Sept ans de prison pour complicité de vol

Orpailleur de 31 ans, célibataire et père de trois enfants, K.S. s’est présenté devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, le lundi 10 mai 2021, pour répondre des faits de vol aggravé avec effraction. Sans tergiversation, le prévenu reconnaît les faits. En effet, a-t-il expliqué aux juges, c’est dans la nuit du 24 au 25 février 2021 à Niangoloko, dans la province de la Comoé, qu’un de ses amis, en partance pour Ouagadougou et à court d’argent, est venu le réveiller aux environs de 23 heures pour qu’il l’accompagne afin de trouver une solution.

« Etais-tu au courant que vous partiez voler ? », interroge la Cour. « Non ! », rétorque K.S., arguant que c’est devant une cour habitée que son compagnon lui a remis un caillou, avec pour ordre de le jeter, de sorte à l’alerter en cas de présence d’une tierce personne. Après une heure d’attente, sans signe de vie de son ami, K.S. jette le caillou et celui-ci sort de sa cachette avec un sachet en main contenant une tablette et une somme de 420 000 F CFA. Le lendemain, ils prennent la route pour Ouagadougou. Arrivés à Bobo-Dioulasso, l’ami lui remet 400 000 F CFA et la tablette avant de continuer son chemin.

A la suite d’une plainte déposée à la police de Bobo-Dioulasso par S.D., propriétaire des biens, K.S. sera interpelé le 6 avril 2021, a rappelé le parquet qui a demandé à la Cour de requalifier les faits de vol aggravé avec effraction en complicité de vol aggravé avec effraction, et d’en déclarer K.S. coupable. En répression, le procureur du Faso a requis une peine ferme de 36 mois de prison et une amende d’un million F CFA aussi ferme, à l’encontre du prévenu. En requalifiant les faits comme requis par le procureur, le tribunal a eu la main plus lourde, condamnant K.S. à 84 mois de prison et à une amende d’un million F CFA, le tout ferme.


Il menace de mort sa sœur et sa nièce et est condamné à 6 mois de prison
I.A., était à la barre de la Chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso pour s’expliquer des faits de menaces de mort contre sa sœur I.R. et sa nièce, S.M. Des faits qui se sont déroulés courant 2020-2021. Devant les juges, le prévenu a nié les faits, pour ensuite les reconnaître après l’écoute d’enregistrements audio dans lesquels il s’identifie. Pour sa défense, il a avancé l’argument, selon lequel, lui et sa sœur ont un antécédent né de l’opposition de cette dernière à sa relation avec une fille qu’il projetait de marier. Depuis cet antécédent vieux de 3 à 4 ans, sa sœur et lui, bien qu’ils vivaient dans la même cour, ne s’adressaient plus la parole. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, remonte à une soirée (courant 2020-2021), au cours de laquelle, il a pris un seau pour prendre de l’eau au robinet où étaient arrêtées sa sœur et sa nièce. Cette dernière l’a bousculé. Etant donné qu’ils ne s’adressaient pas la parole, le prévenu dit être allé demander à leur mère de raisonner sa nièce.

C’est à cet instant, que des disputes ont commencé jusqu’à ce qu’il profère des menaces de mort. Appelée pour témoigner, la génitrice de ceux qui ne veulent pas « se sentir », croupissant sous le poids de l’âge, s’est mise « à quatre pattes » devant le tribunal pour demander la clémence de la Cour. A la suite des débats, le parquet a indiqué que le prévenu, pour les mêmes faits, a été gardé à vue à trois reprises à la police et c’est à la troisième fois qu’il se retrouve devant le tribunal. De plus, a estimé le parquet, l’écoute des enregistrements est édifiante en ce sens qu’il ressort clairement, que le prévenu a menacé d’attenter à la vie de sa sœur et sa nièce. Cependant, a nuancé le procureur du Faso, le comportement des victimes n’est pas aussi exemplaire.

De par leur comportement, elles ont poussé à bout le prévenu qui, sous l’effet de la colère, a renchéri le conseil de l’inculpé, à tenir de tels propos, ignorant la gravité. Dans ses réquisitions, le parquet tout en estimant la culpabilité du prévenu constituée, a souhaité que la Cour tienne compte du comportement provocateur des victimes et des liens de famille dans sa prise de décision. En répression, un an de prison et une amende d’un million francs CFA ont été requis à l’encontre de I.A. Le conseil du prévenu a simplement demandé à la Cour de relaxer son client afin que ce linge sale se lave en famille. Le tribunal a prononcé une peine de 6 mois de prison et une amende de 500 000 FCFA, le tout assorti de sursis contre le prévenu.


