Médias publics : Le ministre Tamboura encourage le personnel de l’AIB

Au cours de sa visite, l’hôte du jour a échangé avec le personnel de l’AIB.

Le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura a effectué, le mercredi 20 octobre 2021 à Ouagadougou, une visite à l’Agence d’information du Burkina (AIB). Il a encouragé le personnel et a exhorté les responsables des Editions Sidwaya et de l’AIB à mener des réflexions sur le nouveau statut de l’Agence d’ici la fin de l’année 2021.

C’est à 8 heures, le mercredi 20 octobre 2021, que le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Ousséni Tamboura a été accueilli dans les locaux de l’Agence d’information du Burkina (AIB). Le ministre Tamboura a été accompagné par ses proches collaborateurs dont son Directeur de cabinet, Jean Noël Bonkoungou et le Secrétaire général du ministère, Rabankhi Abou-Bâkr Zida.

Après avoir visité les locaux du média, en compagnie du directeur de l’AIB, Alban Kini, l’hôte de marque a rejoint la salle de rédaction pour des échanges à bâtons rompus avec les agents. C’était en présence des premiers responsables des Editions Sidwaya et de l’Agence. A cet effet, M. Kini, s’est appesanti sur les missions, le fonctionnement et les perspectives de son organe. Le premier responsable de l’AIB a indiqué que son service compte une quinzaine d’agents dont six journalistes et trois techniciens.

A l’en croire, la visite du porte-parole du gouvernement réconforte son personnel, car selon lui, cela démontre que les autorités accordent un intérêt au travail de l’AIB. Alban Kini a expliqué que l’Agence regroupe une quarantaine de correspondants répartis dans les 45 provinces, les 13 régions et certaines communes du Burkina. Il a précisé que cette représentation nationale constitue un atout pour son service, en matière d’information des populations.

Le patron de l’AIB a aussi fait cas d’un partenariat de sa structure avec la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) qui a vu le jour en 2015, regroupant une trentaine d’agences de presse et dont le siège est à Rabat au Maroc. M. Kini a, en outre, déploré la perte du statut de grossiste de l’information de l’AIB depuis son arrimage aux Editions Sidwaya. Le patron de l’agence a également regretté l’inexistence de contrats formels avec les correspondants.

Il a cependant soutenu que les choses avancent bien à ce niveau, car un contrat a été élaboré et validé par la direction générale du quotidien public Sidwaya. Alban Kini a par ailleurs confié que l’AIB semble être reléguée au second plan car elle n’a pas la primeur de l’information. « Nous avons la conviction qu’avec les nouvelles autorités, ce qui est en train de se mettre en place sera en notre faveur. Nous comptons sur votre engagement pour que l’AIB redevienne le grossiste de l’information », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le Directeur général (DG) des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna a expliqué que l’AIB a enregistré ces derniers temps des avancées notables dans l’évolution de son nouveau statut de décrochage. Il a souhaité que cette dynamique engagée par le ministère de la Communication puisse se poursuivre pour l’atteinte des résultats recherchés. En effet « des choses prévues depuis 2018 ne sont pas allées au bout parce qu’il y a eu la régulation », a-t-il mentionné.

De l’avis de M. Tiégna, pour gagner la bataille de l’information, l’Etat doit décrocher l’AIB de Sidwaya, pour ne pas être à la merci des activistes et des non professionnels. Mahamadi Tiégna a rappelé que le nouveau statut de l’AIB est en bonne voie, même s’il reste beaucoup de choses à finaliser. « La visite du ministre au-delà de l’AIB, nous ragaillardit, car cela montre que nos initiatives sont suivies et encouragées par les responsables du ministère de la Communication », a-t-il dit.

Le ministre de la Communication, Ousséni Tamboura a dit être venu pour visiter l’AIB et encourager son personnel pour le travail abattu. « C’est au fil du temps passé dans le département que la réalité de l’AIB m’est remontée comme une entité qui mérite d’être écoutée, visitée et encouragée », a-t-il laissé entendre. Selon le porte-parole du gouvernement, un maillon essentiel manque dans la production de l’information juste sur le Burkina Faso et l’AIB doit être réhabilitée pour jouer ce rôle. M. Tamboura a ajouté que la démarche de l’Etat consiste à avoir une certaine souveraineté informationnelle au Burkina.

« Si aujourd’hui nous nous plaignons tous de l’image du pays, nous nous plaignons que nous n’avons pas l’information en temps voulu, c’est parce qu’on ne l’a pas organisé », a-t-il ajouté. Le ministre de la Communication a exhorté les responsables des Editions Sidwaya à mener des réflexions sur le nouveau statut de l’AIB d’ici à la fin de l’année 2021.

Nida OUEDRAOGO

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