Structures sanitaires privées illégales des Hauts-Bassins: Deux semaines pour se mettre en règle

Le directeur régional de la santé des Hauts-Bassins, Dr Watton Rodrigue Diao, a souhaité un dialogue permanent pour une synergie d’actions.

Le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou, et le directeur régional de la santé, Dr Watton Rodrigue Diao, ont échangé avec les promoteurs des Etablissements sanitaires privés de soins (ESPS), le mardi 25 mai 2021, sur les conditions de création, d’ouverture et d’exploitation des ESPS. Un délai de deux semaines a été donné aux établissements sanitaires illégalement installés de se conformer à la loi au risque d’être fermés.

Deux semaines à compter de la rencontre du mardi 25 mai 2021, c’est le délai que le gouverneur de la région des Hauts-Bassins a accordé aux promoteurs des structures privées de santé illégalement installées pour se conformer avec la loi.
A l’issue de ce délai, si toutefois des structures sanitaires ne sont toujours pas en règle, elles seront purement et simplement fermées. En effet, afin de garantir des soins de qualité aux populations, le ministère de la Santé a invité le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou, « à vérifier et à fermer les structures sanitaires privées fonctionnant sans autorisation » dans ladite région.

C’est dans ce cadre que le gouverneur Antoine Atiou, assisté du directeur régional de la santé, Dr Watton Rodrigue Diao, a échangé avec les tenanciers de ces établissements sanitaires le mardi 25 mai 2021. Plusieurs dizaines de promoteurs venus des trois provinces de la région (le Tuy, le Kénédougou, et le Houet) ont pris part à cette rencontre. Le gouverneur a reconnu, d’entrée, que les structures privées de santé sont des partenaires incontournables de l’Etat qui participent beaucoup à l’amélioration de la santé des populations. L’idée de la fermeture des structures privées sanitaires, selon Antoine Atiou, n’est pas de réprimer qui que ce soit mais d’encadrer le milieu.

Assainir le milieu

Pour leur part, les promoteurs des établissements sanitaires privés de soins ont salué la démarche des autorités régionales, qui va contribuer à assainir le milieu. Ils ont d’ailleurs souhaité l’instauration d’un cadre d’échange annuel entre les autorités et les promoteurs en vue de la mise en place d’observatoire régional chargé de faire le monitoring des établissements sanitaires privés de la région. Toute chose selon eux, qui va permettre d’assainir le milieu. Par ailleurs, ils ont dénoncé les propriétaires de structures privées de santé à la fois fonctionnaires de l’Etat. Une situation qui discrédite le privé « accusé à tort de diriger les patients du public vers leurs structures privées ».

Réagissant sur ce sujet, le gouverneur dit avoir pris bonne note, et a rassuré que les mesures seront prises pour faire face à ces cas de figure qui n’honorent pas le corps sanitaire. Cette rencontre a été l’occasion pour le directeur régional de la santé des Hauts-Bassins, Dr Watton Rodrigue Diao, de donner aux promoteurs des structures de santé les informations sur les conditions de création, d’ouverture et d’exploitation d’un établissement privé de santé. Il a rappelé, entre autres, que l’exercice d’une profession de santé est exclusif.

« Il n’est pas compatible avec l’exercice d’une autre profession à l’exception de celles énoncées par la loi portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la fonction publique », a soutenu le Dr Diao. Poursuivant, il a indiqué que l’exercice privé des professions de santé est soumis au contrôle des services compétents de l’Etat. Et d’ajouter que les conditions de création et d’ouverture d’un établissement sanitaire en vue de l’exercice privé d’une profession de santé sont précisées par arrêté du ministre en charge de la santé. Dr Watton Rodrigue Diao a souhaité le dialogue permanent pour une synergie d’actions.

 Boudayinga J-M THIENON

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.