Système des Nations unies au Burkina Faso : La coordonnatrice-résidente en fin de mission

La Coordonnatrice-résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha : « Je quitte le Burkina Faso avec le sentiment d’un devoir bien accompli ».

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu la Coordonnatrice-résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha, au palais de Kosyam en fin de mission, le lundi 12 juillet 2021. Il s’est également entretenu avec le président sortant du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, Mamadou Ndiaye, le président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Mazobé Kondé et le secrétaire exécutif de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre, Jean-Claude Houssou Dona.

La Coordonnatrice-résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha, après cinq ans passés au « Pays des Hommes intègres » est en fin de mission. Dans la matinée du lundi 12 juillet 2021, au palais de Kosyam, elle a été reçue par le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré. A sa sortie d’audience, elle a dit venir remercier le chef de l’Etat pour « toute l’attention et toutes les facilités » dont elle a bénéficiées au profit d’un partenariat ouvert, permettant aux Nations unies d’être auprès du peuple burkinabè.

« Le contexte sur le terrain n’est pas facile mais le Système des Nations unies que je représente est plus proche des populations burkinabè à travers ses bureaux à Dori, Fada N Gourma, Kaya, Ouahigouya et Bobo-Dioulasso. Cette présence des Nations unies est la marque d’un engagement pris auprès des autorités burkinabè qui ont fait en sorte que la coopération internationale soit bénéfique au peuple burkinabè », a-t-elle affirmé. A l’entendre, les échanges avec le chef de l’Etat ont également porté sur la mobilisation des partenaires autour des questions de développement. Metsi Makhetha a traduit sa satisfaction de voir le Burkina Faso, pour la première fois dans l’histoire des Nations unies, mobiliser au niveau international, tous les partenaires au monde, à travers la commission du Fonds de consolidation de la paix.

Ce, a-t-elle expliqué, pour aborder l’adaptation des instruments de coopération internationale au contexte du Burkina Faso. Elle a, par ailleurs, déploré le fait qu’avec l’insécurité, des Burkinabè aient fui, laisser tout derrière eux, créant des besoins humanitaires. Le locataire de Kosyam a aussi échangé avec le président sortant du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, Mamadou Ndiaye. Pour lui, il est venu faire ses adieux au président Kaboré, président de la conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Des réformes engagées

Selon lui, il a été question, lors de l’entretien, des différentes réformes engagées, sous l’autorité du Conseil des ministres de l’Union, de leurs avancées et des perspectives formulées. « Le président du Faso s’est félicité des évolutions notées et de la contribution du marché au financement des économies. Des records ont été enregistrés au niveau de la mobilisation des ressources aussi bien en 2019 avec plus de 1 600 milliards F CFA qu’en 2020, avec plus de 2 000 milliards F CFA assortis de taux d’intérêt satisfaisants et des maturités plus longues qui permettent d’accompagner le financement des investissements dans nos Etats », a-t-il indiqué.

A l’en croire, Roch Marc Christian Kaboré s’est réjoui que les réformes entreprises puissent améliorer le positionnement du marché et favoriser l’évolution des acteurs dans leurs différents secteurs. Cela a été concrétisé, a souligné Mamadou Ndiaye, à la faveur de l’appui des Partenaires techniques et financiers (PTF), entre autres, la Banque mondiale (BM), l’Agence française de développement (AFD), la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds monétaire international (FMI). « In fine, nous pensons que le marché financier régional augure une nouvelle ère via la modernisation et la nouvelle règlementation afin de contribuer plus significativement aux côtés des
ressources bancaires et budgétaires », a ajouté M. Ndiaye.

A la suite des deux personnalités, le président Kaboré a reçu le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Jean Mazobé Kondé. Celui-ci a laissé entendre que l’entrevue avec le chef de l’Etat, garant de la Constitution, est une
tradition pour se concerter autour des questions de justice (les sujets sécuritaires et la rencontre en novembre prochain avec le président du Faso sur l’indépendance de la magistrature). Le dernier hôte à Kosyam a été le secrétaire exécutif de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre, Jean- Claude Houssou Dona, ministre de l’Energie du Bénin.

A ses dires, il est allé évoquer la réunion tenue, avant sa visite à la présidence, pour faire le point des décisions prises en décembre dernier dans le cadre du Conseil des ministres et d’initiatives de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du
Centre. Jean-Claude Houssou Dona a fait savoir qu’il était nécessaire d’aller recueillir les recommandations et conseils du chef de l’Etat pour surmonter les difficultés et poursuivre la dynamique mise en place. « Il y a présentement six Etats sur huit qui ont
ratifié l’accord de l’Alliance et les deux autres devraient rejoindre l’accord avec le soutien du Chef de l’Etat.

Au-delà de la feuille de route mise en place en décembre dernier, il y a un secrétariat exécutif intérimaire pour conduire les affaires et le recrutement en cours de l’équipe du secrétariat exécutif définitif », a confié M. Dona. A son avis, il faut saluer les avancées au Burkina Faso concernant l’installation d’infrastructures de biodigesteur qui renforcent le leadership du « Pays des Hommes intègres » en la matière. Il a, en sus, informé de la signature d’un accord de siège pour l’ancrage de l’Alliance au Burkina Faso.

Boukary BONKOUNGOU

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