Journée nationale de l’arbre : Gagner le combat contre la désertification

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a planté un baobab pour lancer la campagne de reforestation.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé le samedi 7 juillet 2021 à Ziniaré, la IIIe édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA). A l’occasion, il a mis en terre un baobab et appelé ses concitoyens à planter au moins 10 millions d’arbres pour « gagner le combat contre la désertification ».

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a engagé chaque Burkinabè à planter un arbre. Dans le village de Boalin, dans la commune de Ziniaré, il a donné l’exemple, le samedi 7 août 2021, en mettant en terre un baobab, à l’occasion du lancement officiel de la IIIe édition de la Journée nationale de l’Arbre (JNA). « Notre ambition, cette année, est de mettre en terre 10 millions de plants et j’engage chaque Burkinabè à planter un arbre », a-t-il affirmé. Pour lui, c’est à ce prix que le pays préservera ses ressources forestières et protégera les générations actuelles et futures, des effets du changement climatique. « Nous devons reverdir le Burkina Faso et apporter également notre contribution à la lutte contre le changement climatique et gagner le combat contre la désertification », a insisté le chef de l’Etat.

Sur le site de Boalin, au moins 300 000 plants ont été mis en terre. Dans la région du Plateau central, au moins 600 000 arbres, constitués 75% d’espèces locales et utilitaires, seront plantés durant cette campagne de reforestation. Pour le président Kaboré, il ne faut pas seulement planter des arbres. « Il faut assurer leur entretien, il faut veiller à ce que les animaux ne les mangent pas, que l’homme ne soit pas responsable encore de sa destruction », a-t-il fait remarquer. C’est une autre paire de manches qui, selon lui, nécessite beaucoup de sensibilisations et de prise de conscience au niveau des populations. Parce que, à croire le président du Faso, la nature n’est détruite que par l’homme. « Je pense que la répétition que nous faisons chaque année, va permettre de faire en sorte que cette prise de conscience soit entière à tous les niveaux », s’est convaincu le président Kaboré.

« Un Burkinabè…, un arbre… »

Le chef de l’Etat : « Notre ambition, cette année, est de mettre en terre 10 millions de plants ».

La présente édition de la JNA s’est tenue sous le thème : « Arbre, identité culturelle et cohésion sociale ». Le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, a évoqué le caractère symbolique de l’arbre dans la résolution des différends entre les communautés et l’a présenté comme un élément d’identité culturelle, en référence au thème. Outre ses rôles socioculturels, les arbres participent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la restauration de la fertilité des sols, à la santé, à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté, foi du ministre Sawadogo. C’est pourquoi, il a appelé toutes les couches de la société à planter et à entretenir les arbres.

Il a invité notamment les établissements d’enseignement à réactiver les clubs écologiques. « Je demande à chaque Burkinabé de planter chaque année un arbre. Ce qui fera un gain de 20 millions d’arbres au moins par an », a insisté le ministre en charge de l’environnement. Avant l’appel des autorités, des citoyens se distinguent déjà dans le reboisement. Onze (11) d’entre eux ont été décorés dans l’Ordre du mérite du développement rural, avec agrafe Environnement, pour leurs efforts dans la promotion des bonnes pratiques en matière de préservation des ressources forestières et d’amélioration du cadre de vie. Le chef dozo, Maître Yacouba Drabo, récipiendaire, a loué l’initiative du gouverne- ment qui l’invite à planter plus.

« Nous connaissions l’importance des arbres, parce que nous travaillons beaucoup avec les arbres, notamment pour la santé, l’alimentation. Mais depuis quelques années, beaucoup d’espèces disparaissent. C’est pourquoi, nous plantons beaucoup et demandons aux autres de le faire », a-t-il affirmé. Les meilleures produc- tions journalistiques et les collectivités territoriales, qui se sont illustrées dans la protection de l’environnement, ont été également primées.

Djakaridia SIRIBIE

Paul Ousmane COMPAORE (stagiaire)

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