Réduction des gaz à effet de serre : Une stratégie nationale en élaboration

Le directeur de l’AFD au Burkina Faso, Gilles Chausse, a indiqué que sa structure finance le Burkina Faso à plus de 19 milliards F CFA à travers la « Facilité 2050 ».

Le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, a lancé l’élaboration de la stratégie de développement à faible émission de Gaz à effet de serre (GES) à long terme, au cours d’un atelier, le mardi 5 octobre 2021, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso entend réduire significativement, dans le temps, les émissions de Gaz à effet de serre (GES) dans sa lutte contre le changement climatique. Dans cette dynamique, l’élaboration d’une stratégie nationale de développement à faible émission de GES à long terme a été lancée, le mardi 5 octobre 2021, à Ouagadougou. Le lancement est intervenu lors d’un atelier qui a regroupé des personnalités d’institutions provenant des secteurs publics et privés, de la société civile et des membres des groupes de travail sectoriels.

Le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo a, d’emblée, rappelé que le Burkina Faso a ratifié l’Accord de Paris sur le climat de 2015 qui prévoit, entre autres, la baisse de la température mondiale en-dessous de 2°C. « En traduisant son engagement, le Burkina Faso a signé un accord tripartite avec l’Agence française de développement et The Global Growth Institute-GGGI pour élaborer la stratégie nationale de développement à faible émission de GES à long terme dans le but de respecter les dates butoirs », a-t-il expliqué.

Pour le ministre Sawadogo, les travaux de la préparation du document vont prendre deux ans pour aboutir à des conclusions probantes qui vont permettre au Burkina Faso de réduire fortement ses émissions de GES pour un développement durable. « J’ai invité

Le ministre en charge de l’environnement, Siméon Sawadogo : « La stratégie de développement à faible
émission de Gaz à effet de serre (GES) à long terme va
permettre un développement durable au Burkina Faso ».

l’ensemble des acteurs à participé techniquement et intellectuellement à l’atelier pour que nous puissions avoir une stratégie à mettre en œuvre pour la première fois en Afrique », a-t-il indiqué.

Le Burkina Faso félicité

Selon le directeur de l’Agence française de développement (AFD) au Burkina Faso, Gilles Chausse, l’AFD a fait du changement climatique son cheval de bataille en accompagnant le Burkina Faso par la « Facilité 2050 », avec un financement de 30 millions d’euros (plus de 19 milliards FCFA). « Nous félicitons le Burkina Faso qui a bénéficié de ce financement aux côtés d’une trentaine de pays pour s’inscrire dans une stratégie de long terme inclusive et participative de lutte contre le changement climatique et de réduction des gaz à effet de serre », a-t-il laissé entendre.

C’est tout le sens, a avisé Gilles Chausse, de l’atelier qui s’est ouvert pour que toutes les parties prenantes puissent prendre une part active à la formulation de cette stratégie. Il a fondé l’espoir qu’à terme, la stratégie de développement à faible émission de GES soit la plus ouverte, partagée et consensuelle possible autour de missions communes.

« Quand on parle d’émission de gaz à effet de serre, on évoque la capacité d’un pays à s’adapter au changement climatique, à réduire ces émissions dues au transport, à l’agriculture, la déforestation, etc. C’est un ensemble de facteurs qu’il faut contenir et

Le représentant du représentant-résident de GGGI au Burkina Faso, Lamine Ouédraogo : « Il sera difficile pour un pays qui ne disposerait pas de cette stratégie
d’accéder aux finances climatiques ».

prendre des mesures comme la promotion des énergies renouvelables qui permettent de lutter efficacement contre le changement climatique », a-t-il défini.

Quant au représentant du représentant-résident de GGGI au Burkina Faso, Lamine Ouédraogo, il a confié que l’originalité du document en cours d’élaboration réside dans le fait que c’est un engagement pris par le Burkina Faso conformément à l’Accord de Paris sur le climat. « Il est recommandé à tous les Etats-parties de cet accord, au-delà de la Contribution déterminée au niveau national, de pouvoir disposer d’une stratégie à long terme qui constitue la première particularité.

La deuxième particularité est que cette stratégie deviendra par la suite une conditionnalité pour mobiliser les ressources afin de mettre en œuvre la politique nationale en matière de lutte contre le changement climatique », a-t-il précisé. A entendre Lamine Ouédraogo, le document en formulation, fondement de tous les programmes et politiques de lutte contre la variation climatique, est une opportunité pour le Burkina Faso de projeter ses efforts de réduction des GES et d’adaptation au changement climatique.

Boukary BONKOUNGOU

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