Programme d’urgence pour le Sahel : plus de 300 milliards F CFA investis en 4 ans

Le Cadre de concertation régionale (CCR) du Sahel a tenu une session qui a porté sur la présentation du rapport consolidé du Programme d’urgence pour le Sahel-Burkina Faso (PUS-BF) sur la période 2017-2021 et sa note d’orientation prévue de 2022 à 2025. Les travaux se sont déroulés le mercredi 8 décembre 2021 à Dori.

Au regard de la montée de l’extrémisme violent dans la région du Sahel en 2017, le Programme d’urgence pour le Sahel au Burkina Faso (PUS-BF) a été initié par le gouvernement burkinabè, en termes de riposte pour garantir la paix, la stabilité et la cohésion sociale. Adopté en Conseil des ministres du 21 juin 2017 et lancé le 3 août de la même année à Tongomayel dans la province du Soum, le PUS-BF a été exécuté à travers trois composantes. Il s’agit des composantes « socioéconomique », « gouvernance administrative et locale » et « sécurité et défense publiques ».

Après quatre années de mise en œuvre, la session du Cadre de concertation régionale (CCR) du Sahel du 8 décembre 2021 a été une tribune pour présenter le rapport consolidé du PUS-BF sur la période 2017-2021 et sa note d’orientation prévue de 2022 à 2025. A en croire le directeur régional de l’économie et de la planification du Sahel, Tayoub Ould Targui, le taux d’exécution physique du PUS-BF de 2017 à 2021 est estimé à 62,4%. En clair, il a précisé que 1 379 actions ont été réalisées sur 2 210 programmées. Sur un budget prévisionnel de 704 milliards 653 millions 392 mille 510 F CFA, a-t-il poursuivi, seulement 331 milliards 245 millions 957 mille F CFA ont été dépensés entrainant du coup un taux d’exécution financière de 47%.

De son avis, le programme a permis de réaliser plusieurs infrastructures sécuritaires, éducatives, sanitaires et sociales. Durant les quatre années d’exécution du programme, des acquis ont été certes engrangés, a-t-il dit, mais des difficultés ont entravé sa bonne mise en œuvre. Selon Tayoub Ould Targui, il s’agit de la dégradation continue de la situation sécuritaire réduisant le champ d’intervention du programme et créant ainsi un déséquilibre dans la réalisation des investissements, des difficultés de fonctionnement des différents cadres de concertation du fait de la modicité des moyens, du retard dans la prise des textes d’allègement des procédures de passation des marchés. En perspectives, le directeur régional de l’économie et de la planification du Sahel a affirmé que dans l’optique de consolider les acquis de la première phase du PUS-BF, une seconde s’exécutera sur la période de 2022 à 2025 pour un budget prévisionnel de plus de 2016 milliards FCFA. Pour sa part, le secrétaire général de la région du Sahel, Inoussa Kaboré, a laissé entendre qu’après quatre ans de mise en œuvre du programme, il était opportun de faire une halte pour évaluer le chemin parcouru et formuler des propositions et des orientations à partir des observations et leçons tirées pour assurer davantage d’efficacité à cette expérience. « Le cadre de concertation qui a l’avantage de réunir tous les acteurs concernés nous a donné l’occasion de discuter sur l’impact réel de ce programme sur le vécu quotidien des populations locales », a-t-il conclu.

Souaibou NOMBRE

snombre29@yahoo.fr

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