Des commerçants exportent illégalement des céréales

Le 7 juillet dernier, Kantigui a reçu un communiqué du ministère de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat rappelant l’interdiction de la sortie des céréales que sont le mil, le maïs, le niébé, le sorgho hors du territoire national sans autorisation. Constatant quelques dysfonctionnements dans l’utilisation des Autorisations spéciales d’exportation (ASE) des céréales, leur délivrance a été suspendue par les autorités depuis le 1er janvier 2021.

Malheureusement, des commerçants à Léo, dans la province de la Sissili, foulent au pied cette mesure. Selon la source de Kantigui, des personnes venues d’un pays voisin s’approvisionnent pendant les jours de marché en céréales et en grande quantité avec la complicité des commerçants de la localité. Selon l’informateur de Kantigui, le prix du sac de 100 kg de maïs est actuellement à 20 000 F CFA alors que les années antérieures à la même période, il coûtait 13 000 F CFA.

Kantigui appelle les autorités burkinabè à prendre des mesures idoines en agissant avec fermeté afin que le Burkina Faso, qui enregistre de mauvaises récoltes là ou il y a récolte, ne soit pas confronté à l’une de ses plus graves crises alimentaires d’ici quelques mois.


Nouna : des terroristes obligent des femmes à se voiler

Kantigui a appris de sources locales que Bagala, localité située à 15 km de la ville de Nouna, a reçu la visite, le lundi 6 décembre 2021, d’individus armés non identifiés au nombre de six. Après avoir fait des tirs en l’air, ils se sont dirigés dans l’enceinte de l’école. Pris de panique, les habitants ont assisté, médusés, à la débandade des élèves et des enseignants de l’école. Un instituteur n’ayant pas pu s’échapper s’est vu contraint de les suivre aux environs de 11h. Celui-ci a été libéré plus tard dans la soirée par ses ravisseurs. Dans les journées des 5 et 6 décembre 2021, regrette l’interlocuteur de Kantigui, dans les localités de Koro, Seriba, Ouetté, Solimana, Sien, toujours dans la province de la Kossi, les femmes ont été obligées de porter des voiles islamiques, au risque d’être fouettées. De sources concordantes, les terroristes ont procédé à des sensibilisations dans des mosquées à travers des prêches.


BRAKINA : Un ex-agent interpelle la ministre de la Justice

Dans ses pérégrinations, Kantigui a rencontré un ancien camarade d’école, technicien de laboratoire de son état à la Brasserie du Burkina Faso (BRAKINA). Mais grande fut la surprise de Kantigui lorsque celui-ci, tout désemparé, lui confia qu’il a été licencié « abusivement », depuis 2019, pour « mélange de solution, refus d’exécution de tâches, vol et consommation de bière ».

En l’absence du directeur général de la BRAKINA, l’interlocuteur de Kantigui dit avoir été congédié sans autre forme de procès. Il paierait en réalité le prix fort de sa contestation d’un « reclassement injuste » au sein de la boîte. Tenace, l’ex-employé a porté l’affaire devant l’inspection du travail et le tribunal de travail, mais sans suite. Las de ne pas obtenir gain de cause, il a adressé un cri du cœur à la ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, à travers une lettre, dont Kantigui a obtenu copie. Dans la note, il dit attendre une prompte réaction de madame la ministre.


La ligue des consommateurs a-t-elle escroqué Sidwaya ?

Kantigui a déploré l’attitude du président de la Ligue des consommateurs du Burkina le week-end dernier à Koudougou. En effet, ce responsable a contacté le 4 décembre 2021 le journal Sidwaya pour la couverture médiatique d’une formation organisée par sa structure dans la cité du Cavalier rouge.

Dans les échanges, il a expliqué que sa structure a été reconnue d’utilité publique de lutte pour la protection des populations contre la consommation de produits de qualité douteuse. La prestation lui a été accordée à un prix forfaitaire à cause de ce statut. Mais contacté, le lundi 6 décembre 2021, pour le règlement de la facture après la prestation du service, le président de la Ligue fera comprendre que le paiement était prévu le jour de la tenue de l’activité et que passé cette date il serait difficile pour lui de le faire. Néanmoins, selon la source de Kantigui, il a promis de vérifier avec sa comptable. Quelques minutes après voici sa réponse par SMS : « Désolé. Argent reversé ».

