Réduction de la mortalité infantile: MIRAMA, la nouvelle solution

Helen Keller International a organisé un atelier consacré au lancement officiel du projet : « Mortalité infantile réduite par l’administration de masse de l’azithromycine (MIRAMA) », le vendredi 11 juin 2021 à Ouagadougou.

En sus de sa mission de « sauver les vies des personnes vulnérables et défavorisées », Helen Keller International entend contribuer à la réduction de la mortalité infantile chez
les enfants de 1 à 11 mois par l’administration prophylactique semestrielle d’azithromycine. A cet effet, l’ONG a organisé en collaboration avec le ministère de la Santé, un atelier de lancement officiel du projet : « Mortalité infantile réduite par l’administration de masse de l’azithromycine (MIRAMA) », le vendredi 11 juin 2021 à Ouagadougou. De l’avis des porteurs du projet, MIRAMA, cette initiative fait suite « non seulement au programme-pilote ayant produit des résultats probants avec l’utilisation de l’azithromycine dans la réduction de la mortalité infantile en Tanzanie, au Niger et au Malawi mais aussi aux essais cliniques conduits au Burkina Faso par le Centre de recherche en santé de Nouna (CRSN) et la réalisation d’une étude concluante sur la faisabilité de l’opérationnalisation au Burkina Faso au profit des enfants de 1 à 11 mois ». Selon la représentante- résidente de Helen Keller International au Burkina Faso, Fanny Yago/Wienne, le gouvernement a consenti d’importants efforts, mais le constat est que le taux de mortalité infantile bien qu’en baisse, demeure très élevé à 49 pour 1000 naissances vivantes en 2020. Ce qui, a-t-elle dit, marque un des taux les plus élevés au monde. Et Mme Yago/Wienne de justifier que c’est dans la dynamique de contribuer, non seulement aux efforts des autorités sanitaires du pays dans la lutte contre la mortalité infantile, mais aussi de faciliter l’atteinte d’un des Objectifs de développement durable (ODD) qui est de ramener la mortalité des enfants âgés de moins de 5 ans à au moins 25 pour 1000 naissances vivantes. Elle a précisé que le coût total du projet MIRAMA est de 8 750 840 USD soit environ 5 154 245 000 F CFA au profit de 173 650 enfants âgés de 1-11 mois réparties entre les trois régions soit 60 180 enfants pour la région du Centre-Est, 65 415 enfants pour les Hauts-Bassins et 32 370 enfants pour la région du Sud- Ouest. MIRAMA est le fruit d’un consortium de structures, dont Helen Keller International est le chef de file, les autres membres étant des partenaires techniques constitués des différentes directions du département en charge de la santé et des partenaires scientifiques, dont le CRSN et l’university of California at San Francisco (UCSF). Pour le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, son département est soucieux de l’amélioration du bien-être de la population en général et celle de l’enfant en particulier.

Atteindre les ODD

Il a également affirmé que le gouvernement à travers son département avec l’appui des partenaires, œuvre pour l’amélioration de la qualité de soins aux nourrissons en vue de réduire la morbidité et la mortalité dans ce groupe-cible, un axe majeur des politiques sanitaires au Burkina Faso. Les ODD en matière de santé intègrent la perception de l’objectif que s’est fixé le gouvernement qui est de parvenir à réduire considérablement la morbidité et la mortalité infantile au Burkina Faso.
C’est dans cette lancée, que le ministère de la Santé accueille avec une très grande satisfaction, le projet MIRAMA qui va contribuer à une réduction de cette mortalité dans la zone de couverture du projet et partant la réduction de la mortalité infanto-juvénile au Burkina Faso, a déclaré Pr Ouédraogo.

Emmanuel BICABA

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