Forum national de l’intégration : Renforcer les bases d’une cohabitation harmonieuse

Les participants ont été invités à s’approprier les valeurs de l’intégration africaine.

Le Forum national de l’intégration s’est ouvert, vendredi 5 novembre 2021, à Ziniaré, sous le thème : « Intégration des peuples : facteur de cohésion sociale ».

Les communautés présentes au Burkina Faso veulent être des acteurs de la cohésion sociale. Vivant en parfaite harmonie avec leurs frères et sœurs burkinabè, elles ont exprimé leur souhait de promouvoir le vivre-ensemble. C’était à l’occasion du forum national de l’intégration, tenu à Ziniaré, le vendredi 5 novembre 2021.

« Le Burkina Faso, c’est l’Afrique en miniature (…). Nous devons y vivre ensemble dans la paix et l’harmonie (…). Nous rêvons tous de ce Burkina ‘’Ya noogo ’’ ou Burkina ‘’Kadi’’ et nous sommes convaincus que son retour est très proche », a indiqué le secrétaire général de la Coordination des communautés vivant au Burkina, Faustin Toumey. Pour ce faire, la ministre déléguée chargée de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Clarisse Mérindole/Ouoba, a dit attendre de chacun qu’il joue son rôle dans la réussite du processus d’intégration.

Pour elle, ce forum permet de magnifier la solidarité, la fraternité et l’amitié autour des préoccupations communes. Certaines d’entre elles, a estimé Mme Ouoba, concernent la contribution de l’intégration africaine dans le processus de réconciliation nationale et la crise sécuritaire. La ministre déléguée a indiqué que le pays a toujours fait partie des meilleurs élèves dans la sous-région en matière d’intégration et de cohésion sociale. La menace terroriste met à rude épreuve le vivre-ensemble, s’est-elle inquiétée.

Faire barrage au repli identitaire

La ministre déléguée Clarisse Mérindole/Ouoba : « La cohésion sociale ne concerne pas seulement les Burkinabè entre eux, mais elle implique toutes les communautés étrangères qui vivent au Burkina Faso ».

C’est pourquoi, elle a interpelé sur l’impérieuse nécessité de préserver la cohésion entre les différentes communautés vivant au Burkina et les populations locales. « Il y a nécessité de travailler encore plus à la cohésion au Burkina. Aujourd’hui, elle ne concerne pas seulement les Burkinabè entre eux, mais elle implique toutes les communautés étrangères qui vivent au Burkina Faso », a-t-elle souligné. Dans un cours magistral d’histoire, le parrain Me Frédéric Titenga Pacéré, a rappelé les vertus de l’intégration des peuples africains et la nécessité de la promouvoir.

Pour lui, le Burkina est le creuset d’une mosaïque de peuples venus d’horizons divers. Il constitue le symbole d’une intégration réussie à travers une parfaite harmonie en matière de cohésion sociale et de vivre-ensemble, foi du parrain. « Le voisin d’un homme, c’est son plus grand médicament. Parce que si sa maison prend feu, c’est le voisin qui sera la première personne à le secourir. Cela signifie qu’il faut toujours chercher à s’entendre avec l’autre, sinon même à s’intégrer et que cela soit réciproque pour être plus fort… L’intégration, c’est l’essence de l’Africain, la tolérance dans tous les domaines », a dit Me Pacéré. Au moment où les replis identitaires se manifestent de plus en plus, l’intégration constitue, aux dires de Me Titenga Pacéré, un moyen efficace pour bâtir une véritable zone de convergence d’idées.

Djakaridia SIRIBIE

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