A la lecture de ce message, Kantigui s’est posé les questions suivantes : l’argent est reversé auprès de qui ? Peut-on reverser de l’argent décaissé pour une activité seulement 24 heures après, alors qu’on n’a pas honoré les factures du service demandé ? Cela est inquiétant d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’une « association de quartier », mais d’une structure associative d’envergure nationale censée défendre les intérêts des consommateurs. Kantigui trouve une telle attitude regrettable dans la mesure où elle jette un sérieux discrédit sur la Ligue des consommateurs.


Banfora : Un hommage citoyen des élèves à Flavien Nébié

Dans un contexte national où les marches ont tendance à devenir la règle pour se faire entendre, Kantigui a appris une situation des plus louables dans la province de la Comoé (Banfora). Kantigui a été d’autant plus surpris que l’initiative est venue des élèves qui, chaque année, débraient à la moindre occasion qui se présente.

En effet, il est tombé dans l’oreille de Kantigui que pour commémorer le 6 décembre, marquant le décès de l’élève Flavien Nébié, les élèves de la Comoé ont décidé, en lieu et place du débrayage, d’observer une minute de silence en sa mémoire pour réclamer toujours justice. Après cette minute de silence, a-t-on soufflé à Kantigui, ils ont repris les cours.

Cette prise de conscience est à saluer parce que les établissements scolaires de la région des Cascades, notamment ceux de la ville de Banfora ont cette mauvaise réputation d’être régulièrement en grève, avec pour conséquence, un mauvais classement de la région sur le plan national. De source proche de la direction provinciale en charge de l’éducation nationale, « cette nouvelle stratégie » serait l’initiative de l’Association des scolaires de la Comoé.

« Ce sont les élèves de l’ASC qui se sont réunis la semaine dernière et l’ont décidé », a confié la source de Kantigui. Cette source déplore toutefois le fait que des élèves du Collège d’enseignement technique (CET) et du Lycée Lompolo Koné aient débrayé, mais se sont ravisés le lendemain, hier mardi 7 décembre 2021, après avoir appris qu’une minute de silence a été observée.


11-Décembre 2021 : Un citoyen propose une journée de prière

Kantigui a reçu dans ses services à Bobo-Dioulasso un citoyen d’une soixantaine d’années. Très préoccupé par la situation sécuritaire que traverse son pays, le Bobolais, originaire de la région du Nord (Ouahigouya), a voulu que Kantigui soit son porte-parole auprès des premières autorités. Dans ses propositions pour venir à bout de l’insécurité, l’interlocuteur de Kantigui suggère que le 11-Décembre, consacré à la fête nationale de l’indépendance, soit cette année, transformé en journée nationale d’invocation.

« Les Burkinabè peuvent consacrer cette journée à la prière, chacun selon sa religion et dans sa localité. Les musulmans prieront à la mosquée, les catholiques et protestants dans les églises et temples, les chefs coutumiers et les animistes feront leurs sacrifices », a-t-il proposé. Le vis-à-vis de Kantigui recommande même que les autorités demandent aux populations de ne pas faire de bruit (musique et fête) ce jour-là et de se tourner vers Dieu et les ancêtres dans le recueillement.

« Si nous nous unissons et nous les invoquons, ils peuvent tout faire. Ils ont la solution. Cela ne sert à rien d’accuser les autorités ou les Forces de défense et de sécurité (FDS)», a-t-il ajouté. Il a même précisé que cette journée peut être mise à profit pour récolter des fonds au profit des veuves et orphelins, des déplacés internes et des FDS.


Fada N’Gourma : Jalouse, elle saccage la voiture de son époux

Lors d’un bref séjour à Fada N’Gourma, Kantigui a été témoin d’une scène toute aussi rocambolesque que scandaleuse, le lundi 6 décembre 2021. En effet, pendant que Kantigui était attablé dans un « maquis », une jeune dame, folle de rage, a débarqué, sans crier gare, devant une cour commune, située à un jet de pierre du débit de boisson. Sans dire mot à personne, elle s’est mise à vandaliser la voiture de son époux qui était stationnée à l’entrée de ce « célibatérium » dont la plupart des locataires sont des serveuses de bar.

