Foire agro-sylvo-pastorale du Sourou : une tribune pour promouvoir les potentialités locales

Dans le cadre du Festival internatonal de lutte africaine, danses et chants traditionnels de Sourou, le comité d’organisation, a organisé le samedi 22 mai 2021 à Tougan, une foire agro-sylvo- pastorale en vue d’exposer les potentialités de la région de la Boucle du Mouhoun.

Considérée comme le grenier du Burkina Faso, la Boucle du Mouhoun regorge d’énormes potentialités agro-sylvo-pastorales. C’est pour valoriser cette richesse de la zone, que le comité d’organisation de la Xe édition du Festival international de lutte africaine, danses et chants traditionnels de Sourou (FESTILADC /Sourou) a initié une foire provinciale, le samedi 22 mai 2021. Pour l’initiatrice du FESTILADC/Sourou, le Médiateur du Faso, Sara Sérémé, il s’est agi à travers l’organisation du festival, de montrer que la population de la zone dite « rouge » du Burkina, est résiliente face à l’hydre terroriste. « Le FESTILADC/Sourou a été lancé dans les années 2000, mais à la suite de certaines difficultés indépendantes de notre volonté, nous avons été contraints de le suspendre pour le relancer maintenant, parce nous avons appris à nous adapter à la crise sécuritaire et sanitaire conformément au souhait du président du Faso qui veut que tout Burkinabè apprenne la résilience et à nous battre malgré ses limites», a laissé entendre le Médiateur du Faso, Mme Sérémé.

Pour elle, la mobilisation du jour témoigne de cette envie de la population à montrer aux yeux du monde que la région vit, qu’elle produit et qu’elle est prête à promouvoir toutes les valeurs qui lui sont chères. « Le Sourou est le grenier du Burkina et même avec ça, nous étions tout de même inaccessibles. Aujourd’hui, tous ceux qui ont fait le déplacement ont pu constater que la zone est désenclavée et nous félicitons les premières autorités pour cela», a indiqué la promotrice. Ajoutant, qu’ils avaient pour mot d’ordre, de consommer burkinabè, de consommer ce qu’ils produisent et d’aller vers la préférence communautaire. C’est pourquoi elle a encouragé les producteurs a toujours tendre vers la qualité afin que leurs produits issus de la région puissent être consommés au-delà du pays.

Donner un message à l’ennemi

Invité d’honneur à ce festival, le Médiateur du Sénégal, Alioune Badra Cissé, a salué la clairvoyance de sa collègue burkinabè qui se donne corps et âme pour fédérer les populations mais aussi, la culture et la production. Il a également remercié les autorités locales pour l’accueil qui lui a été réservé et souhaité que la jeunesse du Sourou reste mobilisée afin de donner un message fort aux ennemis de la Nation. Le parrain de la foire, le ministre du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a indiqué que le choix du thème : «Promouvoir, dans la santé, nos valeurs culturelles et sportives pour un vivre-ensemble harmonieux dans une région sécurisée et paisible pour le bien-être
des populations » n’est pas fortuit.

« En visitant les stands et en regardant ce qui est fait ici, c’est une preuve supplémentaire que la Boucle du Mouhoun est vraiment le grenier du Burkina Faso et qu’il y a davantage beaucoup de potentialité à promouvoir pour peu que nous continuions à renforcer les capacités de production des différents acteurs », a-t-il déclaré. Convaincu que la relance économique est possible dans la région, le représentant des opérateurs économiques de la province du Sourou, Ibrahim Zina, a témoigné la reconnaissance des commerçants à la promotrice pour leur avoir redonné de l’espoir après les multiples turbulences qui ont mis en veille leurs activités. « Constatez avec moi que tous les hôtels sont pleins et la ville bouge», a dit M. Zina. Il a rappelé que l’année 2019-2020 a été particulièrement très difficile avec l’arrêt de l’exécution des marchés et la fermeture du grand marché pour cause d’insécurité, le couvre-feu et les banques leur ont tourné le dos.

C’est dans le sens de permettre la reprise des activités économiques que M. Zina a sollicité l’accompagnement des autorités. Pour sa première participation à une foire, Imelda Bombiri, une exposante a avoué ne pas se plaindre. « Nous sommes venus exposer
du jus naturel. Jusque-là nous sommes satisfaits de l’organisation et nous espérons nouer des contacts afin de pouvoir écouler nos produits », a-t-elle expliqué.

Donald Wendpouiré NIKIEMA
tousunis.do@gmail.com

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