Médias et enjeux culturels : des journalistes et animateurs outillés

L’Association des Journalistes et communicateurs pour la culture (J2C) a organisé, le jeudi 20 mai 2021 à l’Espace culturel Gambidi de Ouagadougou, une session de formation sur « Les médias et enjeux culturels », au profit des journalistes et animateurs culturels.

Au regard de l’importance des enjeux culturels, le journaliste culturel demeure,
selon l’Association des Journalistes et communicateurs pour la culture (J2C), un acteur incontournable et un médiateur entre la culture, les politiques et les populations. En vue de renforcer les capacités des journalistes et animateurs culturels, la J2C a donc
initié, le jeudi 20 mai 2021 à Ouagadougou, un atelier de formation sur « Les médias et enjeux culturels ». « Le journaliste culturel, décrypteur du travail des artistes ou des manifestations culturelles, par son regard, son analyse, peut avoir une influence plus ou moins importante sur l’accueil que recevra un projet artistique ou un événement culturel auprès du public », a déclaré le secrétaire exécutif de la J2C, Youssef Ouédraogo, citant Toussaint Tiendrébéogo, chef de programme à l’OIF. Il est primordial que les journalistes culturels, a-t-il dit, aient des repères professionnels et déontologiques pour diffuser et promouvoir les activités culturelles et artistiques.

« En étant les intermédiaires entre les populations et les décideurs politiques et les acteurs culturels, les journalistes sont un relais essentiel, d’où la nécessité de les outiller pour mieux comprendre l’intérêt que le législateur accorde à la culture », a estimé M. Ouédraogo. Venus de Bobo-Dioulasso, de Koudougou, de Ouahigouya, de Koupèla, de Dédougou, de Banfora et de Ouagadougou, les journalistes et animateurs culturels ont bénéficié de deux communications. La première a porté sur « Les politiques culturelles publiques au Burkina Faso» et a été livrée par Vincent Koala, expert en politiques publiques culturelles. Il a souligné que de Maurice Yaméogo à Thomas Sankara, les présidents voltaïques, puis burkinabè ont mis en exergue la culture comme un élément de rayonnement à travers la réalisation de certaines institutions ou manifestations culturelles. Il a cité, entre autres, le Musée national, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), la Semaine nationale de la culture (SNC), le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et avec en toile de fond l’adoption en mai 2005 de la Politique nationale de la culture (PNC). Co-animée par le Directeur de Publication du journal, Infos Sciences Culture, Cyr Payim Ouédraogo et Evariste Combary, Directeur de la Télévision nationale du Burkina, le second exposé a concerné les spécificités du journalisme culturel en littérature, musique, cinéma, arts visuels, patrimoine.

Les deux exposants ont également entretenu les participants sur les techniques de reportages et questions d’éthique et les différents types de traitement de l’information culturelle par la presse audiovisuelle, écrite et la presse en ligne.
A l’issue de l’atelier de formation, les participants ont procédé à la mise en place d’une fédération nationale des associations des journalistes et animateurs culturels du Burkina Faso. Dénommée Fédération des associations des journalistes et communicateurs pour la culture (FAJC/BF), cette faîtière ambitionne de regrouper toutes les associations des journalistes et animateurs culturels des médias classiques et des nouvelles plateformes numériques au Burkina Faso en vue d’améliorer le sort de ses membres. Le bureau de la FAJC/BF est composé de 7 membres.

Alassane Kéré, Denise Dofini-Leinnimi Coulibaly, Saint-Pierre Sawadogo, Boukari Zoanga, Fabrice Parfait Sawadogo, Christine Sawadogo, Adjara Lidia Sana ont été élus pour porter respectivement sur leurs épaules les charges de Président, Secrétaire général, Secrétaire à la communication, Secrétaire à la formation, Secrétaire à l’organisation, Trésorière et Trésorière adjointe pour un mandat de quatre ans. Le président de la FAJC/BF, Alassane Kéré, a promis d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes et animateurs culturels burkinabè, longtemps «considérés comme de simples faire-valoir ». Deux commissaires au compte, Malick Saaga et Seydou Belemou, ont été désignés pour assister le bureau de la FAJC/BF.

W. Aubin NANA
nanaubin@yahoo.fr

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