Réconciliation nationale : Le Tchad à l’école burkinabè

Le vice-président du Comité d’organisation du Dialogue national inclusif du Tchad, Saleh Kebzabo(milieu) et sa délégation ont échangé avec le ministre en charge de la Réconciliation nationale, Zéphirin Diabré sur le processus en cours au Burkina Faso.

Une délégation du Comité d’organisation du dialogue national inclusif du Tchad, conduite par son vice-président, Saleh Kebzabo a été reçue en audience par le ministre d’Etat, ministre chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale, Zéphirin Diabré.

Le processus de Réconciliation nationale engagé par le Burkina Faso intéresse la république du Tchad. C’est ce qu’a laissé entendre le vice- président du comité d’organisation du dialogue national inclusif tchadien, Saleh Kebzabo, à l’issue d’une audience avec le ministre en charge de la Réconciliation nationale, Zéphirin Diabré, le jeudi 28 octobre 2021, à Ouagadougou. M. Kebzabo a fait savoir qu’après la disparition brutale du président Idriss Deby Itno, le Tchad est à la « croisée des chemins », ce qui nécessite une réconciliation nationale.

Et comme le Burkina Faso s’est engagé dans une dynamique de réconciliation, a-t-il relevé, le comité d’organisation du dialogue a jugé nécessaire de venir s’enquérir de son expérience. « Il était normal que nous venions écouter nos frères burkinabè dans le cadre de notre dialogue inclusif », a laissé entendre l’émissaire tchadien, à sa sortie d’audience. Il a soutenu que ce dialogue national inclusif est une occasion « historique » pour le peuple tchadien de pouvoir s’exprimer afin de jeter les bases d’une véritable réconciliation, nécessaire pour le développement du pays.

Il s’est dit satisfait d’avoir échangé avec le ministre d’Etat Diabré sur le processus engagé au Burkina et qui doit aboutir à un forum national en janvier 2022. « Nous avons écouté avec beaucoup d’intérêt son exposé. Nous n’avons pas les mêmes démarches. L’essentiel, c’est d’aller à une véritable réconciliation », a-t-il souligné. Saisissant l’occasion de sa présence dans la capitale burkinabè, la délégation, aux dires de Saleh Kebzabo, a profité rencontrer les tchadiens vivant au Burkina afin de leur expliquer tous les enjeux du dialogue national inclusif. « Tous les tchadiens sont appelés à apporter leur contribution au processus », a-t-il soutenu.

Soumaïla BONKOUNGOU

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