Sécurisation des relations d’affaires : Des opérateurs économiques outillés

Les participants se sont familiarisés, entre autres, avec les notions de négociations contractuelles, et les clauses limitatives et exclusives de responsabilité.

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, à travers l’Agence burkinabè des investissements (ABI), a organisé, à l’intention des opérateurs économiques, un atelier sur « la sécurisation des relations contractuelles dans le domaine des investissements », le jeudi 27 mai 2021, à Ouagadougou.

L’Agence burkinabè des investissements (ABI) veut contribuer à la pacification des relations d’affaires et à la réalisation d’investissements sécurisés au pays des Hommes intègres. A cet effet, elle organisé, à l’intention des hommes et femmes d’affaires, un atelier sur la « la sécurisation des relations contractuelles dans le domaine des investissements », le jeudi 27 mai 2021, à Ouagadougou. Selon le conseiller technique du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Charles Eugène Nabolé, l’objectif est d’outiller les opérateurs économiques sur les bonnes pratiques en matière de négociation et de rédaction de contrats dans le domaine des investissements, sur les mécanismes de règlements des différends nés des relations contractuelles en matière d’affaires.

Pour ce faire, le communicateur, Pr Souleymane Toé, s’est entretenu avec les participants sur les processus et mécanismes de négociations contractuelles, les conditions de la responsabilité contractuelle, le dommage contractuel, les clauses limitatives et exclusives de responsabilité, les règlements des litiges contractuels à travers les recours aux tribunaux de commerce et à l’arbitrage, etc. Pour le Pr Toé, les bonnes dispositions à prendre pour sécuriser ses relations d’affaires commencent par la période précontractuelle, de négociation du contrat. « Il faut bien évaluer ce qu’on espère escompter dans la convention, se prémunir d’un certain nombre de mécanismes juridiques pour mieux négocier le contrat.

A l’issue de cela, il faut bien surveiller l’exécution des obligations des parties et saisir les juridictions compétentes en cas de litiges », a-t-il conseillé. Les conséquences de la non sécurisation des contrats, a-t-il poursuivi, sont dramatiques, au regard du risque de réalisation du retour sur investissements malgré les multiples efforts physiques, matériels, financiers, économiques déployés par l’entrepreneur.

Parer aux éventualités

Au terme de l’atelier, la Directrice générale (DG) de l’ABI, Huguette Bama, a traduit sa satisfaction au vu de l’engouement manifeste des participants pour la thématique abordée. « Nous ne pouvons qu’être satisfaits au regard de l’intérêt que les participants ont témoigné à l’activité, de la qualité des participations, notamment les avocats, les notaires, le tribunal du commerce, les chefs d’entreprises », s’est-elle réjouie. Les hommes et femmes d’affaires ont également salué la tenue de cette activité. « Le thème de ce matin est d’un intérêt capital.

Il cadre avec les préoccupations de tous les jours de nos entreprises. En matière de relations d’affaires, c’est de bonne guerre et quand on est bien outillé cela permet de parer aux éventualités. On aurait voulu avoir plus de temps pour mieux assimiler davantage mais c’est déjà bon de prendre ce qui nous a été servi », a confié le président de l’association des transformateurs industriels de maïs, Hamidou Ouédraogo, par ailleurs DG de la société industrielle MELS. Pour Mme Bama, cette appréciation positive de l’atelier par les bénéficiaires témoigne de la pertinence de la problématique de la sécurisation des relations contractuelles, qui est en phase avec les besoins spécifiques du moment du secteur privé burkinabè.

« Nos entreprises ont besoin de s’ouvrir au reste du monde ; nous encourageons la création des joint-ventures dans le développement des projets d’investissements, les associations entre investisseurs nationaux », a-t-elle indiqué. Cet exercice de renforcement des capacités des opérateurs économiques par l’ABI va se poursuivre à Bobo-Dioulasso et dans d’autres localités, aussi bien sur ce sujet que sur d’autres thématiques, afin de donner aux investisseurs nationaux, internationaux et à la diaspora, les rudiments nécessaires pour investir en toute sécurité, a fait savoir son premier responsable.

Mahamadi SEBOGO

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