Risques agricoles : les acteurs évaluent les résultats préliminaires

Le ministre de l’Agriculture des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation a organisé le mercredi 14 juillet 2021 un atelier de partage et de validation des résultats préliminaires de l’étude d’évaluation sur les risques agricoles au Burkina Faso.

Face aux risques agricoles et à la volatilité des productions, le gouvernement burkinabè s’est engagé à juguler le phénomène afin d’accroître les rendements des producteurs. C’est ainsi que le pays a intégré la Plateforme pour la gestion des risques agricoles (PARM) en novembre 2019, afin de bénéficier de l’appui technique de cette structure mondiale, en passant d’une «culture de faire face aux catastrophes à une gestion intelligente des risques ». Le mercredi 14 juillet 2021, il s’est tenu un atelier de partage des connaissances et d’apprentissage sur les risques agricoles à Ouagadougou.

A cette occasion, le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Agriculture des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation, Yassia Kindo, représentant le ministres a indiqué qu’en signant le partenariat avec la PARM, le gouvernement cherche essentiellement à maîtriser la gestion des risques agricoles en vue de l’atteinte du niveau « faim zéro » d’ici à 2030 déclinée dans les Objectifs de développement durable (ODD). Dans la même dynamique, le SG a précisé que le gouvernement s’active dans la même foulée à protéger son secteur sylvo-pastoral à travers un contrôle sur les risques récurrents. « Après l’atelier, nous aurons une évaluation minutieuse afin de dégager non seulement les risques majeurs, mais aussi de trouver les instruments nécessaires pour y faire face », a-t-il fait savoir. Selon ses explications, le ministère en charge de l’agriculture est déjà engagé à trouver des solutions résilientes et d’adaptation aux risques agricoles auxquels le pays est confronté.

Mutualiser les efforts

Il a rassuré que les autorités agricoles burkinabè sont certaines de pouvoir mutualiser leurs actions afin de faire barrage aux risques agricoles. En ce qui concerne les risques, le SG Kindo a cité ceux liés au secteur de l’élevage, aux économies rurales, les risques phytosanitaires (…), et les effets néfastes de l’insécurité qui ébranlent les efforts des acteurs du monde agricole dans certaines zones du pays.

Pour parvenir à des résultats conséquents, M. Kindo a invité l’ensemble des participants à l’atelier, à faire des propositions et des recommandations à même d’orienter les actions des décideurs politiques. « Nous sommes convaincus que c’est à partir des solutions issues de cet atelier que nous pourrons mutualiser nos efforts pour faire face aux risques afin de parvenir à la transformation de notre agriculture et atteindre les objectifs à nous fixés », a-t-il déclaré. Pour le responsable technique de la PARM, Jean-Claude Bidogeza, la prévalence et la complexité des risques auxquels sont confrontés les systèmes agricoles des pays en développement, ainsi que l’incapacité de ces nations à traiter de manière rationnelle, holistique et intégrée ces risques, constituent un frein à l’émergence du monde rural.

« La gestion des risques agricoles est fondamentale pour l’avenir des systèmes alimentaires productifs durables. Et la PARM veut aider les pays en développement à identifier les domaines dans lesquels les réformes politiques et les investissements ciblés peuvent être les plus efficaces pour renforcer la résilience du secteur agricole », a conclu l’expert Bidogeza.

Wanlé GérardCOULIBALY
Sidwaya Ida OUEDRAOGO
(Stagiaire)

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