En fait, selon plusieurs personnes, témoins également de la scène, la dame a été informée par une proche que son homme serait à l’intérieur avec une de ces serveuses, considérées à tort ou à raison, comme des professionnelles du sexe. Mais mal lui en pris de réagir ainsi puisqu’elle venait de se rendre compte que c’est plutôt le garagiste de son mari qui avait stationné le véhicule à cet endroit.

« Au moment où la femme déversait sa colère sur la voiture, le garagiste se trouvait dans la maison d’une des filles de bar», a-t-on murmuré à Kantigui. Alerté par le vacarme, le mécanicien automobile est venu constater les dégâts. Le véhicule a été violemment caillassé. Se rendant compte de son erreur, la dame s’est mise à trembler comme une feuille. Le garagiste a informé le propriétaire du véhicule de la situation. Ce dernier ne voulait rien savoir du tout. Il aurait dit au mécanicien qu’il passera au garage, dans l’après-midi, comme convenu, pour récupérer sa voiture. Aux dernières nouvelles, les proches du propriétaire du véhicule ont décidé de régler l’affaire « en famille ».


Redevances TNT : 48 heures de sursis pour les chaines de télé non à jour

Kantigui a eu vent de ce que la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT) envisage de suspendre, sous 48 heures et ce, à compter du mardi 7 décembre 2021, la diffusion des programmes des éditeurs de télévision non à jour du paiement des redevances de diffusion de la Télévision numérique terrestre (TNT). Initialement prévue pour entrer en vigueur le mardi 2 novembre dernier, a noté Kantigui, cette suspension avait été différée par la SBT, qui avait accordé aux éditeurs de services débiteurs, un délai supplémentaire, allant jusqu’au 23 novembre 2021.

Avec ce délai de grâce, a retenu Kantigui, le Diffuseur national espérait voir les éditeurs non à jour du paiement de leurs redevances, de juillet 2020 à octobre 2021, s’exécuter ou prendre des engagements. Toute chose qui allait lui permettre d’honorer, un tant soit peu, ses charges d’exploitation pour lesquelles une contribution des éditeurs bénéficiaires est demandée. Il était attendu des éditeurs non en règle, la signature d’une lettre d’engagement ferme à payer dorénavant les redevances, une proposition d’échéancier pour l’apurement de la dette et le paiement de cinq factures.

Malgré cette main tendue de la SBT, a-t-on soufflé à Kantigui, un seul parmi les neuf éditeurs visés a payé une facture, sans engagement ferme à payer les redevances. Le reste des éditeurs n’a payé que la moitié du montant d’une facture sur les cinq exigées. Le 25 novembre 2021, a appris Kantigui, la SBT est revenue à la charge, adressant à chaque éditeur une lettre de relance, leur accordant jusqu’au 02 décembre 2021 pour « procéder au paiement ou lui faire une meilleure proposition d’échéancier de paiement ».

A la date du 7 décembre 2021, un seul des éditeurs aurait répondu à cette relance pour faire part de son « incapacité » à honorer les paiements attendus, sans prendre d’engagement à payer les factures à venir, ni à apurer son passif. Se rendant à l’évidence que la situation ne changeait pas, la SBT s’est vu dans l’obligation de prendre la décision évoquée plus haut. Kantigui espère que les lignes bougeront incessamment, du côté des éditeurs concernés, pour qu’on n’arrive pas à la coupure de la diffusion de leurs programmes sur la TNT.


Un congrès illégal à l’UNAPES-B

Kantigui a constaté que l’heure n’est pas à la sérénité au sein de l’Union nationale des associations des parents d’élèves du secondaire et du supérieur du Burkina Faso (UNAPES-B). De sources introduites, des soucis de collaboration entre les leaders affecteraient le fonctionnement de la structure, au point de dégénérer. Le 3 décembre 2021, un congrès extraordinaire, à l’issue duquel Korotimi Sanou/Traoré a été portée à la tête de l’organisation, a été organisé, à l’insu….

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Kantigui

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