Sécurisation du territoire national : GARSI II mis en « orbite »

Les éléments de la deuxième phase du Groupe d’action rapide et d’intervention du Sahel (GARSI II), composés essentiellement de gendarmes ont scellé leur formation de redéploiement, le vendredi 27 août 2021, à Laongo, dans le Plateau central.

Les participants ont assisté à plusieurs démonstrations tactiques.

Les éléments du Groupe d’action rapide, de surveillance et d’intervention (GARSI) phase II sont prêts à être déployés sur le terrain du combat. La formation nécessaire à ces gendarmes ayant déjà fait leurs preuves dans le métier des armes s’est achevée, le vendredi 27 août 2021, sur le site du Centre d’instruction de la gendarmerie, basée à Laongo dans le Plateau central. Ils sont au total 151 nouveaux stagiaires qui ont été formés en intervention spéciale, professionnelle et en formation physique et morale. Une série d’exercices de démonstrations des techniques spéciales apprises au cours de la formation a prouvé à souhait, que les hommes sont au « top ». Ces techniques appliquées sont, entre autres, la maîtrise sans armes de l’adversaire, la réaction à une embuscade et le combat de localité. Bien formés et bien entraînés, ces soldats d’élite ont tous reçu des attestations pour intégrer la prestigieuse famille des unités spéciales. Pour le ministre de la Sécurité, Lomboza Maxime Koné, une partie des 151 hommes sera déployée dans la zone de Iolonioro dans la région du Sud-Ouest et une autre en renfort au détachement stationné à Toéni dans la Boucle du Mouhoun. Le ministre Koné n’a pas tari d’éloges à l’endroit de cette unité de la gendarmerie.

Il a affirmé que les premiers GARSI ont réalisé des résultats probants sur le terrain plus précisément dans les localités de Toéni et Barani. Selon lui, les actions de l’unité ont permis le retour des populations, menacées les terroristes, sur les terroirs. M. Koné a également indiqué qu’à l’actif de GARSI 1, l’on peut citer l’arrestation de plusieurs terroristes et la neutralisation de certains hommes armés non identifiés. « Par cette force spéciale, nous avons pu engranger des victoires. Plusieurs terroristes ont été arrêtés et d’autres neutralisés. Le plus important, c’est que les espaces qui avaient été abandonnés par nos populations sous la menace terroriste ont été récupérés. Ainsi, GARSI 1 a permis aux populations de revenir à Toéni et à Barani », a-t-il affirmé. Selon le ministre, c’est au regard des résultats de GARSI1 que le gouvernement, a, une fois de plus, sollicité l’Union-européenne pour la mise sur pied de GARSI II pour « anticiper » à Iolonioro où des actions d’insécurité sont déjà visibles.

La technique de l’anticipation

Aussi, il s’agit, comme l’a signifié Maxim Koné, d’installer tour à tour une ceinture de sécurité sur les bandes frontalières avec les pays voisins du Burkina. Et ce, conformément à la stratégie nationale de défense et de sécurisation du territoire. L’expert en sécurité intérieure auprès de la délégation de l’Union européenne au Burkina, Guy Enfru, a invité les éléments du GARSI II à plus de solidarité entre eux sur le terrain. Mieux, il les a conseillés de collaborer avec les populations pour avoir leur soutien et le renseignement nécessaire à la réussite de leur mission. Aussi, M. Enfru a rassuré qu’au nom de la relation bilatérale avec le Burkina Faso, l’UE sera toujours à ses côtés pour lui apporter le soutien nécessaire pour le retour à la sécurité. « Nous mettrons les moyens nécessaires pour aider le pays à faire face à cette menace terroriste. Nous allons poursuivre notre accompagnement dans la démarche qui est la vôtre de former des unités capables de faire changer la situation tactique et stratégique sur le terrain », a-t-il dit.

Fort de 151 commandos, GARSI 2 est opérationnel.

Le Maréchal des logis, Constant Yamboueba, porte-parole des stagiaires a indiqué que la formation s’est bien déroulée. Il a salué l’esprit de famille qui a régné entre les éléments de l’unité. Il a demandé à ses « camarades » de s’armer de courage et de volonté afin de réussir les différentes missions qui leur seront assignées. Les points focaux des formations GARSI, avec à leur tête le lieutenant-colonel, Evrard Somda, ont salué le courage et l’abnégation des hommes. La formation, selon eux, a été un franc succès et les parchemins décernés sont mérités. La formation a été assurée par 23 cadres formateurs nationaux et 10 experts étrangers venus d’Italie, d’Espagne, du Portugal et de la France.

Wanlé Gérard COULIBALY

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