Inclusion financière : Favoriser un meilleur accès aux produits et services financiers

Le représentant du ministre en charge de l’économie, Séglaro Abel Somé, a salué l’accompagnement des PTF pour une meilleure inclusion financière au Burkina Faso.

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement organise la deuxième session du Cadre national de concertations des acteurs de l’inclusion financière, les 18 et 19 novembre 2021, à Ouagadougou.

Le Secrétariat permanent pour la promotion de l’inclusion financière, réunit les Organisations non gouvernementales (ONG), les Organisations de la société civile (OSC), les banques, les représentants des missions diplomatiques et des organisations internationales et interafricaines, etc.), les 18 et 19 novembre 2021, à Ouagadougou. Sous la houlette du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), il se tient en effet, la session 2021 du Cadre national de concertation des acteurs de l’inclusion financière (CNC-AIF). Le thème central de la rencontre est : « Inclusion financière et défis sécuritaires au Burkina Faso : quelles innovations pour un meilleur accès des populations aux produits et services financiers ? ».

Durant deux jours, les participants devraient réfléchir à l’impact de l’insécurité sur les fournisseurs de services financiers et les populations et les moyens d’adaptation pour les « défenseurs » de l’écosystème financier du Burkina Faso. Selon le Secrétaire permanent pour la promotion de l’inclusion financière (SP-PIF), Lin Hien, cette session de concertation revêt un double enjeu. Il s’agit, a-t-il expliqué, de l’insécurité qui pèse sur l’offre des services financiers et sur la demande. Dans la même dynamique, a-t-il déploré, près de six millions de jeunes et d’adultes représentant près de 25% de la population burkinabè n’ont pas accès ou encore ont perdu l’accès aux services et produits financiers.

Mais, il s’est réjoui du fait que le taux d’inclusion financière au Burkina Faso, au regard des données de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), se situe à 75%. « Ce cadre national de concertation devrait nous apporter des solutions par rapport aux défis à relever en raison de l’insécurité. Déjà, au niveau du gouvernement, un travail est fait par le ministère en charge de l’action sociale pour stabiliser d’abord les zones d’insécurité. Nous avons fait une œuvre d’éducation financière pour redonner confiance aux populations afin qu’elles reprennent leurs activités génératrices de revenus », a indiqué Lin Hien.

Le SP-PIF prêt à accompagner les acteurs

Il a rassuré de l’accompagnement du SP-PIF à l’endroit des acteurs qui sont, notamment dans les localités en proie à l’insécurité pour une bonne inclusion financière. Pour le

Le SP-PIF, Lin Hien : « L’insécurité pèse sur l’offre et la demande des services et produits financiers ».

représentant du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Dr Séglaro Abel Somé, l’insécurité conjuguée au grand banditisme joue négativement sur le secteur financier. Il en veut pour preuve, l’inaccessibilité des services sociaux de base aux Personnes déplacées internes (PDI) et la perte de leurs actifs et biens productifs. « Du côté de l’offre, les fournisseurs de services financiers ne parviennent plus à offrir des produits et services financiers dans les zones en proie à l’insécurité.

Concernant la demande, la faiblesse des revenus des populations victimes d’insécurité, surtout en milieu rural, limite leur consommation en produits et services financiers », a-t-il déclaré. Aux dires de Dr Séglaro Abel Somé, ce constat « amer » traduit un recul en matière d’accès et d’utilisation des services et produits financiers par les acteurs ruraux, les jeunes, les femmes, les Petites et moyennes entreprises (PME), etc.

Il se pose, alors, la problématique du maintien des populations dans l’inclusion financière qui ont abandonné leurs zones de résidence et leurs activités et se sont éloignées des institutions financières, a-t-il fait rémarquer. C’est pourquoi, a laissé entendre Dr Somé, les intervenants du secteur financier mènent la réflexion pour des lendemains meilleurs autour de la thématique centrale. « Je me réjouis du choix du thème car il donnera l’occasion aux acteurs que vous êtes, d’échanger sur vos préoccupations et de créer une synergie d’actions en vue de renforcer la résilience du secteur de l’inclusion financière », a-t-il lancé aux participants. Il a salué le soutien des Partenaires techniques et financiers (PTF) aux actions de promotion d’inclusion financière.

Boukary BONKOUNGOU

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