Un prédateur sexuel acquitté pour prescription de l’action judiciaire

Un prédateur sexuel acquitté pour prescription de l’action judiciaire

Polygame âgé d’une trentaine d’années et manœuvre occasionnel, B.S. était cité ce 18 novembre 2021 devant les juges de la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso à l’occasion des assises criminelles de Banfora. En effet, B.S est poursuivi par le procureur général des faits de viol. Le mis en cause, bénéficiant d’une liberté provisoire, n’a pas comparu à cette audience. C’est dans la nuit du 16 au 17 octobre 2006 que B.S. s’est introduit dans la chambre de sa victime à l’absence de son mari pour l’obliger à avoir des rapports sexuels. Selon les rapports de l’enquête préliminaire, les faits se sont déroulés en présence des cinq enfants de la victime. Pour justifier son acte, B.S. a laissé entendre aux juges d’instruction que c’était pour assouvir une « forte envie sexuelle ». Si les faits de viol sont constitués, l’action, selon les dispositions du nouveau code pénal, est prescrite, a fait savoir le procureur général. Par conséquent, B.S, jugé par contumace a été acquitté conformément aux dispositions du code pénal de 2018 qui prescrit l’action judiciaire dont les faits se sont déroulés en octobre 2006.

Sa maman l’encourage à avorter et elle en meurt

K.G. née en 1952, de nationalité étrangère, comparaissait ce 19 novembre 2021 à la barre de la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo à l’occasion des assises criminelles à Banfora pour des faits d’avortement sur une élève de la classe de 4e. Les faits se sont passés en 2010 dans la cité du Paysan noir, lorsque la génitrice de la jeune fille rentre en contact avec K.G. pour interrompre la grossesse de son enfant moyennant la somme de 15 000 F CFA. Pour celle qui a donné la vie à l’élève de 4e, cette grossesse était « une honte » pour la famille. Pour passer à l’acte, K.G. fait ingurgiter une mixture à la fille et lui administre un autre produit dans les parties intimes afin de mettre fin à la vie de l’embryon qui sommeillait en elle. Le traitement administré, la jeune fille rendra l’âme deux jours après. A l’instruction, les deux mis en cause ont tous reconnu leurs rôles. K.G. absent à l’audience du 19 novembre, a confié aux enquêteurs qu’il pratique l’avortement depuis 2000 dans la cité du Paysan noir. Et jusque-là, aucune de ses clientes, sept au total, n’avaient succombé. Comparue en qualité de témoin, la maman instigatrice de l’interruption de la grossesse, dit ne souvenir de rien. Exacerbé par l’attitude de la maman, le procureur général près la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso a regretté la prescription de l’action qui ne lui permet pas de lui infliger une peine à la hauteur de son acte. Les faits qui se sont déroulés, il y a plus de dix ans, la Cour a déclaré l’action éteinte. Par conséquent K.G. et sa complice ont échappé à une condamnation.

Un boucher égorge deux chèvres et écope 3 mois de prison ferme

.G. répondait devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso de faits de vol de chèvres, le lundi 22 novembre 2021. Il lui est reproché d’avoir volé et égorgé, le 3 novembre 2021 à Toussiana, deux chèvres appartenant à O.C. Le prévenu à la barre, a aussitôt reconnu les faits qui lui sont reprochés. Boucher de métier, il a dit avoir commis son acte alors qu’il se rendait au marché pour s’approvisionner en animaux. C’est alors qu’il a aperçu les animaux, en a soustrait et égorgé deux qu’il a soigneusement mis au fond d’un sac. Pour le ministère public, les faits de vol sont caractérisés. Il a alors requis contre le prévenu une peine d’emprisonnement ferme de 12 mois et une amende de 500 000 FCFA avec sursis. Une requête suivie par le tribunal qui a condamné I.G à 12 mois de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA assortie de sursis.

