VIe édition de la FIKOM : « Environ 200 exposants sont attendus », selon le président du comité d’organisation, Jean Victor Ouédraogo

Le président du comité d’organisation de la FIKOM, Jean Victor Ouédraogo : « Je remercie tous ceux qui s’investissent pour le succès de la VIe FIKOM ».

Du 23 au 27 novembre 2021 se tient dans la commune de Komsilga, la VIe édition de la Foire internationale agro-sylvo-pastorale de Komsilga (FIKOM). Dans cet entretien, le président du comité d’organisation, Jean Victor Ouédraogo, nous fait le point des préparations, des innovations et surtout du dispositif pour sécuriser tous les participants.

Sidwaya (S) : La VIe édition de la Foire internationale agro-sylvo-pastorale de Komsilga (FIKOM) se tient du 23 au 27 novembre 2021. A quelques jours de l’ouverture, où en êtes-vous avec les préparatifs ?

Jean Victor Ouédraogo (J.V.O.) : Je vous remercie pour l’intérêt que vous accordez à la FIKOM qui a été intégrée dans l’agenda des populations et du conseil municipal de Komsilga, des producteurs au niveau national et sous régional. A quelques jours de la VIe édition de la FIKOM, en ma qualité de président du comité d’organisation, je peux affirmer que les préparatifs vont bon train.

Les correspondances administratives ont été ventilées, les producteurs ont majoritairement confirmé leur participation, les populations jeunes et femmes de Komsilga ont déblayé l’aire de la foire, les stands sont en train d’être installés, les questions d’électrification sont résolues, etc. Par la grâce divine, les bénédictions et prières de nos anciens, nous nous acheminons vers la tenue effective et le succès de cet événement important pour notre commune, notre province, notre région, notre pays.

S : Combien d’exposants sont attendus à cette grande manifestation ?

J.V.O.: La foire concerne le monde paysan dans la diversité de ses productions. Nous avons bien séparé les types de stands selon les productions animales, halieutiques, maraîchères, fruitières, céréalières, etc. Ce qui nous donne environ 200 exposants officiels attendus. Evidemment en de pareilles circonstances, il y a aussi des exposants hors de l’aire officielle et des ambulants que nous ne pouvons comptabiliser.

S : Pour cette édition, quelles sont les grandes innovations ?

J.V.O : La FIKOM se veut une initiative qui s’inscrit dans la durée. Pour cela, nous accordons une grande importance aux innovations. Nous avons d’abord accru le nombre de lauréats de la nuit de récompenses des acteurs du monde rural qui passe de quinze à vingt. Ensuite, nous avons étendu ces récompenses aux producteurs de notre diaspora et aux hommes de médias. Puis, nous avons intégré des prix spéciaux qui, cette année, permettront d’attribuer des parcelles à usage d’habitation aux meilleurs producteurs et exposants. Les réflexions se poursuivent pour innover davantage lors des éditions à venir.

S : Au Burkina Faso, on compte beaucoup de foires du genre. Quelle est la particularité de celle de Komsilga ?

J.V.O : C’est juste. Il faut remonter à l’idée de départ. C’était une initiative paysanne comme un marché d’achats de produits entre agriculteurs et consommateurs-commerçants. L’Association pour le développement du monde rural (ADMR) l’a amplifié. De mémoire de Burkinabè, c’est une première qu’une nuit des acteurs du monde rural soit organisée avec des remises de trophées, des prix en nature et en espèces et retransmise en direct sur la Télévision nationale du Burkina (TNB).

Au-delà des expositions-ventes, l’ADMR met un accent particulier pour que la FIKOM soit un cadre d’échanges, d’expériences entre producteurs tant de la même filière qu’entre les différentes filières, les filières étant transversales. Nous pensons que ces faits à mettre à l’actif de l’ADMR donnent un caractère particulier à la FIKOM.

S : Le Burkina est confronté à une crise sécuritaire difficile. Quelles sont les dispositions prises pour sécuriser tous ceux qui effectueront le déplacement de Komsilga ?

J.V.O : Vous me donnez l’occasion pour, au nom du comité d’organisation de la FIKOM, encore souhaiter prompt rétablissement aux blessés et présenter nos condoléances au peuple burkinabè en général et aux familles des victimes en particulier de cette barbarie incompréhensible et inacceptable. La première des mesures prises pour sécuriser la FIKOM, regroupe l’ensemble des prières adressées à Dieu, les bénédictions sollicitées auprès des garants de nos traditions et des anciens.

Ensuite, il y a l’organisation des jeunes volontaires de la commune de Komsilga qui s’est engagée à assurer de son ressort, la sécurité des expositions, des exposants et de toute autre personne sur les lieux. Egalement, nous avons contacté une structure locale de sécurité endogène pour des dispositions particulières. Enfin, la police et la gendarmerie de Komsilga viendront en appui au dispositif sécuritaire. Nous pouvons être confiants tout en restant sur le qui-vive.

Interview réalisée par Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

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