An 7 de l’insurrection populaire : le gouvernement prévoit une fête « sobre »

L’hebdomadaire conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 27 octobre 2021, au palais présidentiel de Kosyam sous le magistère du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. La commémoration du VIIe anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et l’adoption de l’avant-projet portant modification du code électoral étaient, entre autres sujets sur la table de l’exécutif burkinabè.

Le Burkina Faso va célébrer le VIIe anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 dans la sobriété au regard du contexte national difficile. L’annonce a été faite en conseil des ministres tenu hier, mercredi 27 octobre 2021, à Kosyam sous l’égide du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Le ministre de l’Administra-tion territoriale et de la Décentralisation, Clément Sawadogo, porteur du dossier a indiqué que cette com-mémoration prend en compte la célébration de la résistance au coup d’Etat de septembre 2015. « Il n’y aura pas d’activités de réjouissance.

C’est une cérémonie sobre qui traduit l’intérêt que le gouvernement entend porter à la mémoire de ceux qui ont donné leurs vies pour que ce pays soit remis sur les rails », a-t-il précisé. De ce fait, M. Sawadogo a annoncé une série d’activités dont le point d’orgue est la grande cérémo-nie au monument des Héros nationaux le dimanche 31 octobre. Les populations sont conviées autour du président du Faso à 10 heures 00 au lieu indiqué ou peuvent observer à domicile une minute de silence sur l’ensemble du territoire national après le retentissement de la sirène de la mairie de Ouagadougou. Cette minute de recueillement sera suivie du dépôt de gerbe de fleurs du chef de l’Etat, a soutenu le ministre d’Etat. Clément Sawadogo a, en outre, relevé que des bénédictions pour le Burkina et des prières pour le repos des âmes des martyrs seront aussi organisées dans les 13 régions du pays. « Une prière spéciale est prévue le vendredi 29 octobre à la mosquée du Cheik Doukouré au quartier Hamdalaye de Ouagadougou et le dimanche 31 octobre à 9 heures à la grande cathédrale de Ouagadougou et à l’église baptiste située au côté Est de l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou », a expliqué le ministre.

Un avant-projet du code électoral adopté

Au cours de ce conseil du gouvernement, le ministre en charge des collectivités territoriales a confié que l’exécutif burkinabè a adopté l’avant-projet de loi portant modification du code électoral. Il s’agit, a-t-il précisé, de concrétiser les points de consensus de la classe politique pris pendant le dialogue politique.

A son avis, pour les élections municipales du 22 mai 2022, le suffrage universel direct pour le vote des maires et des présidents des conseils régionaux sera différé et mis en œuvre dans les élections qui suivront dans six ans. Pour les communes affectées par l’insécurité, la Com-mission électorale nationale indépendante devra faire un état des lieux afin que le Conseil d’Etat statue sur une éventuelle impossibilité de la tenue des élections. « Après le délibéré du Conseil d’Etat, la liste sera portée à la connaissance de l’ensemble des acteurs politiques au plus tard 90 jours avant le jour du scrutin», a laissé entendre M. Sawadogo. Dans les communes où une partie des électeurs ne pourra pas voter, a-t-il détaillé, si plus de 50% des électeurs ont pu voter, les élections seront alors valides. Dans le cas échéant, les communes où les élections ne seront pas valides, seront placées sous délégation spéciale. Le ministre a, par ailleurs, signalé que les personnes déplacées internes voteront si elles le souhaitent dans leurs zones d’accueil. Autres innovations prises en compte dans le nouveau texte, il s’agit de dispositions prises pour éviter le nomadisme politique et la campagne électorale dégui-sée. A ce propos, foi du ministre, 90 jours avant les élections, les couvertures médiatiques d’activités de campagne déguisée seront interdites. A ce sujet, le ministre a souligné qu’une définition claire de la campagne déguisée a été consignée dans le projet qui sera soumis à l’Assemblée nationale.

Quitus pour la construction d’un CHU à Gaoua

Outre ces deux sujets, le ministre de la Com-munication et des Relations avec le parlement, porte parole du gouvernement, Ousséni Tamboura, a notifié que le conseil a adopté un décret portant règlementation des sociétés privées de sécurité au Burkina Faso. « Il s’agit de rendre plus professionnel ce secteur. Les innovations sont, entre autres, d’assurer désormais un minimum de formation aux vigiles », a-t-il expliqué. Le gouvernement, selon son porte-parole a, en outre, autorisé la conclusion d’un marché en mode Partenariat public-privé (PPP) pour la construction d’un Centre hospitalier régional universi-taire à Gaoua d’une capacité de 306 lits. « Un accord a été fait sur la base d’un contrat crédit-acheteur avec la Société Générale pour un délai de mise en œuvre du projet de 36 mois », a-t-il informé. Le conseil a, par ailleurs, adopté un décret portant nomenclature budgétaire des collectivités territoriales du Burkina Faso et le service d’aide médical d’urgence (SAMU) en vue d’améliorer la prise en charge des urgences médicales et un décret portant rémunération des membres de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH).

La rencontre gouverne-mentale a également statué sur la commémoration du 61e anniversaire de la création des Forces armées nationales du Burkina prévue pour le 1er novembre prochain sous le thème : « 61 ans au service de la défense de la patrie, tous ensemble pour un hommage aux forces de défense et de sécurité et pour un engagement décisif pour vaincre le terrorisme ». Le conseil a également agréé une demande de nomination d’un ambassadeur extra-ordinaire et plénipotentiaire de la République Hellénique (Grèce) auprès du Burkina Faso avec pour résidence à Dakar au Sénégal, a conclu le ministre Tamboura.

Abdoulaye BALBONE

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