Promotion de l’éducation des jeunes filles : Près de 6 milliards F CFA injectés

Le représentant-pays de Solidar suisse, Dieudonné Zaongo : « L’un des objectifs du projet est de contribuer à l’amélioration des compétences sociales en termes d’éducation financière ».

Le lancement officiel du projet Promotion de l’accès des filles à un système éducatif et de formation professionnelle de qualité (PROMESSE-FP) est intervenu, le vendredi 9 juillet 2021, à Ouagadougou.

L’accès à un système éducatif et de formation de qualité des filles des régions du Sahel, du Nord, de l’Est, du Centre-Nord va connaître une nette amélioration grâce à une initiative portée par un consortium d’ONG internationales. Il s’agit du projet dénommé : « Promotion de l’accès des filles à un système éducatif et de formation professionnelle de qualité (PROMESSE-FP) » dont le lancement officiel a eu lieu, le vendredi 9 juillet 2021, à Ouagadougou. Fruit des efforts de trois ONG que sont Solidar suisse, Educo et Aflatoun international, PROMESSE-FP est entièrement financé par l’ambassade du royaume des Pays-Bas au Burkina Faso.

D’un coût global de 5 milliards 878 millions 606 mille 607 F CFA, le projet couvre la période de mai 2021 à décembre 2024. PROMESSE-FP vise, entre autres, l’amélioration des compétences des sortants du système éducatif, la mise en œuvre d’approches innovantes et efficaces de formation professionnelle et la promotion de cadres de collaboration avec le secteur privé pour favoriser l’accès des filles et des femmes à des revenus décents. La santé sexuelle et reproductive des filles fait également partie des priorités du projet. Le représentant-pays de Solidar suisse qui assure le lead de PROMESSE-FP, Dieudonné Zaongo, a indiqué que les initiatives du projet vont profiter à 121 mille 83 personnes parmi lesquelles 43 mille 625 filles de 15 à 35 ans, 42 mille garçons de 15 à 18 ans du post-primaire et du secondaire, 1 306 enseignants, 160 agents de santé et 33 mille 992 hommes des villages des zones d’intervention.

A l’entendre, le choix du projet se justifie à plus d’un titre au regard des obstacles rencontrés par les adolescents dans leur cursus scolaire. « Les adolescents sont confrontés à plusieurs problèmes de santé qui influencent négativement leur épanouissement et marqués par une fécondité élevée, des avortements clandestins, des grossesses non désirées en milieu scolaire, des obstacles socioculturels qui empêchent l’accès aux services dont ils ont immédiatement besoin afin d’être capables d’exercer leur droit à une vie sexuelle et reproductive saine et des relations de pouvoir
inégales entre les sexes », a souligné M. Zaongo.

Il a précisé que le projet a utilisé une approche participative qui a permis une large consultation des structures déconcentrées de l’Etat travaillant sur les thématiques de PROMESSE-FP et les collectivités territoriales. Dans les zones d’intervention, a détaillé le représentant-pays de Solidar suisse, le projet va travailler avec des partenaires comme l’Association pour la recherche et la formation en agroécologie (ARFA) dans la région de l’Est, l’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori) au Sahel, l’association Tabital Lobal au Nord et l’OCADES-Kaya dans la région du Centre-Nord. Dieudonné Zaongo a exprimé sa gratitude à l’ambassade des Pays-Bas et les autres partenaires qui ont fait de ce projet une réalité.

Alternative pertinente

Le chargé d’affaires de l’ambassade, Maarten Rusch, a déclaré que la cible de PROMESSE-FP que sont les jeunes filles et femmes est prioritaire et répond aux attentes de la représentation diplomatique. « La jeunesse féminine est au cœur des actions de l’ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso. De nos jours, les données sur le taux brut montrent un accès presqu’égalitaire des filles et des garçons à l’école primaire. Mais le nombre de filles se réduit considérablement au fur et à mesure quand on avance dans le cycle secondaire », a-t-il constaté.

C’est pourquoi, une initiative comme PROMESSE-FP apparaît une alternative pertinente pour améliorer non seulement
l’accès des filles à l’éducation, mais aussi leur insertion
socioprofessionnelle. Le ministre de la Jeunesse, de la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’Emploi, Salifo Tiemtoré, qui a présidé la cérémonie de lancement, a rassuré les porteurs de PROMESSE-FP de la présence de l’Etat à leurs côtés dans
la mise en œuvre du projet.

« La jeunesse burkinabè en tant que moteur des grands changements est le fer de lance en matière d’engagement pour un développement économique harmonieux. Le lancement de ce projet axé sur l’accès des filles a un système éducatif et une formation professionnelle de qualité de cet engagement à booster la participation consciente des jeunes filles à la construction d’un Burkina de paix et de justice sociale », a-t-il souligné. M. Tiemtoré a invité les bénéficiaires à faire preuve de patience afin de faciliter une mise en œuvre efficiente du projet. Originaire de la commune de Barsalogho, Aimé Ouédraogo, au nom de tous les bénéficiaires de PROMESSE-FP, a traduit sa gratitude aux initiateurs du projet.

Karim BADOLO

 

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