Six frères condamnés pour vente de terrain d’autrui

Six « frères » ont comparu devant le Tribunal correctionnel de Ouaga I, le mercredi 30 juin 2021, pour vente de terrain litigieux. Il est reproché aux prévenus d’avoir, courant juillet 2020, vendu une parcelle faisant l’objet d’une procédure pénale à des promoteurs immobiliers. La propriétaire de la parcelle A.Y. accuse les prévenus d’avoir « coupé » trois hectares de son terrain de 10 ha qui lui a été octroyé par le chef de terre de Zakin pour services rendus à son village. Un terrain qu’elle exploitait depuis 2003 pour produire des semences améliorées.

Des explications de dame A.Y. devant le tribunal, c’est courant 2020 que les six prévenus, originaires d’un village voisin appelé Ouamtinga, l’ont sommée de mettre un terme à sa production sous prétexte que le terrain leur appartient. De ce qu’ils ont dit à A.Y., c’est leurs ancêtres qui ont « prêté » le terrain aux habitants de Zakin pour exploitation et en tant que descendants de Ouamtinga, ils sont venus réclamer « leur » terre. Interdite de mettre à nouveau pied sur les lieux, A.Y. décide de porter plainte à la brigade de gendarmerie de Saaba.

Pendant que l’enquête suivait son cours et à la grande surprise de tous, une partie de la parcelle, soit 3 ha, est vendue par les six frères à des promoteurs immobiliers à 18 millions F CFA. Un acte qualifié de stellionat par le procureur qui a requis une condamnation de six mois et une amende de 250 000 F CFA fermes. Le tribunal a finalement condamné les prévenus à 24 mois de prison dont deux fermes et une amende de 5 millions F CFA chacun.


Sept ans de prison pour une « sentinelle »

A.Y., 20 ans, comparaissait aux audiences correctionnelles du TGI Ouaga I, hier mercredi 30 juin 2021, pour acte de grand banditisme. Des faits relayés devant les juges, il ressort que le jeune A.Y. et deux de ses acolytes se livraient à des vols avec agression à l’arme blanche. Leur dernier forfait remonte à mai 2021 où, à l’aide d’un couteau, ils ont dépossédé trois victimes de leurs biens aux alentours du maquis Matata dans le quartier Dapoya de la capitale. Pendant que les deux autres tenaient les victimes en respect afin de les spolier, A.Y., lui, jouait la sentinelle pour s’assurer qu’ils ne soient pas appréhendés. Par ailleurs, il était chargé, après le forfait, de revendre les objets volés.

L’argent était alors partagé entre les trois. « Malheureusement » pour le jeune A.Y., l’enquête de la police, à la suite de leur dernier forfait, a permis de mettre la main sur lui. Reconnu coupable devant les juges, il a été condamné à sept ans d’emprisonnement dont quatre ans fermes et une amende d’un million F CFA. Le président du tribunal qui a dit avoir fait preuve de clémence (le procureur ayant requis 15 ans d’emprisonnement dont 10 ans de sûreté) du fait de son jeune âge, l’a conseillé de se trouver un emploi après sa sortie de prison et d’arrêter le banditisme.


Le récidiviste qui veut « faire carrière » dans le vol

Après avoir écopé de quatre mois de prison ferme pour vol de moutons à l’occasion de la fête de Tabaski 2020, A.K. était une fois de plus devant les juges de Ouaga I, mercredi 30 juin 2021. Cette fois, il est accusé de vol aggravé de vélomoteur appartenant au sieur I.S. Les faits remontant à décembre 2020 où, I.S. ayant constaté la disparition de sa moto stationnée devant sa boutique, a saisi la police pour vol.

Après enquête, la carte grise de la moto et la carte d’identité (CNIB) du propriétaire qui étaient sous la selle au moment du vol, ont été retrouvées au domicile de A.K. Interrogé, il confiera à la police que les pièces ont été oubliées chez lui par un de ses amis du nom de A.C. qui lui a rendu visite. A la suite de ces déclarations, A.C. est également mis aux arrêts par la police. Devant le tribunal, ce dernier a confié n’avoir jamais mis les pieds au domicile de A.K. dont il ignore d’ailleurs où il habite. « Nous nous sommes connus sur un site d’or vers Kaya. Mais après cela, nous nous sommes perdus de vue.

C’est une fois revenu à Ouagadougou que je l’ai revu dans un kiosque », a argumenté A.C. Le procureur, se fondant sur les preuves retrouvées chez A.K. et le fait qu’il a déjà été condamné pour vol, a requis de le reconnaitre coupable des faits à lui reprochés. « Je me rends compte que vous avez décidé de faire carrière dans le vol », a-t-il ironisé.
Il a, par ailleurs, requis 60 mois de prison et une amende d’un million F CFA fermes à son encontre. Quant à A.C., il a demandé qu’il soit relaxé pour manque de preuves. Statuant contradictoirement, publiquement et en matière correctionnelle, le tribunal a condamné A.K. à 48 mois de prison ferme plus un million F d’amende. Quant à A.C., il a été relaxé.


12 mois de sursis pour un voleur de batteries

N.D. a été pris en flagrant délit de vol de batteries, le 3 mai 2021 à Ouagadougou. De passage devant une maison où était stationnés deux camions, il décide de s’y introduire en cachette et de soustraire les batteries des deux véhicules. Il est alors surpris par les vigiles de la cour qui ont appelé la police. En comparution devant le tribunal correctionnel de Ouaga I, le mercredi 30 juin 2021, il a plaidé coupable pour les faits à lui reprochés. Le tribunal l’a alors condamné à 12 mois de prison et 500 000 F CFA d’amende, le tout assorti de sursis.

Rassemblés par Nadège YAMEOGO

 

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