Renforcement de l’état de droit : Les efforts du Burkina présentés au PNUD

Le ministre en charge des droits humains, Victoria Ouédraogo : « Cette tribune constitue une opportunité d’évaluation des meilleures pratiques en matière de promotion de droits humains ».

Le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Victoria Ouédraogo, a participé, par visioconférence, à la réunion annuelle du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le mardi 22 juin 2021, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso consent beaucoup d’efforts pour garantir la justice aux populations et dans la promotion des droits humains. C’est ce qu’a laissé entendre le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des sceaux, Victoria Ouédraogo, à l’issue de la réunion annuelle du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui s’est tenue par vision conférence, le mardi 22 juin 2021. La rencontre, consacrée à l’état de droit et au renforcement des droits de l’homme, à laquelle ont pris part d’autres pays africains, a porté sur le thème :
« Approches centrées sur les personnes de l’état de droit, de la sécurité et des droits humains et l’impact secondaire de la COVID-19 ».

Dans son intervention, axée sur le rôle central de la justice dans la mise en place et le suivi du système sécuritaire centré sur les personnes, Victoria Ouédraogo, a fait savoir qu’à la suite de l’accession du président Roch Marc Christian Kaboré au pouvoir après l’insurrection populaire de 2014, le Burkina Faso met la personne humaine au centre du processus de développement. « Ce chantier s’est soldé par une réforme dans le secteur de la justice dont le but est de renforcer son indépendance afin de lui permettre de jouer son rôle », a-t-elle indiqué. De ces réformes, Mme Ouédraogo a cité, entre autres, le renforcement de l’indépendance de la justice, le recrutement exceptionnel de plus de 200 magistrats, le renforcement de l’accès à la justice à travers l’opérationnalisation du Fonds d’assistance judiciaire et la construction de nouvelles juridictions.

Renforcer l’état de droit

La représentante-résidente adjointe du PNUD, Isabelle Tschan, a confié avoir suivi avec intérêt la présentation du Burkina sur l’état de droit et des droits de l’Homme.

Cependant, a regretté la Garde des Sceaux, c’est au cours de la consolidation de ces fondements de l’Etat de droit que le Burkina Faso a été touché par l’insécurité et la COVID-19. Et pour faire face aux conséquences de ces attaques terroristes, le gouvernement, grâce à l’appui de ses partenaires, a réussi à donner aux déplacés internes un « minimum de dignité humaine ». Ainsi, a-t-elle soutenu, dans le cadre du Programme cohésion sociale, sécurité et Etat de droit pour une paix durable (COSED), le système de justice pénale a été renforcé et le gouvernement travaillera au retour des personnes déplacées dans leurs localités ainsi que la construction de postes de police et de gendarmerie dans les zones touchées.

Le ministre en charge des droits humains a, par ailleurs, souhaité l’accompagnement des partenaires afin de renforcer davantage la promotion de l’Etat de droit et des droits humains. Pour la représentante-résidente adjointe du PNUD, Isabelle Tschan, la rencontre a permis de montrer comment le Burkina Faso relève les défis de la mise en place des conditions adéquates pour assurer un accès à la justice et la promotion des droits humains, en encourageant le pays à poursuivre dans ce sens, pour le bien des populations.

Soumaïla BONKOUNGOU

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