Fédération des associations islamiques du Burkina : Adama Sakandé, nouveau secrétaire exécutif national

L’invité d’honneur, le Président de l’Assemblée nationale, Bala Sakandé, a souhaité que le vivre-ensemble soit une valeur partagée au Burkina.

La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a tenu, les 7 et 8 août 2021, son 2e congrès ordinaire. A l’issue de deux jours de travaux, Adama Sakandé a été désigné secrétaire exécutif national.

Une nouvelle ère vient de s’ouvrir à la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB). Sidi Mohamed Koné, ex-secrétaire exécutif national vient de passer le témoin à Adama Sakandé, à l’issue du 2e congrès ordinaire de la faîtière des associations islamiques qui s’est tenu, les 7 et 8 août dernier à Ouagadougou. Désigné pour un mandat de cinq ans, M. Sakandé est ancien vice-président de la FAIB et membre de l’association de la communauté musulmane du Burkina. Le congrès a aussi décidé que Oumarou Zoungrana, président du mouvement sunnite du Burkina poursuive son mandant de président du présidium de la FAIB. Des changements majeurs ont été opérés dans le fonctionnement de l’organisation.

Il s’agit, du passage de 4 à 5 ans pour la durée du mandat, la possibilité pour la FAIB d’organiser désormais une assemblée générale de mi-mandat avec la participation de toutes les associations membres et de l’entrée de la gent féminine au secrétariat. De même, la faîtière aura dorénavant huit vices présidents en lieu et place des 8 chargés de mission. Ce congrès ordinaire, après celui de 2015, a été l’occasion pour les congressistes de faire le bilan des quatre dernières années des actions de la FAIB. Selon le président du présidium de la FAIB, Oumarou Zoungrana, le bilan des quatre années est satisfaisant au regard de la participation de la fédération sur un certain nombre de questions importantes du pays.

« La FAIB a participé à l’organisation des élections apaisées au Burkina. Nous avons mis en place une stratégie de lutte contre la radicalisation, la COVID-19. Nous avons lutté pour la prise en compte des préoccupations musulmanes dans les grandes lignes gouvernementales. Nous nous sommes impliqués dans la rédaction de la Constitution…», a rappelé M. Zoungrana. Le conclave s’est tenu dans un contexte marqué par des attaques terroristes, dont certaines seraient commises au nom de l’islam et des musulmans, a-t-il regretté. Pourtant, a-t-il insisté, les actions des groupes terroristes sont la cause des souffrances de milliers de Burkinabè dont la majeure partie est constituée de musulmans.

Respecter la vie humaine

Alors, il a condamné une fois de plus ces actes « barbares » et exprimer son soutien aux acteurs engagés dans la lutte contre le terrorisme. « Je rappelle encore que l’islam est une religion de paix et de respect de la vie humaine. La paix et la prospérité au Burkina ne saurait être une réalité sans un dialogue franc et une réconciliation sincère», a insisté Oumarou Zoungrana. C’est pourquoi, il a affirmé : « nous les leaders islamiques, exhortons les différents acteurs de la scène politique ou publique à travailler à une réconciliation de tous les Burkinabè afin de donner une chance à tous de vivre en sécurité afin de contribuer à la construction du pays ».

Le congrès a été patronné par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avec pour invité d’honneur, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Sakandé. « Nous sommes un Etat laïc. Cela ne signifie pas un Etat sans religion. Ce n’est pas la première fois que des autorités se déplacent chez des coutumiers ou d’autres religions. Nous voulons que la population se ressaisisse, nous sommes un peuple cosmopolite composé de plusieurs religions. Nous devrions pouvoir partager ce vivre-ensemble. Le plus important. Nous devons travailler à pérenniser», a-t-il clarifié.

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr


Bio express

Le nouveau secrétaire exécutif de la FAIB n’est pas un inconnu au sein de la communauté musulmane. Adama Sakandé a intégré le bureau de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), dirigé en son temps par feu El hadj Oumarou Kanazoé, en 2004, en qualité de vice-président. Après leur premier mandat, El Hadj Kanazoé décède en 2010. Selon les textes de la CMBF, le bureau qu’il avait mis en place, peut conduire les affaires jusqu’à la fin du mandat.
C’est ainsi qu’il a été convenu avec l’ensemble des sections dans les 45 provinces, sur la base des textes, que le bureau d’alors conduise les affaires jusqu’à la tenue en 2015 d’un congrès pour mettre en place un nouveau bureau. C’est ainsi que Adama Sakandé a eu la lourde charge d’assurer l’intérim de la CMBF. A l’élection d’El hadj Rasmané Sana, en 2015, le nouveau secrétaire exécutif de la FAIB quitte le bureau. Membre-fondateur de la FAIB, El hadj Sakandé est Chevalier de l’Ordre national.

 

A.A.N

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