Forces armées nationales : Le nouveau statut des personnels validé

Le ministre en charge de la défense nationale, Moumina Chériff Sy (milieu) : « Il est important que les ayants droit des soldats victimes bénéficient d’un capital de décès spécial ».

Le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants (MDNAC) a organisé, le jeudi 27 mai 2021, son premier conseil d’administration du secteur ministériel de l’année en cours. Il s’est agi, au cours de la rencontre, de valider le projet de statut général des personnels des Forces armées nationales et de faire le bilan des activités du Comité ministériel de lutte contre le Sida.

Le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants (MDNAC) veut améliorer le système de gestion des personnels des Forces armées nationales. A cet effet, le département a soumis à validation de son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année, hier jeudi 27 mai 2021, un projet de statut général desdits personnels. Pour le ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, Moumina Chériff Sy, les changements notables, intervenus dans l’environnement du soldat, comme ceux imposés par la lutte contre le terrorisme, exigent de reconsidérer certains aspects du statut des personnels des Forces armées nationales.

De l’avis du ministre d’Etat, il s’est agi notamment de prendre en compte les disparus tombés sur les champs d’honneur et d’améliorer la prise en charge des blessés au cours des combats. « Il est important qu’un soldat en situation d’invalidité ne pouvant plus exercer le métier des armes soit formé à un autre corps de métier, afin qu’il puisse continuer à travailler au sein des forces armées en priorité ou dans le cas contraire dans d’autres départements de la fonction publique », a expliqué M.Sy. Le ministre a aussi relevé qu’il est utile que les ayants droit des victimes bénéficient d’un capital de décès spécial différent de celui transitionnel du travailleur ordinaire.
Le tribunal administratif a récemment annulé plusieurs sanctions prises à l’encontre des membres des Forces armées nationales. Dans le but de poser des actes conformes à la loi, le nouveau statut a pris en compte cette nécessité, a confié le ministre de la Défense.

Poursuivre le combat contre le Sida

A l’écouter, la question de la protection du soldat est renforcée. Le nouveau statut vise aussi, a signifié M. Sy, à faire des réajustements dans l’optique d’augmenter les effectifs, d’améliorer les conditions de vie et de travail de la gent féminine au sein des forces armées. Outre la validation du statut des personnels des forces armées, le CASEM a fait le bilan des activités du Comité ministériel de lutte contre le Sida. A ce propos, le ministre a soutenu que la pandémie de la COVID-19 et les grands bouleversements
qu’elle produit sur les habitudes de vie ne doivent pas faire oublier, que le Sida demeure un problème de santé publique au Burkina Faso. D’où la nécessité, a-t-il insisté, de poursuivre les efforts à l’effet d’atteindre l’objectif de zéro contamination au sein de la troupe. «Notre département est assez spécifique. Nous avons intérêt à travailler plus que les autres, car nous envoyons des hommes et des femmes sur des théâtres d’opérations à l’extérieur et à l’intérieur du pays », a soutenu le
ministre Sy.

Abdoulaye BALBONE

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