Téléconsultation en pédiatrie : Expérience avec une patiente souffrant d’une envenimation

Le spécialiste en téléconsultation avec le centre hospitalier régional de Dori.

Le ministère de l’Economie numérique, des Postes et de la Transformation digitale en collaboration avec le ministère de la Santé, a organisé la deuxième téléconsultation au service pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Yalgado- Ouédraogo (CHU/YO), le vendredi 6 juillet 2021, à Ouagadougou.

Deux jours après un premier essai réussi au service de dermatologie, un deuxième exercice de téléconsultation a eu lieu, en collaboration entre le ministère de l’Economie numérique, des Postes et de la Transformation digitale et celui de la Santé au service pédiatrique du Centre hospitalier universi-taire Yalgado Ouédraogo (CHU/YO), le vendredi 6 août 2021. Selon la ministre en charge de l’économie numérique, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, l’objectif est d’améliorer l’offre de santé en utilisant le numérique. Pour ce deuxième exercice, il s’est agi de consulter une patiente souffrant d’une « envenimation sévère de grade 3-4 », a laissé entendre le Pr Fla Kouéta, chef du département pédiatrique du CHU/YO.

L’envenimation est l’absorption d’une substance venimeuse dans l’organisme par inoculation. Âgée de 14 ans, elle été admise au centre hospitalier régional de Dori, dix jours après une morsure de serpent au pied gauche. Pour lui, l’intérêt de cet exercice est de permettre aux médecins en périphérie d’acquérir plus d’expériences pour une meilleure prise en charge des patients. Aussi, il a ajouté que le projet va non seulement permettre de réduire la difficulté de prise en charge, mais aussi réduire fortement la mortalité des patients. De ce fait, le Pr Kouéta a formulé deux recommandations à l’endroit du ministère en charge de l’économie numérique.

« Il faudrait fixer les dispositifs dans toutes les structures de santé. Aussi, pour faciliter la fluidité des échanges et surtout regarder les images, il faudrait que la connexion soit à très haut débit », a-t-il souhaité. La ministre Ouattara a dit avoir relevé une amélioration et une meilleure maîtrise de l’outil par rapport au premier essai.

Un personnel à former

La ministre en charge de l’économie numérique, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon : « Vu la sensibilité du domaine de la santé, nous allons aller progressivement, afin de nous donner toutes les chances de réussir ».

« De façon inclusive, avec tous les acteurs qui interviennent dans l’offre de la santé, nous voulons nous donner toutes les chances de réussir ce processus d’utilisation du numérique», a-t-elle déclaré. Après ces premières expériences, Mme la ministre en charge de l’économie numérique a confié qu’un autre projet- pilote sera mis en place afin d’identifier les centres à équiper et le personnel à former pour continuer l’exercice.

« Actuellement, ce sont ces deux tests. Avec le ministère de la Santé, nous allons identifier les zones prioritaires qui ont de grands centres et des médecins spécialistes comme Bobo-dioulasso et Ouagadougou. Les pathologies seront identifiées par les sociétés savantes. Et avec le ministère de la Santé, nous mettrons les équipements et tout le dispositif en place », a-t-elle ajouté. Quant à la sécurité des données, la ministre Ouattara a affirmé qu’une loi protège les informations privées et sensibles. Car, a-t-elle expliquée, afin de garantir l’intégrité des données, la souveraineté numérique et la vie privée des patients qui passent par la téléconsultation, les plateformes et les applications utilisées sont toutes hébergées sur des serveurs burkinabè.

Bintou SORE (Stagiaire)

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