Solhan !

Solhan, qu’as-tu fait de si méchant pour mériter tant de méfaits désolants ?
Pourquoi, ton doux visage de page luisant a perdu de son éclat doré d’antan ?
Dans les bras de Morphée s’est assoupie la flamme de ton âme drapée de douilles
Dans ton sommeil profond le destin t’a enfilé le suaire vermeil des dépouilles, ouille !
Solhan, Solhan ! j’ai entendu ton cri aphone, la voix atones des rhombes à la ronde
Le retour de tes sourds appels au secours s’est estompé dans le vent de fronde
Il faisait un peu trop noir pour te voir tes déboires dans les couloirs de ton mouroir
Tu étais si loin dans ton coin en foin pour être oint des soins de la main de gloire
Solhan, bras ballant tu t’es défendu sans te battre, sans résister à l’averse de plombs
Blotti contre tes murs de sable sans appui, de la nuit d’ennui tu as sombré au fond
Le temps s’est arrêté, le jour s’est noirci de suie et l’espoir cramé couve sous ta cendre
La vie cherche un sursis, le devis du défi est à l’aune de la survie à rendre ou à défendre

Solhan, Solhan ! la douleur de ton malheur résonne dans nos cœurs meurtris qui saignent
Le forfait des bourreaux gronde dans le cocon du devoir qui se flanque une châtaigne
Les âmes de l’hécatombe insoumise attendent la révolte des bastions de l’intégrité égratignée
Le drapeau en berne se débat à s’arracher les couleurs indélébiles de la destinée des lignées
Face à l’adversité subie arrêtons de semer la zizanie dans le champ de la cacophonie !
Au nom des victimes de nos pogroms impunis, le cordon de nos égos perso est banni !
De nos poings levés d’antan au destin plié de Solhan, notre intégrité n’est pas à vendre !
De la vérité qui se tait sans être en paix, Solhan, la gifle de trop qu’il faudra rendre ou se rendre
Vive le Faso malgré les soubresauts de tangos du bateau qui rame en solo et à vau-l’eau
Vive le soldat qui marche au pas et se bat jusqu’à trépas pour tenir haut le mat du drapeau
Vive le volontaire précaire qui avance la rage au cœur contre la horde de nos bourreaux
Vive le Faso notre seul hameau naguère réduit en morceau mais jamais parti en lambeaux.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons !

 Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

 

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