Coopération tunisio-burkinabè : l’ambassadeur, Mohamed Kahloun, aux Editions Sidwaya

L’ambassadeur de Tunisie au Burkina Faso, Mohamed Kahloun (gauche) : « Le peuple tunisien a demandé à plusieurs reprises la dissolution du Parlement »

En fin de mission, l’ambassadeur de Tunisie au Burkina Faso, Mohamed Kahloun, a rendu visite au Directeur général (DG), des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, pour lui faire ses adieux, le mardi 3 août 2021, à Ouagadougou.

Fin de mission pour l’ambassadeur de Tunisie au Burkina Faso, Mohamed Kahloun. Présent depuis 2017 sur le sol burkinabè, c’est le 31 août prochain qu’il va quitter le pays des Hommes intègres. A cet effet, il s’est rendu aux Editions Sidwaya pour témoigner sa reconnaissance et informer le Directeur général (DG), Mahamadi Tiégna, de son départ. C’était le mardi 3 août 2021, à Ouagadougou. Aussi, il a profité de l’occasion pour apporter au DG, quelques éléments d’informations sur les mesures exceptionnelles prises par le président tunisien Kaïs Saïed dans la soirée du 25 juillet 2021.

Selon M. Kahloun, la coopération entre la Tunisie et le Burkina Faso a été passée en revue lors des échanges. A cet effet, il a fait remarquer que beaucoup d’étapes ont été franchies.
« Nous avons beaucoup réalisé surtout dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle, de l’agriculture et de la communication », a-t-il fait savoir. Des mesures prises par le président tunisien au soir du 25 juillet 2021, l’ambassadeur a confié qu’elles ont été adoptées afin de garantir la stabilité du pays et le bon fonctionnement de l’Etat et des institutions.

Ainsi, il a révélé que ces décisions s’inscrivent dans le cadre exceptionnel cité dans l’article 80 de la Constitution tunisienne. Il a, en outre, signifié que ces décisions viennent confirmer et exprimer la volonté du peuple tunisien de changer la donne politique. M. Kahloun a, par ailleurs, signifié l’attachement du président Kaïs Saïed au processus démocratique, au respect des droits de l’homme et surtout à la liberté de presse et d’expression.

« Il n’y a aucune intention d’abuser des hommes d’affaires ou de confisquer leur argent. Cependant, nous comptons sur leur patriotisme dans cette circonstance délicate », a déclaré l’ambassadeur. Il a rappelé qu’en plus d’être la date de célébration du 64e anniversaire de la proclamation de la république, le 25 juillet 2021 était aussi un jour de manifestations populaires contre un bilan « très mauvais » de la classe politique qui gouverne le pays, depuis la révolution 2011.
D’où l’initiative du président de suspendre le parlement et de limoger le Premier ministre.

Bintou SORE
(Stagiaire)

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