Filière semences agricoles améliorées certifiées : Inoussa Ouédraogo révolutionne la production semencière

Cet appareil assure le traitement biologique des champs par la capture et la destruction des insectes ravageurs.

Les journalistes ont visité la ferme semencière à vocation biologique du président de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina (UNPSB), Inoussa Ouédraogo, le lundi 20 septembre 2021 dans le village de Koumbo dans la province de la Sissili.

La production semencière a de beaux jours au Burkina Faso. Considérée comme la base de toute bonne production agricole, la multiplication des semences agricoles améliorées certifiées exige des conditions particulières de production et le respect strict des itinéraires techniques. Le lundi 20 septembre 2021, dans la ferme semencière du président de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina (UNPSB) Inoussa Ouédraogo située dans la zone de Léo, ce dernier a présenté aux hommes de médias, le travail de multiplication de la semence de base.

Trois grands sites hébergent les cultures semencières de cinq spéculations avec diverses variétés. Des chiffres, Inoussa Ouédraogo a indiqué avoir emblavé 50 hectares de semence certifiée de maïs, 60 hectares de soja, 20 hectares de riz, 10 hectares d’arachides, 10 hectares de niébé (…) sans compter les cultures destinées à la consommation. Selon l’entrepreneur agricole, la filière semencière se porte bien et les producteurs engagés dans la culture de la semence améliorée maîtrisent les données techniques qui accompagnent cette production. En effet, Inoussa Ouédraogo a précisé que la culture de semence nécessite beaucoup d’engagement et de détermination. « Il faut un très bon labour afin de préparer un champ bien meuble pour les semis.

Les dates des semis, de sarclage, d’épandage des fertilisants doivent respecter un calendrier précis. Il faut une surveillance accrue afin de prévenir les attaques parasitaires et autres maladies des plantules », a-t-il expliqué. A la date de la tournée de presse, l’ensemble de champs visités était au stade de maturation.

Réussir le défi

Pour réussir le défi d’exploiter de vastes superficies, l’entrepreneur agricole a fait appel à la technologie. Ainsi, des dispositifs électriques émettant de la lumière bleue au cours de la nuit sont installés dans les champs de soja et autres spéculations afin de lutter contre les insectes ravageurs. Leur rôle consiste à attirer et à neutraliser les insectes avant qu’ils ne s’attaquent aux plantes.

Selon le président de l’UNPSB, une trentaine d’employés permanents
et un ingénieur agronome ont la charge de ses champs de Léo.

Un traitement biologique très efficace selon le semencier qui évite au producteur d’utiliser des produits phytosanitaires sur les parcelles. A la tête de l’UNPSB depuis deux ans, le président Ouédraogo dit avoir travaillé à professionnaliser davantage la filière, à rendre plus visibles les activités de l’union et à œuvrer pour plus de mécanisation agricole. Pour la campagne en cours, Inoussa Ouédraogo a indiqué que l’UNPSB prévoit produire 20 000 tonnes de semences certifiées pour répondre au besoin du marché national et international. Aussi, il a indiqué qu’en réponse à l’initiative présidentielle « produire un million de tonnes de riz paddy », l’UNPSB se doit de jouer sa partition.

Car selon lui, un tel projet demande la production d’environ 8 000 tonnes de semences certifiées. Selon M. Ouédraogo, les producteurs ont la volonté de relever le défi de l’initiative présidentielle « produire un million de tonnes de riz paddy » et avec la promotion de la mécanisation agricole et la transformation, le patron des semenciers est optimiste quant à l’atteinte des objectifs fixés par ce projet.

Wanlé Gérard COULIBALY

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