Il tue un motocyliste et écope 9 mois de prison

Célibataire et père de trois enfants, O.D. est conducteur âgé de 34 ans. Il était à l’audience de la Chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le lundi 10 mai 2021, pour avoir circulé à gauche, endommagé un bien d’autrui et causé la mort de S.D. de façon involontaire, dans les mêmes circonstances. Les faits, a rappelé le procureur du Faso, se sont déroulés le 4 avril 2021 aux environs de 5h du matin sur l’axe Banfora-Bobo-Dioulasso. Des faits reconnus par le prévenu qui dit avoir tenté d’éviter deux motocyclistes, dont la victime S.D.

Les motocyclistes, explique O.D., avaient quitté leur voie de marche normale pour se retrouver sur la sienne. Malgré les jeux de phares pour les alerter, ils fonçaient droit sur lui, a-t-il indiqué à la Cour. C’est en voulant les éviter, dit-il, qu’il a basculé à sa gauche où malheureusement, il a violemment heurté S.D. causant sa mort sur-le-champ et endommageant sa moto. A l’analyse du Procès-verbal (PV) de l’enquête préliminaire, le parquet a émis trois hypothèses. Primo, le prévenu roulait à vive allure parce que, dit-il, il est indiqué dans le PV, qu’après le choc, le prévenu a pu s’immobiliser à 85 mètres du lieu du drame. Secondo, il dormait au volant.

Tertio, son système de freinage était défaillant, ce qui ne lui a pas permis de freiner à temps pour éviter le pire. Des hypothèses que le prévenu a réfutées, en disant que c’est le choc qui a endommagé son système de freinage. En plus, il était sur une descente, donc il ne pouvait pas systématiquement freiner.

Concluant que le prévenu n’a pas observé les règles de la circulation, le procureur a estimé que les trois chefs d’inculpation sont constitués. Par conséquent, il a demandé à la Cour de le déclarer coupable et de le condamner à une peine d’emprisonnement ferme de 6 mois et une amende aussi ferme de 250 000 F CFA. Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal a reconnu la culpabilité de O.D. En répression, il l’a condamné à 9 mois de prison et 250 000 F CFA, le tout assorti de sursis.


Pour trois bouteilles de sucrerie, il écope 18 mois de prison

Né en avril 1996, C.K. était à la barre de la Chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le lundi 10 mai 2021, pour des faits de vol portant sur des bouteilles de sucrerie et de gaz butane. Le prévenu a reconnu avoir soustrait trois bouteilles de sucrerie, tout en niant le vol des bouteilles de gaz à lui reproché. En effet, courant 2021, une nuit aux environs de 23 heures, le prévenu dit s’être rendu dans la boutique de T.M. pour des achats. Arrivé, poursuit-il, il dit constater que le propriétaire des lieux était déjà dans les bras de Morphée.

Après avoir tenté de le réveiller en vain, il a passé sa main à travers les grilles pour soustraire les trois bouteilles de sucrerie dans l’intention, dit-il, de venir payer la valeur correspondante le lendemain. Le lendemain, il revient sur ses pas acheter de la cigarette sans faire cas des bouteilles de boisson qu’il a dérobées la nuit.
C’est grâce à la vidéosurveillance de la boutique que T.M. a pu l’identifier et le convoquer à la police. Cependant, ladite vidéo n’a pas permis à la Cour de prouver la culpabilité du prévenu ni le surplus des bouteilles de sucrerie que réclamait le boutiquier.

En effet, au lieu de trois bouteilles de boisson, T.M. soutient que le prévenu a soustrait une dizaine. Après les débats, le parquet dans ses réquisitions a demandé au tribunal de reconnaître partiellement les faits de vol de bouteilles de boisson et d’écarter le vol de bouteilles de gaz, car n’ayant pas d’éléments le prouvant. En répression, le procureur a requis une peine ferme de 6 mois de prison et une amende de 250 000 F CFA. Reconnaissant C.K. coupable de vol de trois bouteilles de sucrerie, la Cour l’a déchargé du vol des bouteilles de gaz comme suggéré par le procureur. En répression, il a écopé d’une peine ferme de 18 mois et d’une amende de 250 000 F CFA.

Rassemblés par Kamélé FAYAMA

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