité, de commerce, de coopération transfrontalière, d’énergie, de libre circulation des biens et des personnes, etc., ont été passées au peigne fin. « Les deux délégations se sont réjouies de l’intensification et de l’exemplarité de la coopération et du niveau d’échanges entre les deux pays », a-t-il affirmé.

Echanges d’informations et de renseignements

C’est sur une note de satisfaction, que les experts burkinabè et ivoiriens ont achevé leurs travaux.

A titre d’exemple, en ce qui concerne le domaine de la sécurité, marquée surtout par des attaques tous azimuts dans les deux pays, M. Ennio a indiqué que les deux parties se sont engagées à mutualiser leurs efforts en vue d’éradiquer le fléau. Cependant, il a été relevé l’absence de rencontres régulières entre les commandants des zones militaires frontalières communes. C’est pourquoi, a-t-il dit, il a été convenu du renforcement des échanges d’informations et de renseignements entre les services compétents de sécurité des frontières aux fins d’un traitement conjoint des problèmes et la multiplication des opérations anti-terroristes.

Les acquis ont été salués par le ministre en charge des affaires étrangères, Alpha Barry. En effet, soutenant que d’énormes progrès ont été enregistrés dans de nombreux pans de la coopération bilatérale, il a indiqué que des défis demeurent à surmonter. « Des recommandations ont été formulées pour guider nos actions futures afin de nous permettre de renforcer le niveau d’exécution des projets et programmes communs », a laissé entendre M. Barry. Et pour son homologue ivoirienne, Kandia Kamissoko Camara, la rencontre a permis d’activer l’un des principaux leviers du mécanisme de coopération entre son pays et celui des « Hommes intègres ».

Pour Mme Kamara, des progrès ont aussi été réalisés après le VIIIe TAC, tenu en 2019, à Ouagadougou. Des engagements pris dans le domaine de la défense, du commerce, de l’industrie, de l’énergie et de la gestion commune des frontières et bien d’autres axes de coopération ont, de son point de vue, connu un essor remarquable. Se félicitant donc de
« ces avancées notables », notamment, dans les questions stratégiques, le chef de la diplomatie ivoirienne a souligné également que des efforts restent à faire quant à la réalisation d’un certain nombre de projets.

Fédérer les efforts

Pour parvenir aux résultats escomptés, la ministre Camara a lancé un appel
« solennel » à tous les acteurs de la coopération bilatérale à fédérer les efforts afin de relever les défis pour le bien des peuples ivoirien et burkinabè. Tout comme son homologue burkinabè, elle a exhorté les experts à observer une diligence dans la mise en œuvre des conclusions de cette IVe réunion aux fins de créer des conditions nécessaires au succès de la IXe session de la Conférence au sommet des chefs d’Etat, prévue se tenir à Yamoussoukro, en juillet prochain. Les deux ministres des Affaires étrangères des deux pays, ont réitéré leur volonté commune, sous l’égide des présidents Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré, de faire du TAC, un modèle réussi d’intégration sous régionale et de coopération sud-sud, malgré les défis du moment.

 

Soumaïla BONKOUNGOU
(De retour d’Abidjan)

 

 

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