Semaine de la sécurité routière 2021 : une caravane pour promouvoir le port du casque

Des membres du gouvernement à la tête d’un peloton motorisé composé d’autorités administrative, coutumière et religieuse et une foule nombreuse, ont sillonné, le mardi 13 juillet 2021, les artères de la ville de Manga, chef-lieu de la région du Centre-Sud, dans le cadre des activités de promotion de la sécurité routière organisées à l’occasion de la Ve édition de la Semaine de la sécurité routière.

Les rues de la ville de Manga, chef-lieu de la région du Centre-Sud, ont été animées dans la matinée du mardi 13 juillet 2021, par une parade de motocyclistes, conduite par des acteurs peu ordinaires. En effet, des membres du gouvernement, à savoir le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou et ses homologues en charge de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, des infrastructures, Eric Bougouma et des ressources animales, Tegwendé Modeste Yerbanga, ainsi que le chef de Manga. Sa Majesté Naaba Kiiba II, la gouverneure du Centre-Sud, Josiane Kabré et des responsables de structures administratives et religieuses, casques vissés sur la tête, ont roulé en compagnie d’une foule nombreuse sur plusieurs kilomètres dans les artères de Manga. Cette parade, a confié, le ministre Dabilgou, est une forme de communication entrant dans le cadre des activités de la Ve édition de la Semaine de la sécurité routière (SSR), qui se tient du 12 au 17 juillet à Manga.

La tête du peloton motorisé était conduite par des membres du gouvernement et la gouverneure du Centre-Sud, Josiane Kabré (4e à partir de la droite).

« C’est une sorte de publicité autour du port du casque », a déclaré M. Dabilgou. Pour lui, la situation dramatique que vit le pays en termes d’accidents de circulation commande plus d’égard et de rigueur pour le port du casque. En 2020, a-t-il dit, les données des services en charge de la sécurité routière révèlent que le Burkina Faso a enregistré plus de 22 000 accidents avec plus de 1000 morts dont la plupart concernent les jeunes qui roulaient sans casque. Vincent T. Dabilgou a regretté cette situation et déploré que malgré le casque offert par les concessionnaires après achat de la motocyclette, des propriétaires ne les utilisent pas, une fois en circulation. Les
ministres en charge de la santé, des infrastructures et des ressources animales ont, eux aussi, attiré l’attention sur l’importance du port du casque. Pr Charlemagne Ouédraogo a expliqué que de nombreux décès à la suite des accidents de circulation sont dus à des traumatismes qui, cependant, peuvent souvent être évités grâce au casque.
« Nous n’avons pas suffisamment de spécialistes dans tous les hôpitaux pour offrir des soins liés aux traumatismes crâniens. C’est pour cela, qu’il est important de les prévenir en portant le casque », a insisté le ministre en charge de la santé.

La sensibilisation d’abord, la répression ensuite

Pour Sa Majesté, Naaba Kiiba II de Manga, le port du casque doit désormais être un réflexe pour tous les motocyclistes en l’occurrence ceux de la ville de Manga qui a connu de nombreux aménagements routiers à la faveur des festivités du
11-Décembre 2018. « Cela est très important », a-t-il noté, avant de témoigner son soutien à l’initiative de la caravane à laquelle il a participé dans le but de « marquer son accompagnement à l’administration » dans ses efforts de promotion du civisme routier.
A écouter le ministre Vincent T. Dabilgou, la politique du gouvernement pour inciter au port généralisé du casque va encore se traduire par le renforcement de la sensibilisation des usagers de la route. La répression, elle, viendra en second recours, a-t-il dit.
Outre la caravane sur le port du casque, les organisateurs de la Ve édition de la SSR, ont tenu également, dans la matinée du mardi, une séance de don de sang.

Le Directeur général de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), par ailleurs président du comité d’organisation de la SSR, Adama Kouraogo, a indiqué que l’activité vise à récolter des poches pour répondre aux besoins des blessés lors des accidents et autres demandeurs. Le chef de service des études et de la planification à l’ONASER, Hamadi Mahadjou, qui a offert son sang à l’occasion, a estimé que l’activité vaut son pesant d’or dans la mesure où le sang est précieux et rare en cette période de vacances scolaires marquée aussi par la recrudescence du paludisme. Tout en considérant son geste comme une contribution pour la prise en charge des blessés lors des accidents de circulation, il a invité les usagers de la route à prévenir cette situation en cultivant le civisme et en adoptant les bonnes
pratiques.

Mamady ZANGO
mzando18@gmail.com

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