Forum génération égalité : pour la réalisation effective des droits humains, d’ici à 2030

Selon l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré (milieu), le Burkina Faso est le seul francophone d’Afrique leader d’une des six coalitions d’action

L’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, a présidé au niveau national, le mercredi 30 juin 2021, à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture du forum génération égalité. Le Burkina Faso participe en présentiel et par visioconférence à ce forum qui se tient, du 30 juin au 2 juillet 2021, à Paris.

Discours et prestations artistiques ont ponctué la cérémonie d’ouverture au niveau national du Forum génération égalité (FGE), le mercredi 30 juin 2021, à Ouagadougou. Le FGE, une rencontre mondiale pour l’égalité entre les femmes et les hommes, organisée par l’ONU-femme, se tient du 30 juin au 2 juillet 2021 à Paris en France.

Il vise à parvenir à des résultats concrets en matière d’égalité entre les femmes et les hommes au cours de la décennie d’action des Nations unies 2020-2030 afin de réaliser les Objectifs de développement durable. Selon le ministre de la Justice et de la Promotion civique, représentant son homologue de la Santé, Victoria Ouédraogo/Kibora, le Forum génération égalité a pour objectif de faire le bilan des progrès accomplis depuis 25 ans après Beijing et élaborer un programme de mesures concrètes pour atteindre l’égalité entre les sexes avant 2030.

A l’en croire, le Burkina Faso qui a été désigné comme coprésident de la coalition droits en santé sexuelle et reproductive aux côtés de quatre autres pays et de douze organisations internationales se doit de mobiliser les acteurs nationaux et régionaux autour de leur leader pour identifier les engagements collectifs et individuels permettant des actions communes en faveur des droits de la santé sexuelle et reproductive au cours des cinq prochaines années.

A l’entendre, le « pays des Hommes intègres » connaît des défis très importants en termes des droits de la santé sexuelle et reproductive. Elle a cité, entre autres, la mortalité maternelle élevée, le mariage d’enfants, les mutilations génitales féminines, la planification familiale et la sexualité précoce des jeunes. « Malgré les progrès obtenus en matière de droits humains au niveau mondial et en Afrique, ceux des filles et des femmes restent toujours fortement compromis par des considérations et pratiques traditionnelles néfastes », a-t-elle déploré, avant de saluer la tenue du forum.

Une analyse critique des acquis

Les participants venus du Burkina Faso et d’autres pays africains vont faire le bilan des progrès accomplis depuis 25 ans après Beijing et élaborer un programme de mesures concrètes.

Pour l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, la tenue du Forum génération égalité offre l’occasion aux participants de faire une analyse critique des acquis, mais aussi et surtout, des faiblesses afin de définir les stratégies endogènes et les actions idoines pour combler le gap surtout dans le secteur des droits de la santé sexuelle et reproductive des femmes et des filles. « A l’occasion de ce forum, il s’agit de faire un bilan et de mesurer l’avancée de la jouissance des droits des femmes et de fêter également les cinq ans des Objectifs de développement durable », a-t-elle soutenu.

Elle a ajouté que le FGE offre l’opportunité également de regarder les domaines dans lesquels les droits de la femme n’ont pas pu progresser afin de prendre de nouveaux engagements pour la réalisation d’ici à 2030, l’égalité des droits par sexe. Au niveau national, les trois jours de travaux du forum (panels, projection de film) vont être suivis dans les régions, grâce à un système de synchronisation numérique. Pour le gouverneur de la région du Centre, Sibiri de Issa Ouédraogo, le présent forum est à saluer, en ce sens qu’elle « nous offre l’occasion de mener la réflexion sur la situation de la jeune fille et de la femme en vue d’identifier les défis à relever pour la reconnaissance et surtout le respect de leurs droits pour une société plus équitable ».

Au regard des enjeux de ce rendez-vous mondial, il a exhorté les uns et les autres à une participation « effective et active » à la recherche de solutions durables en faveur du bien-être de l’autre moitié du ciel. La cérémonie d’ouverture du FGE à Ouagadougou s’est achevée par la visite du village égalitaire où les femmes ont exposé divers produits transformés. Avant la cérémonie d’ouverture, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes des attaques terroristes au Burkina Faso.

Timothée SOME
timothesom@yahoo.fr

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