Gratuité des soins de santé de l’enfant et de la mère : Le SPONG évalue la politique gouvernementale

Selon le secrétaire général du conseil d’administration du SPONG, Dr Philipe Somé (au centre) : « Cet atelier était une occasion de présenter une note de plaidoyer pour l’amélioration de la mise en œuvre de la mesure de gratuité ».

Le Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG), à travers son Groupe thématique protection sociale (GTPS) avec l’appui des partenaires, a organisé un atelier de partage d’expériences avec des parlementaires et des Organisations de la société civile (OSC), le jeudi 14 octobre 2021, à Ouagadougou.

Le Groupe thémati- que protection sociale (GTPS) du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG) entend susciter, une synergie autour de ses actions de plaidoyer en vue de l’amélioration de la mise en œuvre de la mesure de gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. Il a tenu, le jeudi 14 octobre 2021, à Ouagadougou, un atelier de partage d’expériences avec des parlementaires et des acteurs des Organisations de la société civile (OSC).

Selon le secrétaire général du conseil d’administration du SPONG, Dr Philipe Somé, cet atelier a été l’occasion de présenter les résultats du contrôle citoyen. Cet exercice a permis d’identifier un certain nombre de dysfonctionnements dans la mise en œuvre de la gratuité de soins des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes réalisées « dans six districts sanitaires » du Burkina Faso, mais aussi présenter « une note de plaidoyer » pour améliorer son exécution.

Pour lui, il s’est agi au cours de cet atelier « de recueillir des engagements fermes » et d’échanger avec les parlementaires pour une mise en place pérenne de cette mesure au profit des populations. « Le thème que nous traitons nous concerne beaucoup plus. Nous pensons qu’en parlant d’engagements, nous ne pouvons pas devancer l’iguane dans l’eau », a affirmé le député Albert Kaboré. Il a rassuré, par ailleurs, que les engagements recueillis au cours de cet atelier vont être discutés « au niveau de notre commission à l’Assemblée nationale d’autant plus que la commission que nous représentons travaille surtout dans le domaine de la santé ».

Selon l’Enquête démographique de santé (EDS) de 2015, le taux de mortalité maternelle était de 330 sur 100 000 naissances vivantes et la mortalité infantile, 81,6 sur 1 000 naissances vivantes. Pour le SPONG, ces données démontrent bien l’impact des difficultés d’accès aux soins pour ce groupe cible. Tout en félicitant le gouvernement pour la mise en œuvre de cette mesure de gratuité, le SPONG fait un plaidoyer pour sa pérennisation.

Harouna NACRO (Stagiaire)

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