Education inclusive au Burkina : Un document de capitalisation en validation

Le représentant-pays de Light For The World, Elie Bagbila : « nous sommes dans la phase d’élaboration de notre troisième stratégie-pays ».

Le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a organisé, le mardi 25 mai 2021 à Ouagadougou, un atelier de validation du document de capitalisation sur la mise en œuvre de l’éducation inclusive dans les communes de Kaya, Garango et Nouna.

Selon les statistiques, le Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN), on a dénombré 60 724 enfants en situation de handicap dont 49 301 au primaire l’année écoulée au Burkina Faso. Ainsi, pour permettre une prise en charge adéquate de cette couche dans les établissements, le MENAPLN a bénéficié de l’accompagnement de l’ONG Light for the World dans la scolarisation des apprenants handicapés dans la commune de Garango au Boulgou dans le Centre-Est, de Kaya au Sanmatenga dans la région du Centre-Nord et de Nouna, province de la Kossi dans la Boucle du Mouhoun. A travers le suivi-évaluation réalisé, du 2 février au 9 mars 2021, dans ces communes par la Direction de la promotion de l’éducation inclusive, de l’éducation des filles et du genre (DPEIFG), un document de capitalisation de la mise en œuvre a été élaboré.

C’est pour présenter ce document et le rendre disponible que les acteurs se sont retrouvés, le mardi 25 mai 2021 à Ouagadougou en vue de sa validation par l’ensemble des acteurs de la DPEIFG. Selon le Secrétaire général (SG) du MENAPLN, Kalifa Traoré, ce document est très riche, car il démontre la réalité de la prise en charge des apprenants en situation de handicap. « Nous devons continuer les efforts pour que l’éducation inclusive soit une réalité dans tout le système éducatif et ce, conformément à la stratégie nationale de développement de l’éducation inclusive », a indiqué M. Traoré. Il a laissé entendre que les informations recueillies dans les différentes structures pilotes ont mis en exergue les pratiques pédagogiques inclusives des enseignants, les formules d’inclusion scolaire de chaque commune, les stratégies et les approches utilisées dans la promotion de l’inclusion scolaire, les leçons apprises et les bonnes pratiques, les statistiques sur les acteurs et bénéficiaires de l’éducation inclusive et enfin, les acquis et impacts dans le domaine.

De l’ENEP à l’INFP

Pour le SG du MENAPLN, Kalifa Traoré, dans l’EI, on reconnaît les vrais enseignants par leur amour pour le travail.

Pour permettre à chaque enfant de bénéficier d’une éducation quel que soit son handicap, le secrétaire général a rassuré que dans le programme de formation des enseignants, il y a la situation de l’Education inclusive (EI) qui est instaurée dans les Ecoles nationales des enseignants du primaire (ENEP) qui prennent désormais la dénomination d’Institut national de formation du personnel (INFP). Quant aux encadreurs, des modules ont été ajoutés dans leur programme pour leur permettre de prendre immédiatement en charge les apprenants en situation de handicap. La directrice en charge de la promotion de l’EI, Rasmata Ouédraogo, faisant le point du rapport présenté, a soutenu qu’il contient des informations à même d’éclairer l’opinion nationale sur la prise en charge des enfants.

« Aujourd’hui, si un enfant à cause de sa situation est exclu, nous mettons tout en œuvre pour qu’il reparte parce que c’est notre devoir », a-t-elle appuyé. Soutenu dans ce processus d’EI depuis plusieurs années par l’ONG Light For The World, son représentant-pays, Elie Bagbila a précisé que son soutien à l’Etat burkinabè vise à montrer à la population que l’EI, c’est possible, c’est faisable et c’est aussi un droit.

« C’est pourquoi, ma structure a accepté accompagner la DPEIFG pour la réalisation de cette étude au niveau des programmes de Garango engagés depuis 2010, de Kaya et Nouna, depuis trois ans », a souligné M. Bagbila. Ajoutant que le budget alloué à cette étude est de plus de 17 500 000 F CFA avec un apport supplémentaire de 100 000 000 F CFA pour soutenir toutes les initiatives en matière d’EI au Burkina Faso. « Actuellement, nous avons huit programmes et projets dans le cadre de l’éducation inclusive dans le pays et notre souhait est qu’à un moment donné, on puisse évaluer l’ensemble de ces programmes et projets pour que cela serve de ressource pour le MENAPLN et dans les orientations stratégiques et politiques », a-t-il émis.

Donald Wendpouiré NIKIEMA

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