Espace CILSS : Plus de 17 millions de personnes ont besoin d’assistance alimentaire

Le Secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou (milieu) a déploré la hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés de la région.

Le Secrétaire exécutif du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), Dr Abdoulaye Mohamadou, entouré de ses collaborateurs, a animé une conférence de presse le mercredi 5 mai 2021 à Ouagadougou, sur la situation alimentaire et nutritionnelle et les prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques pour les pays de la zone soudano-sahélienne pour la période 2021-2022.

Les pays membres du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) font face à une crise alimentaire et nutritionnelle qui touche près de 17 millions de personnes. Ce chiffre pourrait atteindre environ 27,1 millions de personnes dont 2,9 de personnes au Burkina Faso, en période de soudure au cours de cette année 2021 si des mesures appropriées d’assistance alimentaire et nutritionnelle ne sont pas prises. Ces informations ont été données lors d’une conférence de presse organisée par le Secrétariat exécutif du CILSS, le mercredi 5 mai 2021, à Ouagadougou.

Selon le secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou, la situation est inquiétante dans l’ensemble de la région. A titre d’exemple, il a confié que plus de 1,5 million d’enfants, âgés de 6 à 59 mois, des pays sahéliens ont été admis à la récupération nutritionnelle et 160.000 dans les pays côtiers. Comme explication à toutes ces situations, Dr Mohamadou a indexé la crise sécuritaire dans le bassin du lac Tchad et dans le Liptako-Gourma qui constitue le principal facteur fragilisant les moyens d’existence des populations concernées. Le chargé de l’animation du cadre harmonisé, Dr Issoufou Baoua, a précisé que la pandémie de la COVID-19 a entraîné une baisse de certaines productions de culture de rente qui, à son tour, a occasionné une réduction des revenus et un accès limité à la nourriture dans les localités évoquées.

« Au regard de cette situation, le CILSS et ses partenaires recommandent fortement aux décideurs gouvernementaux et aux partenaires techniques et financiers de se mobiliser pour mettre en œuvre des réponses appropriées face à cette crise alimentaire et nutritionnelle majeure », a soutenu le secrétaire exécutif. A propos des prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques, le conférencier a fait savoir que les pluies commenceront de façon plus ou moins tardive dans presque toute la bande sahélienne avec des séquences sèches longues et des écoulements supérieurs ou équivalents aux moyennes dans certains bassins.

Dr Abdoulaye Mohamadou a de ce fait recommandé aux Etats de prévoir des cadres de gestion des risques d’inondation, de sécheresse et des attaques phytosanitaires. Aussi, il a invité les acteurs qui utilisent les services climatiques à être attentifs aux mises à jour qui sont faites régulièrement par le Centre régional AGRHYMET, l’ACMAD et les services météorologiques et hydrologiques nationaux.

Gaspard BAYALA

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