Il vole un portable aux feux tricolores

S.O., 22 ans et sans emploi, domicilié à Bobo-Dioulasso, était face aux juges de la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, le lundi 22 novembre 2021 pour vol de téléphone portable. Les faits, comme l’a exposé le tribunal, se sont produits le 6 novembre 2021 dans la ville de Bobo-Dioulasso. S.O qui jouait au nettoyeur de vitres de véhicules aux feux tricolores au carrefour d’une artère de la ville, a alors soustrait frauduleusement le téléphone portable de S.K. Il sera retrouvé et déféré par la suite à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB), même s’il avait déjà vendu son butin. Devant les juges, il a avoué avoir soutiré et vendu le portable dans le but, a-t-il expliqué, d’avoir des sous pour se rendre sur les sites d’orpaillage. Le procureur a requis de retenir le prévenu dans les liens de la prévention, de le condamner à 12 mois de prison ferme et à une amende de 500 000 FCFA avec sursis. Le procureur sera suivi par les juges sur la peine d’emprisonnement en accordant un bail de 12 mois de prison ferme au prévenu. Pour la peine pécuniaire, le tribunal, en lieu et place d’un sursis, contrairement à la réquisition du ministère public, a condamné le prévenu à 500 000 FCFA d’amende ferme.

3 ans de prison pour vol d’une moto et d’une arme à feu

K.K. âgé de 29 ans répondait aux faits de vol d’un poste téléviseur, d’une motocyclette et d’une arme à feu devant les juge de la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo, ce mardi 30 novembre 2021. Des faits que le prévenu a rejetés en bloc à la barre. Pour sa défense, il avance avoir été sollicité par un vieillard malade pour lui trouver un remède. C’est alors qu’il s’est proposé de l’amener voir, a-t-il dit, un guérisseur qui était d’une autre localité. Pour le déplacement, c’est la motocyclette du malade qui a servi de monture pour rallier le village du soignant. En cours de route, parce que souffrant, le malade, selon le récit de K.K. lui a demandé de poursuivre seul la route pour lui trouver les produits. Une volonté qu’il a respectée. Une fois dans le village du guérisseur, le prévenu fut surpris d’être interpelé par des chasseurs qui lui reprochaient d’avoir volé la motocyclette qu’il tenterait de vendre. Pour les faits de vol de l’arme à feu, l’accusé a soutenu à la barre, qu’elle lui avait été remise pour la chasse, mais, il l’a dépiécée pour vendre sur instruction du propriétaire. Pour le vol du poste téléviseur, K.K. a indiqué que c’est le malade qui le lui avait donné afin de vendre pour se procurer du carburant pour le déplacement chez le guérisseur. Des propos confirmés par l’enquête préliminaire qui ont prouvé que c’est en présence de l’épouse du malade que le téléviseur lui a été remis. Par contre, les arguments avancés pour se disculper du vol de la motocyclette et de l’arme à feu n’ont pas convaincu le tribunal. Maintenu dans les lieux de détention pour le vol de la motocyclette et de l’arme à feu, K.K. a été condamné par la Cour à une peine de 36 mois de prison ferme et une amende de 3 000 000 F CFA. En réparation de dommages à la victime qui s’est constituée en parie civile, le prévenu a été condamné à lui payer la somme de 48 000 F CFA.

Il bat son propre fils et se retrouve en prison

A.O., un tailleur de profession et père de 5 enfants, est poursuivi devant les juges de la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, ce mardi 23 novembre 2021, d’avoir battu et privé de nourriture à plusieurs reprises à l’un de ses enfants. Les avertissements des services de l’action sociale, n’ont pas dissuadé sieur A.O. qui n’a cessé d’infliger un tel traitement à son bambin dont la mère ne vit plus avec lui. Exacerbé par ce comportement, le grand frère du prévenu a décidé de porter plainte contre lui. A la barre, l’accusé explique avoir agi sous l’effet de la colère, parce que, dit-il, son fils « avait des comportements déviants ». Les faits de maltraitance constitués, le tribunal a condamné A.O. à une peine ferme de prison de 3 ans et à une amende avec sursis de 600 000 F CFA. Avant d’être dans sa cellule de détention, le tribunal a invité le désormais prisonnier à bien prendre soin de son enfant après son séjour de 3 ans à la maison de correction.

Faits rassemblés par

Mamadou YERE Adaman DRABO

Alpha Sékou BARRY alphasekoubarry@gmail.com

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